Panoramas ambiance

Panoramas : tu étais grand, tu étais beau

C’est désormais une évidence : week-end de Pâques égal Panoramas. Morlaix a accueilli près de 27 500 festivaliers les 25, 26 et 27 mars dernier. Pour cette 19ème édition, l’organisation a vu les choses en grand avec une programmation internationale, riche et variée qui donnait envie de tout voir.
La menuiserie à l'heure de l'apéro. Crédit : Adèle Urvoy / Efflorescence Culturelle
La menuiserie à l’heure de l’apéro. Crédit : Adèle Urvoy / Efflorescence Culturelle

Malgré quelques imprévus de dernières minutes (Léon Vynehall et Giorgia Angiuli qui annulent), près de 37 artistes issus de 8 nationalités différentes se sont produits dans la petite bourgade finistèrienne en l’espace d’un week-end. Faire un festival, c’est faire des choix : nous n’avons malheureusement pas pu tout voir. Il n’empêche qu’on a quand même pu apprécier :

« Les moyens du bord », l’expo du boysband parfois incompris mais toujours suivi : Salut c’est Cool. C’était rigolo de se promener avec des objets sur la tête en regardant de jolies images et en écoutant de nouveaux titres.

L’énergie de Vald. Il était tôt mais jamais trop pour ne pas retourner le public du club sésame. Lorsqu’on est arrivées le concert était bien entamé mais on a pu admirer une assemblée plus que satisfaite et un rappeur bien déterminé à rester dans les mémoires (même si à Pano ça peut s’avérer compliqué). On le connaissait un peu vulgaire, on ne s’imaginait pas à un tel live. Bravo l’artiste.

Le set de N’To. Sa techno minimale teintée de house et trip hop nous a fait voyager loin loin loin loooin. Aznavour aurait aimé. Record de fréquentation au Grand Club qui a su lui dire merci : grosse ovation à la fin du concert.

C’était LE duo à former : Agoria b2b Louisahhh !!!. C’était attendu, c’était une exclu. Pourquoi personne n’y avait pensé plus tôt ?

Un chauve derrière les platines et des centaines de bras levés, sautant au rythme de la techno savoureuse de l’italien Sam Pagini. Il a fait la clôture de la soirée de vendredi et on ne voulait pas aller se coucher.

QG de l’organisation pendant le festival, on est tombées amoureuses du Ty Coz. C’est minuscule et hyper convivial. En plus il y a une cheminée et les plateaux apéro ont l’air délicieux.

Club Cheval live
On a kiffé Club Cheval. Crédit photo : Adèle Urvoy / Efflorescence Culturelle.

L’album était déjà hyper chouette alors voir le live c’est tellement mieux. On a adoré Club Cheval. Mention spéciale à leurs petits micros de télé-assistance, on a beaucoup aimé.

On ne le présente plus, on le retrouve dans beaucoup de festivals depuis l’été dernier mais on préfère le souligner tellement l’invention était une belle idée : le cashless, ça va tellement plus vite ! Et permet d’enlever la CB des objets potentiellement perdus ce week-end là.

Le people, les gens. Revendiqué public comme étant le plus jeune de France par Joran Le Corre, son programmateur, les festivaliers de Panoramas sont, certes, jeunes mais déguisés et contents (même si sur le coup, ils ne savent pas forcément qui ils écoutent).

Panoramas festivaliers
Panoramas, un festival plébiscité par les jeunes, surtout. Photo : Adèle Urvoy / Efflorescence Culturelle

On a moins aimé : l’état des toilettes (boue+alcool+ pipi sur la cuvette + toilettes ne font pas bon ménage), le début du set de Nina Kraviz (mais il paraît qu’on aurait du rester et qu’après c’était super), le manque d’espace pour manger. Où est passée la table géante ??!!!!!

Ceci étant dit, cela n’enlèvera rien à la réussite du week-end mais la palme de la gastronomie ne sera pas attribuée à Panoramas cette année. Les sandwichs n’étaient pas vraiment bons et coupés à l’eau. On reconnaît que l’organisation, même avec beaucoup de volonté, n’aurait rien pu faire contre la pluie…

Maintenant on attend : le 1er EP de Petit Biscuit, la suite des aventures du collectif morlaisien la Menuiserie, A la folie – le nouvel album des Naive New Beaters, la suite pour Madame, le nouvel album de Birdy Nam Nam et bien évidemment les 20 ans de Panoramas. Sortez les agendas, ce sera les 7, 8 et 9 avril prochains.

Adèle Urvoy et Anaïs Seznec

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