bantam lyons

On a écouté le premier album des Bantam Lyons

Le groupe nantais Bantam Lyons a sorti son premier album le jour du poisson d’avril. Un premier opus efficace et maîtrisé jusqu’au bout des ongles.

« La mélatonine est une substance secrétée par le cerveau et qui en l’absence de lumière va réguler le sommeil. Melatonin Spree c’est quelque chose d’assez mystérieux, parce que ce n’est pas traduisible littéralement en français, et ça n’a pas l’air très anglais de prime abord. Ça colle bien aux morceaux et à ce qu’ils racontent », expliquait Loïc, le guitariste et chanteur du groupe Bantam Lyons au magazine Tohubohu. Ce titre de premier album témoigne justement que les travaux de construction ont été longs pour mettre à bout les 7 titres qui composent leur premier album.

Away From The Bar, le premier single issu de Melatonin Spree avait été dévoilé en février par Next, le service culturel défricheur de Libération. Cette découverte a su créer une attente supplémentaire :

Ce doit être la dixième fois qu’on se repasse le titre mais non, on ne le trouve nulle part : Win Butler, le chanteur d’Arcade Fire ne fait pas d’apparition dans cet album. Pourtant si le timbre de voix entre ces deux chanteurs est similaire, rien d’autre ne les rapproche. Arcade Fire, c’est Canadien et rock alors que Bantam Lyons, eux sont bretons, paumés entre Brest, Nantes et Rennes : et on comprend leur difficulté de trancher entre trois villes qui brillent par leur foi dans la culture. Et puis sont-ils rock ? Pop ? Shoegaze ? Difficile de leur affubler une étiquette.

Parce qu’ils vont pêcher partout ces bretons. L’océan et les côtes bretonnes ne leur suffisent plus. Dans Melatonin Spree, on voyage d’Ouest en Est en passant faire un coucou à la nouvelle scène de musiques actuelles françaises. On n’oublie pas non plus de s’arrêter en Californie, berceau de naissance de Cold War Kids. Enfin, on termine à nouveau notre périple dans la région Bretagne où tout a commencé pour la scène rock satinée et gratinée française. Il n’en demeure pas moins qu’avec des morceaux accrocheurs comme Slowly Sliding et Something Familiar, cet album respire la maîtrise.

BANTAM LYONS
Selon sa maison de disques, Bantam Lyons « réveille l’éternel adolescent éconduit qui sommeille en chacun de nous. »
L’excellence, presque

Cet article c’est beaucoup de blabla pour vous dire qu’il faut absolument vous jeter sur le premier album des Bantam Lyons. Parce que d’abord c’est leur premier véritable saut avec Kshantu et depuis deux EP ils ont (beaucoup) grandi. Ensuite parce qu’il témoigne une fois de plus que la Bretagne si elle n’est pas la région la plus émulatrice culturellement parlant, elle a un poids considérable sur la scène nationale tant par le nombre d’artistes qui s’en dégagent.

Cette année, on verrait bien le groupe programmé au festival La Route du Rock, sur la scène des Remparts, la petite scène du festival (il y en a que deux). On les verrait bien jouer un set de trois quarts d’heure, créer l’émulation et l’attente du public avec un set taillé sur mesure. Après la pluie, sous quelques rayons de soleil réchauffants. En bottes. Dans le pogo. On nous verrait bien kiffer et écrire à la suite un article sur leur performance dantesque. On fait appel à toi, François

En concert le 8 avril au Vauban à Brest, le 11 avril au Mondo Bizarro à Rennes et le 16 avril à Nantes à l'occasion du Disquaire Day.

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