Nouveaux coups de cœur musicaux à connaitre absolument ! #12

    Tous les mois, on revient vous aérer la tête de nouvelles sonorités à écouter absolument. Ce sont nos découvertes, orgies d’oreilles, avec des artistes peu ou pas médiatisés. Et c’est sur Efflorescence Culturelle que ça se passe.

OS

OS SEMENTNon, vous n’êtes pas sous amphet’ à l’écoute de « Sexte », le premier EP de OS, un duo de toulousains un peu timbrés. Timbrés parce qu’on n’avait jamais entendu pareille musique et pareille implication dans une techno travaillée d’arrache-pied pour un rendu au final assez génial pour une première réalisation. « Sexte » est sorti fin janvier et déjà que ses auteurs se renferment dans leur studio blindé qui sent la sueur et le cuir pour réparer leur prochaine sortie. Mieux que les amphet’, « Sexte » c’est des séquences hypnotiques garanties.

Bears Of Legend

BEARS OF LEGENDAvec « Ghostwritten Chronicles », leur prochain album prévu pour mars, les canadiens de Bears Of Legend nous prennent au dépourvu. On n’avait pas vraiment anticipé le voyage pourtant le groupe nous propose un ticket pour embarquer avec eux, aux quatre vents voiles tendues vers une destination inconnue. Au grès de treize titres qui, entendons nous, donnent plus le mal de pieds que le mal de mer, le groupe canadien nous raconte l’histoire de l’équipage d’un bateau fantôme. Résolument folk et poétique, l’album impose un rythme à cet album accompagné par la forte présence de la contrebasse. Les Mumford & Sons canadiens seront en concert au Pan Piper à Paris, le 2 avril.

Giirls

FAR-LIFE-GiirlsBelle découverte qu’est GIIRLS, rébellion musicale rennaise qui prend Soft Moon comme inspiration principale. Derrière ces résonances électriques, nappées de psychédélisme et de fougue presque silencieuse, on retrouve Brice Delourmel, brillant artiste macabre et acharné derrière ses machines qui nous plonge dans une transe sans fin.  « Far Life » est le premier EP de l’artiste qui s’est illustré au sein des formations DEAD et FUTURE. Aujourd’hui, c’est  tout seul qu’il part sur la route et il n’est pas dit qu’on n’en entende pas parler très bientôt.

Of Ivory & Horn

of ivory & hornL’un de nos gros coups de cœur du mois se porte pour Of Ivory & Horn, le projet du français Dorian Chamoin, un temps professeur de musique sur la plateforme en ligne Carpe Dièse. Il revenait la semaine dernière avec « Of Ivory & Horn », un premier EP éponyme habité par une « néo folk positivement romantique », comme l’explique son entourage. Cet EP de 4 titres superbement bien mixé par les soins de Yann Marchadour a été écrit dans les ruines d’une abbaye proche de Langres, dans l’Est de la France. Le résultat est prenant, on est emporté par le timbre de voix du chanteur à la même vitesse de ses doigts qui frappent et pincent les cordes de sa guitare.

Daughter

Daughter not to disappearVoilà, déjà (ou plutôt enfin !), le trio londonien Daughter sort un deuxième album trois ans après son « If You Leave » qui les avait fait connaitre auprès du grand public. « Youth », lancinée et décapante de sensualité les propulsaient dans les meilleures places des charts anglais, américains et français. « Not To Disappear », deuxième album du trio enregistré à Brooklyn est paru le 15 janvier sur le label 4AD. Et c’est une pépite ! Deux titres à retenir absolument : « Doing The Right Thing » morceau aérien, obsédant et « How » dont le clip est sorti à la fin du mois de février.

Behring

Behring-Premier-arrondissementC’est dit, c’est précisé sur leur site, Behring c’est « un quatuor parisien qui manie poésie et refrain catchy ». Le groupe sortait en décembre un premier EP fait « avec beaucoup d’amour et de générosité », dixit leur page Facebook. Titré « Premier Arrondissement », cet extended play de 4 titres nous rappelle des influences à la Baden Baden pour le côté chanson pop ensorcelante et leur amour incommensurable pour la langue de Molière. Un opus qui nous ramène près de la terre ferme, aussi doux que coloré.

Nonkeen

nonkeen the gambleOn a essayé de traduire « Nonkeen » en français sur les traducteurs en ligne et ils nous affichent ce mot, à quelques exactitudes près : « nankin ». Nankin, c’est une ville chinoise connue pour ses étoffes de coton de couleur jaune.  Nankin, c’est aussi cette ville chinoise de plus de 8 millions d’habitants qui a connu dans le passé les assauts japonais. Nankin est bordée de montagnes et de lacs. Son climat subtropical lui assure des étés chauds et humides. En fait, c’est le même climat qui est véhiculé dans l’album « The Gamble » sorti le 5 février. Derrière le nom de scène Nonkeen se cachent trois férus de machines germaniques. Les montagnes sont survolées, les lacs se tiennent impassibles et impatients. Le calme laisse présager la tempête. « The Gamble », premier album de Nonkeen distribué par Modulor chez R&S Records. Une tournée européenne est prévue et une date de concert à retenir : le 24 avril au Café de la Danse à Paris.

LNZNDRF

LNZNDRF_CoverSéparément ils sont divins.  Du coup c’est un peu l’association d’artistes qu’on craignait d’entendre réunis parce qu’on avait peur d’être déçus d’entendre deux mastodontes américains du rock indé et de folk indé faire un mélange chelou de leurs idées farfelues. LNZNDRF, à prononcer LANZENDORF, est un nouveau projet de rock minimaliste, fruit de la collaboration entre 3 membres de Beirut et The National. Leur premier album, largement teasé par leur label 4AD puis par les médias, est paru le 19 février et on peut avouer que c’est un coup de cœur… pas comme les autres. Enregistré dans une église à Cincinnati en deux jours et demi, cet album éponyme presque improvisé nous a partagé, captivé et rabiboché avec le concept des collaborations impromptues.

Soulfakers

Soulfakers« Where The Lights Dance » est le deuxième EP du groupe parisien Soulfakers qui, à l’écoute des quatre titres qui composent un album plein de qualités, nous a rappelé les Ninety’s Story, un trio de jeunes garçons niçois qui eux aussi sont en  pleine reconnaissance du public. Sorti en fin d’année dernière, leur deuxième opus de compositions a pris du poil de la bête depuis « Once », leur premier opus sorti en janvier 2015. « Into Quicksand » nous a marqués par son énergie à l’instar de « Once » qui mériterait plus de conviction chez Steven pour définitivement nous emporter avec eux. Un groupe à surveiller.

ALGO

ALGOEn voilà un, un exemple de réussite sur Internet grâce au financement participatif ! Algo, groupe de pop orchestrale mené par Sylvain, ancien compagnon de Mesparrow, sortait début décembre 2015 un EP « The Misunderstanding ». Proche de Belle & Sebastian ou encore Neil Hannon dans ses influences revendiquées, l’EP « The Misunderstanding » autofinancé et distribué par le label Differ-ant, promet de beaux jours pour la famille Algo réunie sous les cuivres, les cordes et les percussions. Le groupe jouera le 10 mars à Paris au Supersonic. L’entrée est gratuite donc pas d’excuse pour découvrir une perle si pure et si bien cachée de la pop française. Il est temps pour le groupe de se faire démasquer.

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