GOLF

Golf : « On est des grands consommateurs de films »

Golf, groupe parisien bercé par la pop et biberonné à l’électro française, revient sur la sortie de son premier album « The Best Day of Our Lives ».

Ne vous y méprenez pas, Golf, ce pseudonyme aux allures sportives vous fera davantage danser que courir le marathon de Paris. Après un repérage coup de cœur du label Beaucoup Music développé par My Major Company, les trois têtes brunes parisiennes se font remarquer par la presse spécialisée. « All In All », leur premier EP précède quasi-instantanément « The Best Days of Our Lives », leur premier album qui rend fier leur maison de disques, faisant rougir les autres labels. Entretien éclair avec Samuel, le claviériste.

Efflorescence Culturelle : Votre album renferme beaucoup de choses sur vous. C’est un peu une thérapie ?

Je pense que quand on fait de la musique, ou de l’art plus généralement, c’est forcément une sorte de thérapie. C’est regarder sa vie et la transcrire artistiquement. Après quand on a composé l’album, ça n’a pas été vécu comme ça. On a fait des chansons avant tout. Mais c’est clair qu’il y a des thèmes qui se dégagent sans qu’on y fasse gaffe. Freud disait que « l’art est une sublimation de la réalité », et quand on passe autant de temps à faire de la musique, je pense que c’est avant tout un besoin.

On est subjugué par votre pochette ! Elle a été réalisée dans quelles conditions ?

Elle a été réalisée par une graphiste et amie qui s’appelle Cécilia Bonnet. On voulait mettre du sens dans cette pochette et en fait on avait tellement de choses à dire sur cette nouvelle génération qu’on a fait cette pochette. J’aimais l’idée de cette génération représentée par un couple d’enfants. C’est une génération symbolique.

Elle porte le nom « The Best Days of Our Lives ». Vos plus beaux jours sont-ils derrière vous, maintenant ?

Quand on a fait cet album, c’était une période qui était très faste et agréable. C’est un clin d’œil à cette époque là où faire de la musique c’était une certaine forme d’insouciance. Mais ça peut être pris à contre-pied puisque la chanson éponyme « The Best Days of Our Lives » parle du futur. Donc en fait les plus beaux jours de nos vies, ce serait ceux qui arrivent plutôt que ceux qui sont passés.

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Golf, un trio parisien à découvrir absolument. Photo : Julot Bandit.
Dans une interview donnée à Musisphère, vous dites : « on a toujours pensé nos musiques comme des petites bandes originales de films ». Quels genres de films ?

Plutôt aucun. C’est les bandes originales de nos propres vies, je crois. Le titre « Whatever » dans l’album qui parle d’une relation amoureuse, ce serait plutôt le générique de fin d’un film qui aurait pour sujet cette relation amoureuse. C’est comme ça qu’on le voit : des sortes de génériques de fin. Qui attaquent doucement et plutôt épiques.

Alors le cinéma a une réelle influence sur votre travail ?

Ça nous est déjà arrivé d’utiliser des samples de musiques de films à l’intérieur de l’album. Si je me rappelle bien, il y a un sample de la musique d’Alien [par Ridley Scott] et d’autres extraits de musique classique. On est des grands consommateurs de films ! On aime beaucoup Kubrick et ça nous arrive d’utiliser des imageries. Sur la pochette d’album, si on regarde bien, il y a pas mal de références pop.

Vos sorties musicales coup de cœur en 2015, c’était quoi ?

Forcément je dirais l’album de The Shoes, « Chemicals », qui est d’ailleurs un très bon. Benjamin Lebeau, l’un des membres nous a aidé à produire le nôtre. J’attends aussi avec impatience l’album de Sage qui va sortir dans pas très longtemps, également réalisé par Benjamin.

Nouvel EP « Happy Endings », attendu courant mars.

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