The Wooden Sky

Rencontre avec les (impressionnants) Wooden Sky

Formé il y a dix ans par le charismatique chanteur Gavin Gardiner, The Wooden Sky est un groupe d’indie-folk de Toronto signé sur le superbe label Nevado (Jordan Klassen, Grounders) avec qui les canadiens ont formé leur réputation sur scène. Avec nous, il fait le point.

Let's Be Ready album The Wooden SkyCe « Lets Be Ready », quatrième et dernier maxi du groupe canadien The Wooden Sky nous a conquis. Mandoline, violon, guitare et clavier explorent chacune des émotions de Gavin Gardiner : l’énergie dévorante entre des hauts et des bas vécus sur une tournée, l’euphorie et enfin, le déclin. Cet album est une échappatoire tellement confortable dont nous ne sommes pas sûrs de vouloir partir.

Efflorescence Culturelle : D’un point de vue personnel, « Let’s Be Ready » est-il votre meilleur album ?

Gavin Gardiner : Je n’aime pas l’idée qu’un nouvel album doit nécessairement être meilleur qu’un autre. C’est donner un regard condescendant sur notre passé. Les enregistrements studio, je les vis comme des moments de vie. Ils définissent ce que je suis en ce moment et ce à a quoi j’aspire à ce moment-là. Les chansons de cet album, je les ai écrites il y a deux ans et je me sens déjà différent de la plupart d’entre elles. Donc pour moi, chaque nouvel album et chaque chanson qui reste encore à enregistrer me ressemblent le plus.

Clip réalisé par Michael Leblanc et Scott Cudmore

Ce 4ème album évoque le regret et le remord. Dans « Saturday Night », place à la mélancolie du samedi soir et de la gueule de bois, alors que « Don’t You Worry About A Thing » aborde la peur de lâcher prise, « Maybe It’s No Secret » parle du danger d’être jeune. Quel danger exactement ?

Ton interprétation des chansons est intéressante mais je ne les ai pas écrites dans cette mentalité. J’écris rarement dans un état de regret et si je le fais, c’est plus en quête d’espoir et de pardon. Bien sûr, le monde peut être un endroit sombre mais en s’y complaisant, on ne fait pas émerger l’espoir. Pour ce qui est de « la dangerosité d’être jeune aujourd’hui », je pense que je parlais de l’idée d’une jeunesse prolongée… C’est quelque chose d’hyper présent dans notre société et encore plus dans le monde de la musique. Il y a une attente, un désir de rester « jeune » quoi que cela puisse bien vouloir dire. C’est frustrant de voir que ce message a été interprété comme une excuse pour dire « peu importe » et vivre dans une « culture du cool » où être responsable, se soucier des vrais problèmes et avoir un impact sur la vie des autres n’est pas considéré comme pertinent.

Session filmée par Mike McLaughlin

Vous tournez depuis 6 ans. Ne devient-il pas un regret pour un groupe de ne connaitre une ville que par son nom ?

On vient de finir notre 6e tournée avec « Let’s Be Ready ». Je dirais que ça fait partie du jeu de ne connaître une ville seulement de nom. C’est le piège des tournées et d’une certaine manière on ne peut pas se le permettre à cause des réalités économiques d’une tournée. Le revers de la médaille de ça, c’est que chaque jour est rempli de nouvelles expériences, de rencontres, et de personnes qui voudront absolument vous voir jouer dans leur ville. C’est là où tu commences à lier des amitiés qui grandiront jusqu’à la nouvelle tournée. Voilà ce que j’aime aussi dans les tournées : elles me permettent d’expérimenter plein de choses que je ne pourrais pas autrement pas faire et j’en suis reconnaissant.

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