Grand Cannon : « C’est la façon dont nous jouons ce blues qui le rend différent »

  Ils manient les percussions sur poubelle à merveille. Kniri Knaus, Pfuri Baldenweg et Zachary Prather ont joué pour le public des Trans le vendredi soir sur la scène du Hall 8. Et comme c’était un carton, ils ont remis ça le lendemain à l’Ubu pour le concert des familles. On les a croisé en coup de vent le temps de questionner les trois super papys du blues.

en pleine itw
Notre rencontre avec trois grands messieurs imposants. Crédit photo : Morgane Lebruman.
Efflorescence Culturelle : Vous venez de jouer à l’Ubu, c’était comment ?

Pfuri : C’était vraiment génial avec les enfants ! Magnifique, on a adoré voir leurs grands sourires !

Zachary : Ils ont réchauffé la salle de concert !

Vous avez aussi fait le bonheur du public hier soir, comment en êtes-vous venus à jouer ensemble ?

Pfuri : Au départ on avait un trio avec Kniri mais un des membres est décédé. Kniri est venu me voir et m’a dit qu’on ne pouvait pas arrêter là, qu’on devrait quand même continuer à faire quelque chose. Mais quelqu’un manquait ! Oui il manquait un guitariste. Un peu avant cette histoire j’avais rencontré Zachary…

Zachary : Oui, on s’est rencontrés à une soirée d’anniversaire. Je jouais et Pfuri était là. Il est venu me voir et on a joué un peu ensemble. C’était vraiment super.

Pfuri : Je l’ai entendu jouer et je me suis dit waw, ça sonne drôlement bien ! Je l’ai rejoins et après on a juste profité du moment. Après quelques musiques, on est allés au bar et on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose ensemble. Il y avait un bon ressenti des deux côtés.

Zachary : Donc quand Knuri lui a dit qu’ils devaient continuer à faire quelque chose ensemble, il a pensé à moi. On a à nouveau joué ensemble, avec Kniri cette fois et c’était juste parfait. C’est comme ça que ça a commencé !

Où allez-vous chercher votre inspiration ?

Zachary : On pioche dans plusieurs domaines : le bluzz, le jazz…

Pfuri : Et le rock ! On aime les mêmes groupes comme Storm, ACDC, les Kinks…

Vous avez tout de même chacun votre style. Ce n’est pas compliqué d’assembler vos trois univers ensemble ?

Zachary : Non… Parce que vous savez, on vient d’une génération qui réalise que toutes les sortes de musique pop (blues, jazz, hip-hop, r’n’b, soul, rap, rock) viennent du blues. En fait c’est simple, on aime le blues et on aime être tous ensemble, partager nos expériences.

Pfuri : Être vieux fait que ce n’est pas la première fois. De ce fait, on sait comment assembler ça d’une jolie façon.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus à propose de « Boom », votre album ?

Zachary : C’est un mélange un peu étrange mais on essaie de dégager un message cool et positif. Paix et amour, vous savez ce genre de choses. Ça fait longtemps qu’on joue ensemble et on a pu jouer dans plein d’endroits différents. On a finalement décidé qu’on devrait peut-être faire un CD, pour graver notre musique pour toujours.

Il y a des millions de façons de jouer de la musique. Vous dites sur votre site que vous en avez trouvé une nouvelle. Quelle est-elle ?

Pfuri : C’est un petit peu différent qu’un groupe de blues normal. C’est notre style à nous.

Kniri : Le style de base est le blues. Mais c’est la façon dont nous jouons ce blues qui le rend différent. C’est une façon rigolote de dire que c’est notre type de blues à nous.

Quels sont vos projets ?

Pfuri : On cherche à faire un joli clip avec une de nos chansons en ce moment. Quand ce sera vraiment terminé, on sera heureux de vous la présenter ! Ça va arriver bientôt !

Propos recueillis par Adèle Urvoy

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