Cinéma : 2015 passée au crible par la rédaction

2015 s’achève sur une nouvelle cuvée de longs-métrages. L’occasion pour notre rédaction de faire le point sur ses coups de cœur de l’année.

Love

loveIl aura fait jaser lors de sa présentation à Cannes, mais la romance réalisée par le réalisateur français Gaspar Noé un poil provocateur a prouvé qu’une histoire d’amour exprimée à travers des mots et de pudiques gestes ne suffisait plus à traduire la force des sentiments. Dans un sublime écrin en trois dimensions, mettent en perspective l’isolement du personnage principal en décalage avec sa vie, tout en offrant une expérience immersive au spectateur, Love est-il le meilleur film pornographique ou le meilleur film d’amour de l’année ?

Mon Roi

mon roiPercutante histoire d’amour et de domination soutenue par des acteurs à la performance remarquable et sublimés par une réalisatrice sincère et généreuse, Mon Roi est sans aucun doute le film le plus abouti de Maïwenn. Cette dernière se fait définitivement une place parmi les femmes cinéastes, en imposant un style sans chichi, s’exprimant avec un violence touchante et presque pathétique. On rit, on pleure, on s’attache et la catharsis fonctionne !

Macbeth

macbethJustin Kurzel réalise ici un exercice de style ambitieux et compliqué se frôlant à un chef d’œuvre de la dramaturgie anglaise tout en passant après des adaptations signées Orson Welles, Kurosawa ou encore Polanski. C’est un surprenant Macbeth que l’on redécouvre, en équilibre entre la poésie, le théâtre et le cinéma. C’est un très bel hommage à Shakespeare et un pari réussi, celui de garder l’esprit de Macbeth au sein d’une mise en scène très cinématographique. S’écartant du théâtre filmé à la manière de Roman Polanski, Le Macbeth de 2015 pourrait être le plus fidèle à celui de son auteur.

Mad Max : Fury Road

209938George Miller nous livre un 4e épisode de sa saga post-apocalyptique, 30 ans après la sortie du dernier volet. Ce reboot, aussi intense que nerveux, réussit haut la main le pari de relancer une licence culte tout en la réinventant au passage. Les scènes, d’un dynamisme à couper le souffle et d’une esthétique sans pareil, ne laisseront pas de marbre le spectateur.

DOPE

168375.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxxTrès bonne surprise de cette fin d’année avec le 4e film du méconnu Rick Famuyiwa, cette pépite indé nous plonge dans la peau d’un ado fan des années 90, vivant un dans quartier sensible de Los Angeles. Véritable renouveau du teen movie, ce film est porté par une bande de jeunes acteurs transpirant de sincérité, un humour savoureux et par une B.O. de très bonne facture. En pleine crise identitaire, le héros nous prend a parti dans son questionnement quasi-psychanalytique comme l’avait le quintette de The Breakfast Club.

Star Wars VII : le Réveil de la Force

star warsAyant vendu la licence à Disney, George Lucas laisse désormais sa place à J.J. Abrams pour réaliser le 7e épisode de la plus grande saga cinématographique. Bien que le film pêche par un manque de prise d’initiative, ce nouveau cru intergalactique représente le cinéma à son apogée, à la fois moderne et classique tout en combinant le sensationnalisme à l’émotionnel.

Réalité

réalitéPeut-être pas le meilleur film pour découvrir le cinéma de Quentin Dupieux, Réalité perturbe les esprits. Très loin du cinéma classique, ce film très particulier surprend par la déconstruction narratalogique et l’utilisation d’une forme d’absurde très particulière. Novateur, c’est sans doute une des meilleures surprises de l’année 2015.

Les Nouveaux Sauvages

les nouveaux sauvagesDans notre société contemporaine, les humains sont des êtres civilisés et pourtant il reste en chacun de nous une part d’animalité et donc de sauvagerie. C’est ce craquage humain que met en scène Damian Szifron dans un film qui porte très bien son nom : Les Nouveaux Sauvages. Des courts-métrages proposent différentes situations, crédibles au début puis de moins en moins, toujours bien choisies et surtout terriblement drôles. A la fois dramatique et hilarant, ce film produit par Pedro Almodovar est une petite merveille.

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