Thylacine, le shoot de réconfort

Thylacine vient de sortir son premier disque, Transsiberian. Composée au cours de son voyage en Russie, de Moscou à Vladivostock, cette perle d’élégance donne à l’humanité une splendeur inhabituelle.

Sublime. Que reste-t-il d’autre, comme mot, pour donner du sens à un album aussi prodigieux ? Transsiberian est un souffle d’espoir, de partage, d’amour. La preuve que l’humanité existe, et qu’elle respire. Oui, elle respire, jusqu’à en perdre toute forme de cruauté. Là-bas, dans une fougue d’humilité, de transe et d’honnêteté, Thylacine ouvre ses chakras à l’allégresse de l’infiniment grand.

Cette pépite d’humanité, trésor d’euphorie et de simplicité, vaut tout l’or du monde, tous les sourires, toutes les émotions. Par son épopée russe et la richesse de ses rencontres, Thylacine rend la copie parfaite, vierge de toute rature. Au bout de l’aventure humaine, Transsiberian cultive les paysages, les visages, les rites. Qu’il doit être fier, ce chaman. Qu’elles doivent être fières, les dames de ce petit village de la Taïga. Qu’elle doit être fière, aussi, la chorale d’Irkoutsk. Oui, qu’ils doivent être fiers, tous, d’apparaître sur un disque de ce calibre.

Ce havre de paix et d’insouciance, d’espoir et de spiritualité, est un cri d’amitié, un rail d’amour et de partage. A seulement 23 ans, Thylacine prend le wagon des grands pour propulser, à sa manière, l’intimité de ses rencontres dans le bain du monde électronique. Ce shoot de réconfort fait du bien, surtout maintenant. Oui, Transsiberian restera, clairement, l’un des meilleurs albums de cette année, aussi bizarre soit-elle.

Romain Le Berrigot

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