Kid North : le live ? « C’est ce qu’on préfère ! »

Kid North, le trio à l’indie pop cinglante dont nous vous avions parlé il y a quelques temps, revient avec un second album tout beau tout neuf: New Waters, prévu pour janvier prochain. C’est à l’occasion de la sortie du premier single « Rip Tide », le 16 octobre dernier, qu’Efflorescence Culturelle est partie à la rencontre de Gregory, d’Axel et de Gary, dans un bar chaleureux du IXème arrondissement.

Interview avec trois mecs qui ont tout pour plaire. 

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L’album sort bientôt, avec un peu de retard et le premier single « Rip Tide » lui, est sorti le 16 octobre dernier. On peut déjà entendre une certaine ressemblance avec le précédent album « Atlas ». Est-ce que le reste de l’album va rester dans ce même ton évasif, frais, que je trouve un peu nostalgique ?

Gary: Déjà, on ne l’a pas fait dans ce but là, on a plutôt tout fait pour faire évoluer le groupe.

Axel: C’est plus électro par contre.

Gregory: Oui, s’il y a un gros changement, c’est plus de ce côté-là. C’est très axé synthé, pour les sons plus électroniques. Il y également toutes les voix qui changent.

Gary: En fait, on s’est moins cloisonné niveau instruments. Par exemple Axel fait du saxo sur certaines chansons, avant il n’y avait pas beaucoup de clavier tandis que maintenant il y en a beaucoup. Avant, c’était très guitare-basse-batterie avec quelques arrangements de clavier, tandis que maintenant, il y a une palette sonore qui est plus large.

Après le départ de deux membres groupe, dont l’ancien chanteur (Mathieu), le quintet est devenu trio. Comment avez- vous vécu cette séparation, quelle organisation s’en est découlée ? Avez-vous songé à changer le nom du groupe ?

Axel: On s’est dit que nous aussi on faisait vivre le groupe. Il (Mathieu) l’a certes crée, mais avec nous. Ça nous appartenait aussi, il n’y avait pas de raison que ça ne nous appartienne plus ! C’était sa décision, pas la notre. Il était ok pour qu’on continue et c’est donc ce qu’on a fait.

Gregory: On lui a demandé plusieurs fois pour être sûrs et il était d’accord.

Gary: Après c’était un constat simple, c’est que eux s’étaient lassés de jouer cette musique, ça peut se comprendre, alors que nous on adore jouer cette musique ! On s’est dit, pourquoi recommencer autre chose alors qu’on veut juste continuer ça ! Il n’y avait aucune raison de ne pas continuer. Kid North est associé à une musique qu’on a faite à cinq mais qu’on peut continuer à faire à trois.

Axel: Ce qu’on avait fait on ne voulait pas le renier non plus ! T’as envie de continuer, tu continues c’est tout.

Accueillir un nouveau membre, ça vous tente ?

Gregory: On y a pensé parfois par rapport aux contraintes des concerts, mais très vite on s’est rendu compte qu’on en avait pas envie parce qu’on s’entend super bien tous les trois, autant humainement que pour créer des choses. Et c’est tellement rare, qu’on n’a pas voulu briser ce cocon.

Gary: On a eu beaucoup d’expériences musicales chacun, et on se rend que la bonne entente au sein d’un groupe c’est primordial. Être à trois c’est un confort en fait. Ça peut être une contrainte technique par rapport aux concerts mais qui devient en fait un challenge qu’on aime relever. Pour tout le reste, c’est un vrai atout ! On a une bonne connexion !

Gregory: Plus il y a de membres, plus c’est difficile de contenter chacun.

Axel: Ça a permis aussi de décloisonner les rôles, tout est fait ensemble.

Gregory: C’est tellement harmonieux qu’il arrive un moment où on ne sait même plus qui a fait quoi. On sait ce qu’on veut et on veut la même chose.

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Après être enfin remontés sur scène il y a quelques semaines ( à la Flèche d’or et au Café de la presse ), on peut dire que la machine Kid North est repartie pour de bon ! Comment ça se passe sur scène ? Certains préfèrent le live au studio, d’autres, le contraire.

Gregory: On est comme des fous, c’est ce qu’on préfère ! C’est la méga teuf ! Je ne sais pas comment le dire de manière plus ringarde ! (Rires)

Gary: On l’attend plus qu’autre chose !

Gregory: C’est important pour les spectateurs qu’ils voient que tu t’éclates… et que du coup, eux s’éclatent aussi !

Comptez-vous faire des scènes internationales ?

Gary: Si on pouvait faire que ça on le ferait !

Gregory: Je pense qu’un petit tour de l’Europe, on devrait y arriver l’année prochaine.

Vous avez tous d’autres projets musicaux à côté (Antyc pour Gary) (Almeeva pour Greg), comment parvenez-vous à gérer Kid North ?

Gary: Je ne suis pas très actif dans ce groupe-là, c’est plus quelque chose que je fais pour le plaisir et quand j’ai du temps. Ça n’empiète jamais sur Kid North.

Gregory: Pareil, c’est un peu par périodes selon ce qu’on sort. Mais c’est très rarement les deux en même temps.

Axel: Non, en fait Greg, entre Almeeva et Kid North, il a choisi de ne plus jamais dormir. C’est ça la vraie réponse. (Rires)
Gregory: Dans plusieurs mois ce sera le cas, pour l’instant non. C’est chiant de dormir !

Y a-t-il des nouveautés ? Des surprises ?
Des collaborations?

Gregory: On voulait plusieurs personnes au chant, sur une chanson en particulier, mais ça n’a jamais pu se faire pour des raisons de temps.

Gary: Il y a malheureusement eu un mauvais timing.

Axel: On peut le dire maintenant, c’était Maître Gims (Rires)

Gregory: Il était en week-end à Center Parcs, il voulait pas revenir et du coup on n’a pas eu sa voix… (Rires)

Mais si vous deviez en faire une ? Laquelle serait-elle ?

Gregory: En musique on avait un choix qu’on adorait et qu’on aurait voulu avoir; on adore la chanteuse de Beach House !

Gary: Elle a une voix qui marcherait super bien sur certains de nos titres.

Gregory: On adorerait faire un morceau avec elle !

C’est quoi votre meilleur souvenir musical / le meilleur souvenir Kid North ?

Gary: C’est pas du live, mais j’ai un souvenir très euphorique. C’était au moment où on enregistrait « au gîte ». Tout le monde est devenu taré. On s’est posé à dans cet endroit pour refaire un peu toutes les prises de l’album. Tout le monde devenait complètement hystérique dans cette pièce de 9 mètres carré. (Rires) C’est peut-être même un souvenir plus fort que les live.

Gregory: Tout devenait de plus en plus beau, c’était vraiment un super moment.

Je l’ai évoqué plus en amont, le clip de Rip Tide est sorti il y a quelques semaines. Il évoque quoi ?

Gregory: On fait hyper gaffe au visuel, comme on fait gaffe à tout en fait.

Gary: On est effectivement très très exigeants sur tout ce qui se rattache au visuel.

Axel: C’est difficile aujourd’hui d’exister sans le visuel. Il y a tellement de groupes de partout que si tu veux essayer de te démarquer, faut savoir présenter quelque chose d’hyper cohérent, sans faille.

Gregory: Là, dans ce clip, le concept de gens qui s’effacent, c’est venu de plein d’idées . C’est fait pour correspondre à l’impression que donne le morceau. C’est un morceau qui parle de la difficulté de faire des choses que tu veux pousser très loin. Cette lutte en elle-même créer quelque chose de beau. C’est se laisser perdre dans la musique.

Une scène que vous aimeriez faire ?

Gary: Celle qui me fait le plus envie c’est le Trianon. J’en rêve !

Gregory: Ah oui, pareil !

Axel: Moi ce serait plus la Gaîté Lyrique.

Encore merci aux garçons pour leur disponibilité et pour leur gentillesse !

Le groupe sera en concert au bar l’International le 26 novembre prochain !

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