GodzillaOverkill : le nouvel ovni d’internet

GodzillaOverkill, que l’on peut aussi appeler par le nom de son alter ego, Gigi l’impératrice, n’est pas seulement un des artistes tout frais que le miracle de la musique nous sert sur un plateau d’argent.

Pas à pas, il se construit son propre univers, et nous, on adore. C’est donc pour mon plus grand plaisir que je m’affaire une nouvelle fois au portrait d’un Asperger de la musique électronique. Suite à plusieurs tentatives insatisfaisantes en tant que membre de divers groupes, Arnaud décide de se lancer seul dans l’aventure GodzillaOverkill.

« Ça me permet plus de libertés que ce soit au niveau de la musique, de l’image ou du nom – on m’a d’ailleurs souvent dit que c’était un nom de merde, ce qui rajoute, à mon gout, du défi. »

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©GodzillaOverkill

Il s’est alors essayé à plusieurs genres différents en postant ses productions sur Soundcloud : du hip-hop à la new wave, il a testé ses griffes un peu partout, en somme. Ce n’est qu’après avoir fait un split (c’est à dire un EP partagé entre plusieurs artistes, et dispo ici) avec des amis de sa ville d’origine, Marseille, qu’il a réussi à trouver son style de prédilection, en approfondissant la piste du post-punk.

Il prépare actuellement chez sa mémé une production en live pour  compenser le besoin naturel de notre corps à se déhancher de façon vaporeuse.  Plusieurs clips ont également été mis en ligne : toujours un peu cheap mais avec une authenticité remarquable.

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©GodzillaOverkill

C’est en visionnant le clip « Pute » qu’une question essentielle m’est venue (en réalité, c’est surtout grâce à la réponse que la question est importante).

GodzillaOverkill se nourrit-il de la provocation comme un détraqueur ? « Pas vraiment à fond dans la provoc’, c’est pas mon fond de commerce. Mais j’aime bien qu’on se pose des questions, que ça soit sur la sexualité, l’amour propre, les diverses addictions possibles… Je veux intriguer les gens ouverts d’esprit et choquer les abrutis. C’est plus ça, ma démarche. Si quelqu’un trouve l’homosexualité répugnante, qu’il ne supporte pas de voir un homme efféminé, ou un peu tendancieux je serais ravi qu’il me déteste. Mais je pense pas en être encore à ce stade, les gens qui vont m’écouter – qu’ils aiment ou pas – restent des gens ouverts d’esprit, intéressés par ce genre de musique ».

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