Nouveaux coups de cœur musicaux à connaitre absolument ! #8

   La chronique est de retour ! Tous les mois, on revient vous aérer la tête de nouvelles sonorités à écouter absolument. Ce sont nos découvertes, orgies d’oreilles, des artistes peu ou pas médiatisés et c’est sur Efflorescence Culturelle que ça se passe.

Corsica Arts Club

corsica arts clubIls n’ont rien à voir avec l’île de beauté, pourtant leur son très californien nous fait tourner la tête. Découverts un an après la sortie de leur premier EP éponyme « Corsica Arts Club », sorti en juin 2014, les morceaux du mini-album, produits par les quatre mains de Brendan Thompson et Arash Parsee marquent par leur irrévérence. Si on ne retrouve par leurs mélodies électro pop sur les dancefloors cette année, l’année 2016 devrait inéluctablement leur offrir l’occasion de se surpasser avec l’apparition d’un deuxième EP ou premier album. Les angelenos marquent des points. A suivre, donc.

Superpoze

SuperpozeSur scène, il s’appelle Superpoze, mais quand vous vous adressez à lui, appelez-le par son prénom. Gabriel. Il vient tout droit de cette sphère fermée d’artistes électro français ; et pour cause, ami proche de Fakear et de Thylacine, ces trois ingénus du down tempo et du chill out composent la tête de proue du navire français. Pourtant, des artistes de cette même trempe musicale, on en a déjà connu en France, notamment avec Breakbot, Montmartre ou Saint Michel. Seulement, leur visage neuf dans un paysage musical français trop habitué à voir les mêmes têtes fait se réveiller la foule. Le 6 avril dernier, il apparaissait avec  « Opening », son premier album samplé, la plupart du temps dénué de voix… et qui nous laisse indubitablement sans voix.

Hyphen Hyphen

Hyphen-Hyphen-TimesSur la Côte d’Azur, nul besoin de présenter multiple fois les tigres que sont Hyphen Hyphen. « Times », leur premier album – enfin ! -, sorti le 18 septembre accumule les retours positifs du côté des fans d’une part, et des médias, d’une autre. Cet album de douze titres s’écoute d’une traite. Il incarne le type de playlist parfaite pour une soirée dancefloor géante avec une énergie pop à en revendre au marché du dimanche. Un opus pépite certes, mais un opus à écouter  du côté scène, et ayant vu ce que donne le groupe sur scène, ça en jette des courgettes. Lâchez-vous donc !

Plain White T’s

plain white tsTrès clairement oublié du côté de la critique française, le quintet américain Plain White T’s sortait en avril dernier, un septième album nommé « American Nights ». Une sortie vide de retour et peu remarquée, et pourtant elle signait un retour en force du groupe qui sortait de cinq longues années d’absence. Très loin de « Hey There Delilah », titre qui leur avait fait connaitre le succès il y a dix ans déjà, ce dernier opus atteste de l’authenticité des artistes qui n’ont pas perdu en route un poil de leur pelage. Les titres mélancoliques s’enchainent aux morceaux acoustiques. Nous voilà rassurés, la nostalgie n’a pas sa place à l’écoute de cet album malgré tout plutôt énergétique.

Marvin Jouno

marvin jounoQuel est le point commun entre Gregoire, François & The Atlas Mountain et Marvin Jouno ? La pop et le chant dans sa langue maternelle. Breton expatrié à Paris, Marvin Jouno, du même nom, s’entoure pour la sortie de son premier EP « Ouverture »,  sorti cet été. Ce sera Angelo Foley, producteur de Christine & The Queens qui s’attaquera à ses côtés, à la production. Son premier single « Quitte à me quitter » montre la hauteur de ses talents d’auteur compositeur.

Aaron

aaronC’est sans doute la sortie la plus scrutée, la plus attendue de cette rentrée. Le retour du duo français Aaron, auteur du titre à succès « U-Turn (Lili) » revêt le même costume – un poil esquinté, à force – d’il y a quatre ans. Cela faisait déjà quatre ans que le groupe n’avait encore rien sorti depuis « Waves From The Road ». Le troisième opus, « We Cut The Night », nous fait vibrer avec « 2:22 », planer avec « Blouson Noir », et pleurer face à « Leftlovers ». Avec ce dernier album, comme toujours, Aaron ne tient pas à nous lâcher ; ils explorent ici toute la palette de nos émotions et dévoilent leur connexion étanche à l’être humain, tant à son courage qu’à ses faiblesses. Le 17 octobre à la Fiesta des Suds à Marseille et à L’Olympia de Paris le 25 novembre.

Mathieu Saikaly

mathieu saikalyVainqueur du télé-crochet la « Nouvelle Star », Mathieu Saikaly prouvait alors devant des millions de téléspectateurs que la simplicité supplante la superficialité de la téléréalité musicale. Quelques mois après sa victoire, rien n’a changé pour lui, si ce n’est des milliers d’abonnés en plus sur sa chaine YouTube. Le 7 août, il pond « A million Particles », un album de 14 titres qui nous font nous demander si l’étape « télé » de sa carrière était vraiment utile pour qu’il se révèle enfin à la lumière du jour. L’interprète montre un peu plus de sa sensibilité dans une pop folk franco-anglaise après s’être attaqué à des monuments plus rock, notamment sa reprise des Velvet Underground et 4 Non Blondes. En tournée et en concert à Paris au Café de la Danse le 2 novembre.

Kambuza

kambuzaPierrick Cambuzat, est Kambuza. Oui, avec un K c’est plus fun. Petit nouveau dans le monde de la musique, en témoigne notre recherche assidue sur l’artiste, il débarque avec son clip OVNI intitulé « Elle aime les tempêtes », premier single d’un prochain EP à venir. A 26 ans, l’interprète se nourrit des grands noms de la chanson française et nous embarque sous une tempête glaciale, neigeuse, cotonneuse, imaginaire ou réelle : on ne sait plus trop. Kambuza nous a perdu dans les méandres de son univers, pari réussi.

Bon Entendeur

bon entendeur« Chaque mois, nous choisissons une personnalité française au charisme indéniable afin de la mettre à l’honneur ». Le groupe d’amis initiateurs de mixtapes mensuelles, nous plonge dans tous nos états à chaque nouvelle sortie. Cet été, le son qui n’est pas sorti de notre casque et soirées posées, c’est la dernière réalisation intitulée « La fidélité », Lanvin. Gérard Lanvin introduit l’heure d’effervescence musicale par des paroles piquées à droite à gauche dans des interviews vraisemblablement données à la presse. On apprend donc que Lanvin est fidèle, que Marceau trouve sain d’aimer les célébrités, que Poelvoorde a du mal à parler de lui, et que Reno est fier d’être français. Bon Entendeur est mensuellement magique.

You are number six

number sixParce qu’il est né un certain six juin quelque chose, l’artiste qui est derrière le projet You are number six, a décidé de laisser sa trace. Le musicien compositeur, c’est Théo Lefebvr. Originaire de Montpellier, il vient de sortir un formidable deuxième EP nommé « Lensflares ». On retrouve dans l’opus des influences musicales, assez catchy d’ailleurs, comme celle de la période post punk des années 70 à 80. Les synthés ramènent une touche lumineuse, donnant à l’EP une forme originale avec « Under The Night Sky ». Dommage que ce soit seulement la presse anglophone qui se soit aperçue du talent d’un français qui pourrait, à coup sûr, percer sur les petites scènes des plus grands festivals de l’Hexagone.

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