Tale of Tales : l’imaginaire en invité d’honneur

Avec Tale of Tales, Matteo Garrone, le réalisateur de Gomorra, nous avait promis une oeuvre spectaculaire, à la Méliès. Un retour aux origines du cinéma qui ne manquerait pas d’être remarqué. Pari gagné pour l’italien et son voyage dans l’univers du fantastique.

Bande-annonce-officielle-Tale-of-Tales-Salma-Hayek

Adapté de cinq des célèbres contes écrits par le napolitain Giambattista Basile, Tale of Tales nous embarque dans une Renaissance chimérique et nous confronte aux destins de rois, reines, ogres, sorcières… Une promenade mouvementée et nuancée, entre fantastique et réalités contemporaines, entre une reine (Salma Hayek) qui tente désespérément de tomber enceinte, un premier roi (Vincent Cassel) préférant s’affairer sous les jupes de ces dames, et un second (Toby Jones) préférant brosser sa puce géante que d’écouter sa fille chanter, qu’il refuse de voir grandir.

Matteo Garrone nous trace des pistes de réflexion à travers un film visuellement à couper le souffle. Un thème particulier, notamment, ouvre et referme l’œuvre, comme un cycle : celui du temps.

Quelques bémols, cependant : l’utilisation de la langue anglaise pour les dialogues, traduisant la volonté du réalisateur de rendre le film plus « universel ». Cependant, il semble que l’italien aurait été un choix plus judicieux afin de préserver l’authenticité des intrigues, qui s’entrecoupent avec une fluidité plus ou moins travaillée. Nommé huit fois à Cannes, Tale of Tales reste cependant une réussite qui fera parler d’elle.

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