Garorock 2015 : on a rencontré The Dø

Le 27 juin, 19H, le groupe The Dø nous attend pour une conférence de presse dans le cadre de la 19e édition du festival Garorock. The c’est de l’indie pop, c’est le duo Olivia Merilahti et Dan Levy, accompagnés de leurs batteurs. Le groupe sortait leur dernier album Shake Shook Shaken le 29 septembre dernier, dont les titres Hangover, Despair & Ecstasy, Sparks ou encore Trustful Hands ont fait l’unanimité chez leurs fans, témoignant de leur talent et de leur succès mérité. Un album qui prend des airs électro, puisque The semble s’essayer à la nouveauté en prenant une nouvelle direction, qui leur va à ravir il faut le dire. Peu avant leur montée sur scène ils se livrent alors à nous en toute humilité et avec beaucoup de sympathie.

Vous venez à Garorock, c’est un festival qui suscite de l’intérêt pour les jeunes, pour les espoirs, qui va de l’avant, qui n’a même pas 20 ans, est-ce que ça correspond aussi à votre philosophie de la musique de participer à un festival comme celui-ci ?

Dan : C’est comme pour Solidays, on nous demande vous faites Solidays pour quelles raisons, bien sûr qu’il y a toujours des raisons, hier c’était le SIDA, mais en même temps concrètement on fait Solidays aussi parce qu’on aime jouer et qu’on aime faire des festivals. Garorock c’est pas un festival qu’on attend absolument comme aucun autre festival, notre approche des festivals ou des dates est tout le temps la même, après qu’il y ait une scène ouverte à des jeunes talents c’est super, c’est mortel, heureusement qu’il y a des festivals comme ça.

Olivia : C’est la première fois qu’on vient à Garorock, on ne savait pas du tout à quoi s’attendre, et on est très contents.

Comme sur la pochette de votre album êtes-vous menottés l’un et l’autre et comment vous définiriez votre relation ?

Olivia : Aujourd’hui ça fait tellement d’années, je pense que personne ne peut être aussi bien Dan que moi et vice versa, je pense qu’on est dans une espèce de complicité et de connaissance totale de l’autre, qui peut être gênante parfois mais qui peut aussi permettre des choses qu’on n’a pas avec d’autres gens.

Dan : Par exemple je vais penser très fort à un chiffre… (rires)

Olivia : 7, c’est 7

Dan : Oui c’est 7, voilà notre relation !

Pourquoi avoir choisi de promouvoir votre nouvel album à travers un court-métrage ? (NDLR : sortie prévue pour fin septembre 2015)

Olivia : On a vraiment réfléchi à une cohérence sur cette album, en terme de son et tout et c’est pour ça qu’on voulait un film un peu plus long qui reprenne plusieurs extraits de chansons, parce qu’on a l’impression de raconter une histoire avec un début et une fin.

Dans votre dernier album vous êtes plus électro que ceux d’avant, est-ce que c’est une volonté de justement continuer cette histoire et d’évoluer vers plus électro ?

Olivia : En fait on a juste attaqué des sons qui nous étaient complètement étrangers, c’était plus comment faire avec des instruments virtuels, et en fait on voulait voir jusqu’où on pouvait aller avec ces sons là, en tout cas on avait ça dans l’oreille, on ne peut pas vraiment expliquer pourquoi on décide d’utiliser des sons électro. On voulait tester nos chansons comme ça.

Je crois que pour réaliser ce dernier album vous avez dû vous couper un peu du monde. Était-ce nécessaire pour vous ?

Dan : C’était une volonté de ma part, j’avais envie de me concentrer que sur cet album, je ne pensais qu’à ça.

C’est une question plutôt pour Dan, tu as pris Jeanne Added sous ton aile, qui venait de sortir un premier album acclamé, je voulais savoir quelle forme a pris cette collaboration par rapport au travail avec les Do, et qu’est-ce qui t’inspire ce succès ?

Dan : Le travail avec Jeanne Added est complètement différent de celui avec Olivia, puisqu’Olivia et moi sommes un groupe et on compose ensemble, donc c’est un groupe à un seul et même cerveau, on a tous les deux un demi cerveau qui fait un cerveau (rires). Jeanne c’est différent, c’est une longue histoire, un jour on était dans la voiture avec Olivia et on est tombé sur un live à la radio qui était exceptionnel, mais qui était très très minimaliste, donc on a contacté Jeanne pour qu’elle fasse notre première partie et après j’ai, pendant on va dire 2 ans, demandé à Jeanne d’enregistrer son disque mais elle ne voulait pas. Mais je lui ai dit laisse moi, laisse moi le faire, et on a enregistré son premier morceau et après on a enchaîné tout l’album, en même temps que l’album des Do, et voilà moi je suis heureux de ce qu’il se passe pour Jeanne aujourd’hui, vraiment, et on l’a vu sur scène il n’y a pas longtemps et j’ai trouvé ça exceptionnel.

(Propos recueillis par Marion Grelier, notre groupe en conférence de presse et moi-même)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *