Groupe à suivre : Empathy Test, les anglais branchés de Londres

Découverts sur Twitter, espace où ils mènent une campagne de promotion assidue, on a trébuché et on s’est acclamé devant le son de deux meilleurs amis londoniens qui jouent sous le pseudonyme d’Empathy Test. Détail.

empathy test« Vite ! File-moi un post-it, je vais oublier leur nom ! », aussi con que ça puisse être, c’est comme ça que le coup de cœur a opéré avec Isaac Howlett et Adam Relf, ces deux jeunes habitants de Londres. « Une histoire d’amour musicale banale », vous nous direz. On vous l’accorde. Tomber amoureux de ces deux artistes qui ne font qu’un quand ils se réunissent autour d’un micro et d’un pad, c’est facile. Et on va faire en sorte qu’on tombe tous in love du même groupe. On essaie ?

Sans prise de tête

« Le meilleur conseil qui nous ait été donné, c’était de faire les choses à notre rythme et de ne pas tout donner tout de suite ». Isaac et Adam, amis de longue date, musiciens depuis des années, ont tardé à créer leur formation. Mais ils persistent à vouloir se poser dans le temps, pour mieux évaluer la distance parcourue et à poursuivre. « Aujourd’hui, tout se consomme si vite que les fans, en particulier, peuvent devenir très exigeants. Et pour combler cette demande, tu as l’impression que tu dois composer constamment. Pour donner le meilleur de nous tout le temps, on veut prendre notre temps », c’est à cette conclusion que sont arrivés les deux anglais.

Mais entre la patience devenue rapidement impatience et le passage à l’acte, il n’y souvent qu’un pas. Des quatre coins du Royaume-Uni en passant par l’Espagne, les deux jeunes compositeurs et musiciens ne se cachent pas l’envie d’aller voir ailleurs. Reading, Glastonbury, Secret Garden Party, Field Day, Bestival, Green Man, Benicàssim, Arenal Sound… autant de festivals qui bottent les artistes à l’étranger. Fervents amateurs de musique française, les deux amis ratissant le terrain, déclarent ainsi tirer leur inspiration « d’artistes qui innovent dans l’electronica ». Parmi eux, ils citent spontanément Jean-Michel Jarre, Air, Daft Punk, Justice et M83. Des artistes qui ont commencé sous le statut indé, comme eux, qu’ils rêvent de côtoyer un jour. S’ils espèrent jouer à Paris « au moins une fois », ce serait pour jouer la première partie de Minuit Machine, leur groupe préféré du moment.

Si du moins ils n’ont pas tous les deux eu l’occasion de mettre les pieds en France – ils entament une tournée en Europe suite à la sortie de leur dernier EP -, ils gardent un œil ouvert sur ce qui fait de mieux autour d’eux. « Empathy Test », leur pseudonyme, justifie leur tendance et penchant pour le cinéma. Tout droit inspiré du film de Ridley Scott « Blade Runner », les deux amis vouent un culte pour les films de science-fiction qui, on l’entend dès les premières secondes d’écoute, et on le voit même dans leur artwork [pochettes d’EPs], impactent leur manière d’écrire et de faire de la musique.

Depuis qu’on est petit, nous sommes des grands fans de science-fiction. Si on pouvait faire la bande-son du prochain Blade Runner 2, ça serait, bien sûr, génial. Malheureusement, la plupart des plus grands films de science-fiction comme Terminator, RoboCop, Aliens, etc., se sont fait ruiner par des mauvais scénarios et une écriture ennuyeuse. Ça serait formidable de composer pour quelque chose de nouveau et d’innovant. Par exemple, Ex_Machina. C’était un super film qu’on a adoré.

N’en déplaise aux sceptiques, les membres du groupe avouent également regarder beaucoup de séries. Et là aussi, on ne pourra pas leur reprocher d’être à la mode : « Game of Thrones et Breaking Bad sont nos préférées ».

Allégresse

On l’a dit, malgré un marché musical toujours en action et en ébullition, nos deux londoniens ont prévu de tracer leur route de leur côté. Une stratégie qui semble à première vue marcher. En 2014, année du lancement du projet, deux EP voient pourtant le jour. Ils se lancent avec « Losing Touch », un ensemble de pop dite « noire », mystique, énigmatique, aux allures visuelles étonnantes. Leur musique, tout droit inspirée du cinéma de science-fiction, laisse entrevoir des influences à la Depeche Mode et semble-t-il bien pipée de The Cure. Avec son artwork bien chelou, les artistes font à nouveau appel au fantastique, aux tests auxquels Leon et Rachael se prêtent dans « Blade Runner ».

Les deux héritiers de la cold-wave, qu’ils réinvestissent à leur manière dans une wave davantage dark fantasy, plus synthétique, imposent leur style et leur image. Pour tenir en haleine son public, le duo sort le 9 décembre dernier, un deuxième Extended Play, appelé « Throwing Stones ». Ce dernier n’ira pas changer les codes qu’il avait alors su imposer à son public : un cocktail explosif.

Ce serait, ce qu’on appelle ici, un Dark ‘n’ stormy. Un mélange de rhum ambré et de ginger beer. Le tout servi avec des glaçons et une tranche de citron vert.

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