L’Age d’Or : « On a voulu mettre en place un voyage immersif à part entière »

Il y a quelques mois nous avions rencontré L’Âge d’Or, un trio artistique nous proposant, plus que la musique, une expérience audiovisuelle unique. Intrigués, on est allés leur poser quelques questions.

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Quelles sont vont influences musicales ?

Valentin. Elles sont assez larges car on vient de formations rock, on a un background classique et même jazz. Maintenant on fait de l’électro donc je pense qu’on peut dire qu’on est éclectiques, on écoute de tout. Après il n’y a pas forcément des artistes particuliers qui nous influencent. Des mecs que je kiffe actuellement ; dans les plus connus tu auras Nicolas Jaar, James Blake, Trentemøller, toute la vague electronica anglaise m’intéresse pas mal, la techno berlinoise, BADBADNOTGOOD qui a été notre révélation, c’est une espèce de groupe hybride qui mélange Jazz, Hip hop. Franchement on écoute tout ce qui sort, même les trucs R’n’b, les derniers Kanye West, M.I.A, Jay-Z, Kendrick, Drake.

Tu parles pour tout le groupe ?

V. Oui c’est à peu près ce qu’on aime tous, après Nico aime beaucoup des trucs plus French touch, Rone, les mecs de chez Infiné, Apparat

Vous m’avez parlé de formation classique ?

V. Oui au conservatoire puis Yohann et moi avons fait musicologie. Nico est celui qui s’occupe de la visu donc il a un autre background en terme de musique et de cinéma.

Alors justement, vous vous présentez comme un projet audiovisuel à part entière, vous pouvez nous expliquer en quoi ça consiste ?

V. Nicolas fait du visuel sur scène pas comme un technicien ni un prestataire, il fait partie intégrante du groupe, en tous cas en live. Il est allé tourner des séquences en Norvège spécialement pour notre live actuel, il n’y a pas de footage qui viens d’ailleurs. On a une création visuelle qui vient de nous et également une installation lumière qui va avec. Donc une fois qu’on a passé la phase studio, on a vraiment un travail à trois où on décortique nos chansons et où on cherche les identités visuelles qui vont avec. On essaie vraiment de créer une symbiose en live. Hier on est allés jouer à Lyon, et on était étonnés car il y avait deux types de personnes. Le premier était plus focus sur ce qu’on faisait nous sur scène, et le deuxième était plus porté sur l’image, sur le voyage qu’on proposait.

Nicolas comment tu procèdes en live ?

Nicolas. Au début j’essayais plus d’accompagner la musique de Yohann et Valentin et puis au fur et à mesure on a trouvé que cela manquait de peps, d’énergie donc on a voulu vraiment relier le son et la vidéo en créant des synchronisations visuelles sur le son. Maintenant j’essaie de créer une autre matière un peu comme un genre de contrôleur piano ou autre qui essaie d’accompagner le tout et de greffer ce mouvement visuel au live. Comme dit Val on a voulu mettre en place un voyage immersif à part entière ; on est partis en Norvège avec des amis pour capter tout ce qui nous fallait pour avoir du contenu et le diffuser en live avec à chaque fois une esthétique et une symbolique propre à chaque musique.

Et tu as des influences au niveau visuel ?

N. Pas mal oui ! Après je ne suis pas forcément dans les influences que je vais diffuser, c’est même plutôt l’inverse. Je suis énormément influencé par le cinéma américain expérimental, Stan Brakhage, les animations a la McLaren, puis le cinéma américain dans sa globalité comme Kubrick.

Comment procédez vous dans la composition d’une track ? Qu’est ce qui vient avant ? La musique ? Le visuel ?

V. La musique vient avant le visuel. Sachant que c’est un projet que j’ai d’abord monté seul, je ne savais pas si j’allais forcément faire du live . J’ai rencontré Yohann au cours des études qu’on fait ensemble et il a posé ses premières parties de batterie sur mon premier EP qui est alors devenu notre premier EP. Il est en fait entré dans la formation live, puis dans l’écriture bien que j’ai quand même gardé ma manière d’écrire à savoir avec un ordi tout seul chez moi pour tout ce qui est parties harmoniques, rythmiques, enfin presque les tracks dans leur intégralité. J’ai adapté ma manière de composer ; je laisse plus d’espace pour laisser le champs libre à Yohann, puis on peaufine le tout ensemble. Le 1er EP était plus instrumental que le 2ème, maintenant on se rapproche plus d’une formation rock, je me suis mis au chant et à la guitare aussi.

Je sais que certains d’entre vous font des études d’ingé son. Est-ce que vous mettez ces connaissances à profit ?

V. Complètement ! Que ce soit connaissances ou matériel, vu qu’on n’a pas de tunes à investir, on fait tout nous même. On veut garder ce côté « fait maison » même si on commence à avoir des studios pro. Il y a également une certaine satisfaction de terminer une œuvre de A à Z, même avec ses imperfections, et de voir sa progression.

Yohann tu viens de Psychosmose, une formation psychédélique, quelles différences peux-tu noter dans ton travail entre ces deux groupes ?

Yohann. L’approche n’est pas du tout la même car le style ne l’est pas non plus. Les rythmes en électro sont différents de ce que j’ai pu faire avec mon premier groupe. Mon objectif est d’apporter des parties riches au rythme régulier de l’électronique. Valentin voulait une batterie acoustique pour justement casser le côté synthétique de la musique électronique.

Quels sont vos futurs projets ?

V. Faire un maximum de dates, sortir un peu de Paris, sortir des titres régulièrement et faire un clip. Toutes les collabs sont les bienvenues !

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