Baden Baden, l’interview

Ils nous avaient conquis en 2012 avec l’album « Coline », les parisiens qui se localisent ailleurs avec leur nom de scène, reviennent avec « Mille éclairs ». A l’Echonova à Vannes, ils donnaient en février un concert gargantuesque où la voix d’Eric fourmille de douceur et de conviction pour nous pétrifier. Rencontre avant le show.

Votre musique renvoie à des images mentales. La pochette de votre dernier album « Mille éclairs » en témoigne.

Eric : C’est toujours un mélange d’accident et d’intuition. Pour la pochette, c’est Carl Von Arbin, il est un suédois et il joue dans le groupe Shout Out Louds. On essaye de se mettre d’accord ensemble sur ce qu’on a envie d’exprimer. Cette photo sur l’album, c’est un accident. En fait, on a fouillé dans ses photos en argentique, et nos univers se ressemblent beaucoup. J’aime bien le côté graphique de son œuvre.

Eric, tu es le chanteur et compositeur du groupe. Que se passe-t-il dans ta tête quand tu écris les chansons ?

Eric : Quand j’écris les textes, je me fais des images. Sans vouloir les imposer, je me fais mon film dans ma tête. On a fait la moitié de l’album à Paris, l’autre au bord de la mer et du coup il y a des chansons qui reprennent ce sentiment frénétique de la ville de Paris, tout le temps en ébullition. La ville nocturne est très présente. Et à l’opposé, il y a eu une rupture radicale qui était recherchée : vivre au bord de la mer dans un petit village de cinquante habitants. Il y a deux chansons qui parlent de ça, de départ, d’isolement et de cette nature où tout d’un coup l’horizon s’ouvre.

Vous êtes un cocktail, celui que vous avez bu en voyage, en tournée, hier soir ou à midi. Lequel vous vient en idée là maintenant ?

Eric : Ce serait pas trop original, mais pour moi ce serait la bière… Du vin rouge… Du vin blanc ?

Julien : Moi le vin blanc ça me fait mal au ventre. Un whisky coca, je pense.

Gabriel : Tout ce que mes collègues ont cité, avec de la vodka peut-être. Mais on est davantage bière. Mais le tout avec modération (rires) ! Mojito c’est bien aussi.

Quand on écoute votre son, on vous imagine bien en Amérique latine…

Eric : On va y aller, justement !

Gabriel : On a une tournée en Amérique du Sud, là.

C’est super, non ?

Eric : Ça fait partie des choses assez inattendues, parce qu’on n’imagine pas qu’il y a une scène indé pour nous là-bas. Et en fait il parait que si !

Gabriel : Ce qui est en tout cas confirmé, c’est des dates en Équateur et en Colombie.

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En attendant, les autres dates :

18.04 – Festival Disquaire Day – Paris

28.05 – Le Marché Gare – Lyon w/ Faik

29.05 – L’escale – Saint Genis les Ollières (69) w/ Faik + Talisco

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