Divergente 2 : une rébellion bien molle

L’adaptation du deuxième tome de la saga best-seller est enfin arrivée sur nos écrans. Si le premier volet avait des raisons de nous réjouir, Divergente : l’insurrection ne nous donne même pas envie de voir la suite.

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Après avoir vu sa mère et son père se faire tuer, et commis l’irréparable, Tris n’est plus la même. Mais pas le temps pour elle de culpabiliser : elle doit réussir à défier Jeannine, la froide et cruelle érudite qui veut reprendre le contrôle de toutes les factions grâce à une boîte mystérieuse. Accompagnée de Quatre, son fidèle (et très patient) petit ami, elle va défier une nouvelle fois ses plus grandes peurs et défendre la cause des divergents.

Factions sans action

Comme souvent dans les sagas, le deuxième opus est le plus bancal. Mais ici, bancal est un euphémisme. Les aventures de Tris et Quatre commencent déjà à se répéter, voire à s’essouffler. Aucun retournement, aucune action n’arrive à nous tirer la moindre surprise. L’intrigue est assez convenue, le schéma s’apparente à du déjà-vu. Les personnages sont assez peu creusés, et il est difficile de s’y attacher. De même pour les factions Sincères et Fraternels, qui sont évoquées sans être décrites en profondeur, alors qu’elles présentent des caractéristiques intéressantes. La visite chez les Sans-factions, pourtant un pilier de l’intrigue, relève presque de l’anecdote. Ces nouvelles découvertes de l’univers de Divergente sont cependant les passages les plus accrocheurs de ce long-métrage. La fin, quant à elle, arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Certains fans des livres originaux seront peut-être surpris face à ce dénouement assez lisse.

Casting à l’épreuve

L’insurrection se présentait comme un film plus introspectif, qui traduisait les sentiments contradictoires de l’héroïne. Mais le casting, pourtant constitué d’acteurs connus, n’arrive pas à nous convaincre. L’amour entre Quatre et Tris est assez fade, le sentiment de culpabilité n’est qu’à moitié développé, la scène de confession de Tris ferait presque sourire tellement elle semble surjouée… Dommage pour l’actrice Shailene Woodley qui a pourtant prouvé une fraîcheur et un certain talent depuis plusieurs mois. Theo James n’est que très peu mis en valeur dans le rôle de Quatre, se contentant d’être dans l’ombre du personnage principal. Mais avec sa patience face aux actions peu pertinentes de son amante, le personnage de Quatre s’attire plus facilement la sympathie du spectateur. Ce deuxième volet a aussi mis les petits plats dans les grands. Chaque faction est représentée par un acteur de haut niveau : l’actrice oscarisée Octavia Spencer pour les Fraternels, Naomi Watts pour les Sans-factions… Mais ce casting bling-bling n’arrive pas à remonter le scénario vide et la mise en scène convenue.

Cette déception est d’autant plus grande qu’elle n’était pas prévue. Divergente s’inscrivait dans les adaptations young-adult avec une héroïne bad-ass, une vision critique du monde qui peut faire réfléchir les jeunes publics, et de l’action spectaculaire. Mais entre ce deuxième film franchement mitigé et la division du troisième tome en deux films, Divergente commence déjà à lasser.

Espérons que le troisième long-métrage ne nous donnera pas envie de nous rebeller… contre la saga.

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