In the Canopy : « On est bouillant pour conquérir le monde »

In The Canopy, quintette parisien oscille entre la douceur et l’apaisement d’un cours d’eau et les braises et la chaleur d’un feu de cheminée dans leur nouvel EP The Light Through, paru le 13 février 2015. Nous les avons croisés lors de la release party au Pan Piper à Paris.

1009629_581349445280811_2035933744_oAvec la release party de ce soir, comment ça va ?

Maxime : La forme. Après avoir toussé, ça va bien. On s’est bien préparé en tout cas. On a bien bossé.

Pas de stress alors ?

Joachim : Aucun (rires). On a appris à dire que c’était de l’envie quand c’était du stress.

in the canopy
Le trésor français In The Canopy était en forme au Café de la Danse. Photo: Adjo.

Qui écrit les textes dans le groupe ?

Erwan : En fait, c’est une musique instrumentale. Enfin, t’as pas écouté avant donc ça tombe mal mais … Non, c’est pas vrai (rires).

Siiiii, j’ai écouté en plus !

Joachim : (rires) ça dépend des morceaux. Pour l’instant, c’était surtout des morceaux qui étaient écrits par Thomas et moi. Là, maintenant Erwan compose aussi des morceaux. Quand on compose on arrive chaque fois avec tout un arrangement, tout plein d’idées pour tout le monde, le texte, la musique, la mélodie. Et après, chacun se réapproprie sa partie comme il le souhaite.

D’accord, c’est un vrai travail de groupe. Et du coup, je voulais aussi vous demander, pourquoi avoir choisi l’anglais ?

Thomas M. : C’est pas vraiment un choix. À l’époque, on avait pas trop étudié le marché si tu veux (rires). On était un peu naïf, on s’est pas posé la question. C’est la culture de ce qu’on écoute. C’était un point de départ. Et puis, il y a quand même un peu la trouille de s’attaquer à la langue française. C’est un peu intimidant.

Erwan : La sonorité de la langue aussi est différente, le mariage entre la musique, la langue et l’intonation qui change du coup c’est peut-être pour ça qu’on a choisi l’anglais.

Joachim : J’ai commencé par le français avant de vouloir commencer par l’anglais pour être sur scène parce que je trouvais aussi que ça mettait un peu en distance et que ça permettait de se consacrer sur la musique. Maintenant, je retrouve l’envie d’être un peu plus frontal avec le public et de redire des choses que les gens comprennent.

Du coup, vous allez rechanter en français ?

Joachim : Oui, déjà ce soir, il y aura une première touche. Du coup, on est en train de vendre la mèche là ?

Joachim, la première chanson que t’as écrite, elle portait sur quoi ?

Joachim : Je crois que la première chanson sur laquelle on s’est rencontré, j’ai un souvenir de New Six ou No room for you.

Thomas M. : Il y avait une chanson qui disait « dégage, je veux plus te voir » une chanson un peu énervé quoi. Tu vois ?

© Marylene Eytier
© Marylene Eytier

Oui, je vois et je sais qu’on vous a déjà posé la question mais est-ce que vous pouvez définir l’Art Rock ?

Thomas C. : Une filiation avec la musique progressive des années 70. L’énergie du rock et la puissance émotionnelle planante des musiques plus progressive et psyché. Et c’est aussi un style qui a commencé dans les années 70 et qui est très actuel comme Tame Impala, Forever Pavot.

Vous avez une fanbase sur laquelle vous pouvez compter, c’est notamment grâce à elle que vous avez pu financer votre nouvel EP, vous le ressentez comment ?

Thomas C. : C’est juste nos parents (rires).

Joachim : Par rapport à plein de groupes qui buzzent mais qui font un feu de paille qui est vite consommé par le milieu de la musique, avec des journalistes qui passent à autre chose rapidement, nous on a une histoire qui s’inscrit plus dans la durée. On a une fanbase, qui est pour l’instant relativement encore restreinte mais vraiment solide. Évidemment, ça a commencé par la famille et les potes mais là ça s’étend vraiment à des gens qui nous tombent dessus, qui nous lâchent pas et qui nous suivent. Je crois qu’ils n’aiment pas que notre musique mais aussi l’univers qu’on dégage et peut-être les personnalités qu’on est et qu’on exprime à travers notre musique. C’est pas juste des gens qui viennent consommer du son et qui repartent chez eux comme ça, il y a une vraie relation assez intime avec les gens qui nous suivent.

J’adore Crystal Ball et Keeping an Eye du nouvel EP et je m’interrogeais sur la manière dont vous l’aviez conçu ?

Joachim : Dans l’EP, il y a des morceaux qui sont assez vieux qu’on joue depuis le début avec Thomas quand on s’est rencontré il y a six ans. Et, il y a des morceaux plus récents comme 1,2,3,4 Hands et Crystal Ball. C’est un petit peu la fin de la première phase pour nous cet EP. On a couché sur CD des morceaux qu’on jouait depuis longtemps pour passer à une nouvelle phase de mise en place de nouveaux morceaux qu’on joue pas du tout sur scène pour l’instant pour un éventuel album l’année prochaine.

Erwan : C’est des morceaux qui ont tous évolué comme In the Attic. On a l’impression d’avoir fini, entre le premier EP et celui-ci, tout ce qui était existant dans le magma du début, dans le bouillon qui nous a fait naître. Cet EP là a vraiment une patte plus mature avec à la fois des moments très acoustiques, très simples même doux et des moments très forts très puissants avec des gros synthé, la grosse batterie, des gros sons de guitare, etc. On a vraiment là sur cet EP toute cette palette là qui est représente et de ce qu’on est tous à cinq et des émotions qu’on partage ensemble. C’est un peu l’EP de la maturité.

Vous avez quelques anecdotes à nous raconter ?

Joachim : Alors en fait, Thomas sort avec Erwan, Erwan avec Max, Max avec moi et moi avec Thomas mais personne ne le sait (rires). Lors de notre résidence en Bourgogne, on avait fumé beaucoup de cannabis (rires),on était dans la forêt et le son du vent qu’on entend au début de l’EP, c’est Max qui l’a enregistré en pleine nuit, avec son portable, on était un peu fracas, il était bien tard.

C’est la dernière question, est-ce que vous êtes prêt pour la tournée ?

Joachim : On est chaud bouillant !

Thomas C. : On a commencé à travailler avec un tourneur qui s’appelle Azimuth qui est très très bon et on espère très bien travaillé avec eux. On est très fier de bosser avec eux. Ils nous ont permis de rencontrer de belles personnes aussi. Nous on a une nouvelle équipe technique depuis peu et on est très content de travailler avec eux. Dans le dispositif itinérant, on va surement avoir beaucoup de concerts en Ile-de-France. Voilà, ça commence bien là, on a deux dates, le 27 février à Massy en première partie de Baxter Dury et le 7 mars à Tremblay Lès Gonesse.

Joachim : On est bouillant pour conquérir le monde.

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Avec The Light Through, il n’y a plus de disjonction entre le rêve et le réel. Nous sommes comme propulsés dans une bulle hors temps, peu importe le lieu puisque nous sommes avec In the Canopy.

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