Vincent n’a pas d’écailles : le choix de la rédaction

Laissez votre costume d’Aquaman au placard, le premier long-métrage de Thomas Salvador met en scène un héros « 100% bio » et totalement poétique !

347644Les premières impressions quant à Vincent n’a pas d’écailles, peuvent facilement nous laisser sceptiques, surtout lorsqu’on voit le projet se targuer d’être le premier « film de super-héros français et garanti 100% sans effets numériques ». Mais détrompez vous! En donnant une chance au premier long-métrage de Thomas Salvador, les doutes laissent peu à peu place à une certaine curiosité. Puis, au fil du film, de cette curiosité naît une certaine magie qui enchante petit à petit le spectateur pour le bercer dans un monde enchanteur aux élans de merveilleux.

Pur produit du cinéma français dans ses choix artistiques, le film prend son temps afin de bâtir une histoire simple dans un environnement, tant visuel que sonore, charmeur. Il y est question de Vincent, un homme reclus aux capacités extraordinaires dès lors qu’il se retrouve en contact avec l’eau. Au cours d’une de ses errances, il rencontre Lucie, jouée par la charmante Vimala Ponsqui le fait peu à peu sortir de sa solitude et de ses secrets.

Mais comme pouvait le laisser penser la communication autour du film, les étranges capacités de Vincent n’occupent pas une place si prépondérante dans l’œuvre finale. Non, les étranges capacités de Vincent servent davantage de prétexte à des situations aux registres variés plutôt qu’à des scènes de démonstration de force ou d’effets numériques. Le long-métrage se veut donc plus comme une romance, empruntant autant au genre du fantastique que du burlesque pour finalement accoucher d’une oeuvre aérienne.

Ainsi, les habilités du protagoniste se dévoilent dans un premier temps dans des scènes soignées, au petit message écolo, qui se transforment rapidement en tableaux où la contemplation est de mise. La nature fait désormais partie intégrante du film et en devient presque un personnage à part entière aux multiples visages, prenant les traits des gorges du Verdon ou d’un renard peu farouche. Puis, les pouvoirs du personnage incarné par Thomas Salvador apparaissent dans quelques scènes aux penchants burlesques que le réalisateur motive par ses maîtres Chaplin ou Keaton. Les deux amants aux faux airs d’adolescents, filant un amour idyllique, se cherchent puis se trouvent et se découvrent enfin dans d’amusantes scènes, aussi cocasses que touchantes. Bien que leurs prises de paroles soient rares, elles sont pourtant minutieusement disséminées tout du long des 78 minutes du film pour préserver l’aspect contemplatif et  poétique du film.

Avis aux amateurs de singularité cinématographique, le premier projet de Thomas Salvador pourrait bien faire de l’ombre au monstre Avengers 2 pour les plus rêveurs d’entre nous.

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