Den House : « Dans notre musique, il y a à manger pour tout le monde »

Den House est un groupe de musique aux influences pop anglaise, aussi contrasté et calme en studio qu’énergique sur scène. Afin de mieux les découvrir, on a causé, stylos et bières en main, avec Matthieu (chant et guitare) et Kevin au synthé.
DEN HOUSE
De gauche à droite: Kevin et Matthieu soumis à notre virulent interrogatoire.
Efflo : Salut les gars ! Pour commencer, est-ce que vous pouvez nous raconter l’histoire du groupe ?

Matthieu : En fait on était deux au démarrage avec Aliocha, le bassiste et on a rencontré Odilon et Kevin qui sont venus nous rejoindre. Et ensuite on a continué l’aventure à quatre. C’est un peu le prolongement de ce qu’on voulait faire en duo. Pas la même musique, mais simplement on a trouvé un nouvel équilibre où on a plus de pêche sur scène. On apporte plus d’énergie.

Vous voudriez enrichir votre son avec de nouvelles sonorités ?

Den House : On a toujours des envies mais il faut être raisonnable dans ce qui est faisable et « tournable ». Parce que plus on est nombreux et plus il est difficile de trouver des dates. La formule à quatre est vraiment idéale. On a en terme de texture tout ce qu’on souhaite, on a un ordinateur pour tout ce qui est électronique puis des PADs.

Justement, quelles sont vos influences ?

C’est très large. Ça commence avec les Beatles pour le côté pop. Après il y a Sparklehorse, The Notwist, Earth Wind and Fire, Metronomy…on met des couleurs post-rock des fois !

Comment se passe une journée de répète entre vous ?

Kevin : Ça se décline en plusieurs processus. En fait, quand on est en phase de création, c’est Matthieu qui est un peu le cerveau du groupe. C’est lui qui compose de manière générale. Il ramène du coup l’ambiance de chaque titre et nous on est là pour amener la touche finale, comment on va faire tourner le pattern [ndlr: rythme], on essaye de donner la dernière couche. Et plus ça va, plus on rentre dans ce processus là, c’est à dire qu’on a de plus en plus de marge, nous, musiciens de Den House, pour intervenir dans les titres.

Comment se présente votre prochain et premier album ?

Matthieu : On travaille dessus. Il n’y a pas encore de date définies. On enregistre un maximum de titres pour ensuite faire une sélection et organiser au mieux l’album pour qu’il y ait une cohérence.

Racontez-nous l’histoire du clip de Moon Drive.

Matthieu : Alors moi je vis à la campagne et j’aime les grands espaces. J’aime la nuit, j’aime la solitude de la nuit, et en fait en se promenant la nuit on s’est dit : « faudrait qu’on fasse un clip dans les bois, ce serait super de nuit ». Et donc on a imaginé ce trajet à travers la forêt avec des personnages un petit peu surréalistes. Mais on ne vous dévoilera pas le nom de la femme nue !

Et que raconte le scénario du clip ?

C’est l’histoire d’un mec qui se fait guider pour retrouver le chemin de l’endroit où il se sent bien. On ne va pas dévoiler la fin du clip sinon les gens ne vont pas le regarder (rires). Mais plus sérieusement, c’est la recherche de l’endroit où le gars qu’on ne voit pas d’ailleurs se sent bien. Tout est subjectif. Il rentre en fait dans la DEN HOUSE… « Den »  veut dire refuge en anglais.

Il est où ce refuge ?

C’est vers Reims, mais on ne dévoilera jamais l’endroit. C’est un endroit super où on se retrouve pour faire de la musique, enregistrer,
pour faire des bouffes, on picole et on va faire les fous dans la forêt…

Bon, lequel d’entre vous se tape la femme nue ?

Non mais après si on le dit… On ne peut pas dévoiler ce secret, on est tenu de garder son anonymat jusqu’au bout. Tu nous auras pas, déjà à Reims on se fait harceler tous les jours, on reçoit plein de mails de gens qui veulent savoir ! (rires)

Den House en concert au Nouveau Casino le 14 janvier après 3 jours de résidence. Événement Converse – Avant Poste.

Votre musique n’est pas engagée. Elle parle de quoi ?

Ça parle un peu d’amour. Le dernier titre, c’est l’histoire d’une bagarre. C’est un mec qui est dans la rue énervé et qui rencontre un autre gars comme lui, qui n’est pas très bien. Pour le clip de Moon Drive, c’est un peu notre histoire, partir la nuit en haut de la colline au milieu de la forêt là où tu seras tranquille. Pas de textes en français de notre côté, ça vient sans doute des sonorités de british-pop avec lesquelles on a été bercé.

Jusqu’à présent, vous avez fait quoi comme grosses scènes ?

Les Francofolies. le festival Chorus à la Défense où on avait même été sélectionnés pour le Prix Chorus c’était très sympa ! Le Cabaret Vert. On a fait les Bars en Trans, la scène était pas grande mais une super ambiance. Les Trans on aimerait bien les faire, si Jean-Louis Brossard nous entend !

Vous avez connu des trucs emmerdants sur scène ?

Matthieu : Ouais, ça arrive toujours. Je suis souvent angoissé, une corde peut toujours casser… Je fais parfois des fausses notes, ou parfois je peux oublier des paroles, l’erreur est humaine !

Kevin : Quand un tabouret clavier descend d’un seul coup c’est marrant aussi… Quand tu perds 30 centimètres en une seconde c’est drôle (rires). Des petits moments de solitude mais ça passe vite.

Vous avez déjà joué avec d’autres musiciens ?

On a déjà joué avec les Bewitched Hands, on a chanté un peu pour eux en concert. On les a fait chanter sur un titre qu’on peut trouver sur internet, Stop Them. On a fait une reprise des Shoes ! Tout le monde se connaît à Reims.

Y a t-il une ville, un public, qui vous a marqué plus qu’un autre ?

Le public Rémois est très difficile… il y a même des histoires qui disent que les anciens chanteurs venaient à Reims pour tester leurs nouveaux lives. C’est un public très difficile. Quand ça marche à Reims ça marche partout ! Sinon aux Bars en Trans à Rennes il y avait une bonne ambiance. Sur la route de La Rochelle pour les Francofolies où on s’est retrouvé pas mal de fois dans des petits concerts très sympas. On veut se faire plaisir, c’est génial d’avoir l’opportunité de voyager de ville en ville et rencontrer plein de gens.

Qu’est ce qu’on peut vous souhaiter à l’avenir ?

Une autre bière on est bien là (rires) ! Non on veut faire plein de tournées et s’amuser. Ça porte malheur de dévoiler ses vœux ! On veut faire des belles scènes, pourquoi pas avoir une prod’, voilà tout ce qu’on peut souhaiter.

Propos recueillis par Léonard et Said.

________

Den House, nouvel EP A Wander In A Trance sorti le 5 mai 2014. Les contacter sur Facebook et Twitter, les écouter sur Soundcloud.

Laisser un commentaire