Oso Leone : « On essaie d’être honnêtes quand on fait notre musique »

Les espagnols d’Oso Leone partaient à la conquête du public des Trans Musicales de Rennes samedi 6 décembre. Créé en 2010, le groupe a offert un pop éthérée et une atmosphère planante au public du Parc Expo. Transportées par leur album Mokhagora, on a profité de leur quatrième venue en France pour les interviewer.

Pour commencer, votre nom est plutôt intriguant ! Oso Leone a une signification particulière ?

Non, ça n’a pas un sens important. Nous aimions ce nom, c’est tout !

Vous avez produit votre premier album Mokhagora en avril 2013. Rien de nouveau depuis cette date ?

Si, on enregistre des nouvelles choses en studio. Peut-être un nouvel album en septembre prochain…

Quel est votre processus de création ?

On n’a pas vraiment de méthode. On cherche à trouver la bonne façon de faire pour chaque création, que ça fasse une chanson réussie. Souvent on enregistre des sons et après on se dit « c’est bien » ou « c’est pas bien ». Quand on a quelque chose qui nous plaît, on travaille dessus, on développe les idées et les sentiments qui nous paraissent bien. Mais il faut que ça ait du sens aussi. Finalement c’est dur pour nous de dire « Allez hop, on fait une chanson ! ».

Vous avez besoin de combien de temps pour créer une chanson ?

Ça dépend… Parfois c’est facile et rapide, et puis parfois tu n’as pas le contrôle et ça prend du temps. Pour Mokhagora, certaines chansons ont pris deux ans. C’est un long processus. Parfois on laisse les musiques grandir toutes seules. On n’aime pas se fermer les portes.

La voix arrive souvent longtemps après le début de la chanson. C’est pour créer une sorte d’atmosphère planante ?

C’est rien de prétentieux en tout cas. C’est quelque chose de plutôt naturel pour nous de laisser le temps au public de rentrer dans la chanson, et puis nous aussi. Je crois qu’on n’avait pas réalisé en fait… On ne pensait pas aux gens qui nous écoutent ! (rires)

Pour vous, quelle est votre force ? Ce qui fait votre différence ?

On essaie juste d’être honnêtes quand on fait notre musique. De ne pas nous comparer aux autres groupes, de ne pas prétendre être supérieur.

Y a t-il a un artiste français que vous aimez particulièrement ?

On adore Serge Gainsbourg ! Il y a Nino Ferrer aussi. Et puis on aime particulièrement l’électro pop français des eighties ! Peut-être des artistes africains avec des bonnes percussions…

Des percussions africaines ? C’est une influence pour vous ?

Évidemment, c’est une influence. On aimait déjà beaucoup cette musique mais maintenant qu’on travaille sur notre nouvel album, on en écoute beaucoup. On s’en inspire beaucoup et l’écouter dans ce cadre est une façon différente et les sentiments sont différents, on s’ouvre plus à la musique. La musique africaine est super intéressante. C’est une sorte d’énergie différente et très dure à expliquer…

Si vous deviez choisir trois mots pour décrire votre musique, ce seraient lesquels ?

Ce n’est pas facile comme question… Le rêve d’abord… (réflexion) Et puis peut-être intérieur et extérieur (rires) ! Quand tu fais de la musique, c’est à la fois quelque chose de personnel et du partage, tu chantes pour les gens aussi.

Vous êtes plus studio ou scène ?

C’est des expériences complètement différentes. Quand on enregistre l’album, on parle plus d’une image précise qu’on garde en l’enregistrant. Un live c’est plus un moment où on peut jouer avec les autres membres du groupe, on transforme nos chansons et on joue des chansons qui n’existent pas (rires).

Comment vous sentez-vous à l’idée d’ouvrir cette quatrième nuit des Trans Musicales ?

C’est super cool parce que ce festival a une réelle histoire. Oui… C’est vraiment top !

Propos recueillis par Adèle Urvoy et Anais Seznec.
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Crédit: Carlota Guerrero.

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