Pablo Nouvelle : « Ma première fois en France je la dois aux Trans »

Pablo Nouvelle jouait vendredi 5 décembre 2014 à l’UBU, à Rennes, à l’occasion des 36èmes Rencontres Trans Musicales. Il a servi un set teinté de soul et de touches de hip-hop au public venu en nombre. Nous l’avons interviewé une heure et demi avant qu’il monte sur scène.
unnamed
Fabio Friedli AKA Pablo Nouvelle, impatient de quitter l’interview pour rejoindre la scène.

Ton nom d’artiste est un hommage à l’architecte Jean Nouvel mais aussi à la nouvelle vague cinématographique des années 60. Tu t’intéresses au cinéma ?

Oui ! En fait j’ai étudié le film d’animation. Et j’ai étudié l’architecture aussi mais pas longtemps, six mois je crois. J’ai arrêté pour me lancer dans la musique.

Et tu ne regrettes pas ?

Ah non ! C’était en 2006, j’ai tout arrêté pour jouer dans un groupe. Et Pablo Nouvelle c’est un projet qui existe depuis trois ans. Mais c’est clair que l’architecture c’était pas ce que je voulais faire de ma vie finalement.

Comme tu nous l’as dit, tu as étudié le film d’animation et l’architecture. Mais qu’est-ce qui t’as vraiment poussé à te lancer dans la musique ?

Je me suis toujours intéressé à la musique, j’ai toujours joué des instruments, c’était mon truc ! La vraie question c’est pourquoi je ne suis pas allé étudier à l’école de jazz. Mais c’était pas vraiment une option à ce moment là, même si j’ai beaucoup d ‘amis qui ont fait ça, c’était pas mon chemin parce qu’après ça tu sais parfaitement jouer du jazz, de la bossa nova, etc. mais t’as plus ton propre langage, ta propre signature.

Ton titre Poison (ft Tillae) a été remixé par Calibre. Ça te fait quoi de voir que ta musique en inspire d’autres ?

Normalement c’est moi qui fais les remix des chansons des autres. Du coup c’est bizarre pour moi de voir les rôles s’inverser. Quand on fait des sessions avec des gens, on écrit ensemble mais moi je ne fais que l’instrumental. Donc si on remixe la chanson, je ne suis même plus dedans parce qu’il y a un nouvel instrumental, ils prennent juste les voix. Il y a mon nom mais il n’y a plus mes sons dedans. C’est assez bizarre… mais j’aime que ça tourne comme ça ! C’est un échange !

Quand tu composes, ça se passe comment ? C’est quoi tes inspirations ?

Je m’inspire des autres artistes. Par exemple si je garde en tête une chanson où j’adore la batterie, et ben je vais faire une batterie comme dans cette chanson. Et puis après, inspiré par cette batterie, je vais essayer de trouver des harmonies qui vont avec. J’ai plus des influences musicales que visuelles.

Est-ce qu’il y a une personne avec qui tu aimerais travailler en particulier ?

Il n’y en a pas qu’une, il y a plein de monde ! Je vais souvent à Londres, y a plein de talents là-bas. J’ai d’ailleurs eu la chance de travailler avec Lulu James. Au départ je ne connaissais personne là-bas. A chaque fois que je vais à Londres je vais bosser avec ceux que j’ai pu rencontrer mais aussi des nouvelles personnes !

Est-ce qu’il y a eu quelqu’un qui a vraiment été le déclic pour toi, qui t’a poussé à faire ce que tu fais aujourd’hui ?

C’est difficile à dire… Je me souviens que le premier disque que j’ai acheté c’était un disque de drums ethnique. Un truc qui venait d’Afrique. Avec des voix qui faisaient écho à un meneur. Mais après ça s’est développé, j’ai écouté les Backstreet Boys et toute cette merde ! (rires). J’ai aussi écouté beaucoup de hip-hop, du soul mais aussi de l’électro et du rock. Je crois que ça a été important que j’ai toutes ces influences, tous ces différents genres.

Tu as été très branché hip-hop à un moment. C’est fini ?

Ce n’est pas fini mais beaucoup moins, j’évolue. Mais je joue encore du piano dans un groupe de hip-hop en Suisse.

Pour toi, c’est quoi les Trans Musicales ?

Honnêtement, je ne connaissais pas grand chose sur le festival, c’est la première fois que je joue en France.

T’en attends quoi ?

J’espère que ça va être bien sur scène ! Mais on ne peut jamais savoir avec un festival show case comme celui-ci. Tu peux exploser ou ne voir aucun changement. C’est un peu le hasard aussi.

Propos recueillis par Adèle Urvoy et Anais Seznec.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *