L’année cinéma vue par les rédacteurs

Après une année 2014 exceptionnelle passée auprès d’un cinéma français, européen et international, notre équipe tire sa révérence devant un grand cru de longs-métrages de qualité.

Sélection de : Lucile

« Les Combattants »

Alors que l’année se clôt sur de belles propositions cinématographiques du côté français, Les Combattants sera l’une des réalisations à ne pas laisser au fond de votre armoire. Le dernier film de Thomas Cailley nous prend aux tripes, nous laissant entrevoir une jeunesse désabusée mais courageuse.

« Jimmy’s Hall »

Du côté de l’Irlande, rien ne va plus. Ken Loach reste dans le même registre avec son ultime réalisation Jimmy’s Hall. Il y fait basculer deux visions sur la génération des années 30 en Irlande, la désillusion face à l’embargo de la religion et l’espoir de tourner la page d’un pays longtemps resté divisé.

« White God »

La chose mérite d’être réfléchie. White God est le sixième film de l’Hongrois Kornél Mundruczó récompensé du prix Un Certain Regard à Cannes cette année. Si « la musique adoucit les mœurs », ici en l’occurrence, elle adoucit les meutes. Un film abouti et une photographie magnifique qui met l’accent sur les relations dévastatrices et parfois complémentaires entre humains et animaux.


Sélection de : Louise

« Interstellar »

Avec son dernier long-métrage, Nolan nous fait littéralement décoller. On se perd entre réalité et science-fiction, entre amour et action, le tout dans un paysage somptueux et ponctué de musiques à couper le souffle. Un coup de cœur comme on en voit rarement.

« Mommy »

Pour une fois, Dolan met tout le monde d’accord avec le saisissant et lancinant Mommy. Un ode à une relation mère/fils à la fois dure et tendre qui ne laissera personne indifférent. Des acteurs ahurissants par leurs talents et leurs justesse : un véritable coup au cœur.

« Respire »

La réalisation n’est pas parfaite, l’histoire à quelques incohérences, mais pourtant. Ce dernier film de Mélanie Laurent est oppressant, angoissant, criant de vérité avec une fin à la fois inévitable et surprenant. Un coup de poing, violent, qui fait réfléchir.

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Sélection de : Simon

« The Rover »

Réalisateur d’Animal Kingdom sorti il y a 4 ans, David Michôd filme ici un homme à bout, traquant sans merci le voleur de sa voiture afin de retrouver le contenu qui se trouvait dans son véhicule. D’une lenteur exacerbée, d’une simplicité efficace et d’une violence inouïe, le film est au final un splendide western dans une société effondrée.

« Enemy »

Tourné avant Prisoners, le dernier long-métrage de Dennis Villeneuve n’est sorti finalement qu’un an après. Cette année supplémentaire de tournage s’est avérée très efficace puisqu’elle a permis de peaufiner les moindres détails de ce puzzle des plus retords.

« Les Poings contre les murs »

Flirtant avec l’aspect documentaire, le dernier film de David Mackenzie met en scène le transfert d’un jeune délinquant dans une prison pour adulte.  Jack O’Connell signe ainsi son passage à l’âge adulte dans un film d’une rare violence sur le milieu carcéral.

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Sélection de : Charlotte

« Only Lovers Left Alive »

L’alliance du sublime et du fascinant. Le film le plus marquant de l’année en ce qui me concerne. L’image nocturne est superbe, le film se déroule comme une tranche de vie portée par des acteurs magnifiques d’étrangeté et rythmée par une musique véritablement excellente.

« Dallas Buyers Club »

Une histoire positive et pleine d’espoir sur un sujet aussi terrible que le SIDA, qui s’applique à montrer la lutte pour la reconnaissance à travers des personnages poignants. Des Oscars mérités pour Matthew McConaughey et Jared Leto… sans conteste l’un des  meilleurs films de l’année.

« Interstellar »

Choix difficile pour cette troisième place, Nightcall, Gone Girl et Les Gardiens de la Galaxie (oui ce n’est pas le même style) m’ayant eux aussi marquée de façon très positive. Mais voilà, voir Interstellar en IMAX et avoir l’impression de décoller en même temps que l’équipage du vaisseau, se laisser emporter dans un film de 3h49 sans s’ennuyer une seule seconde, tout cela valait bien la place.


Sélection de : Marion

« Mommy »

Le film de Dolan est une bouffée d’air frais, à la fois touchant et sincère, il nous plonge dans un univers particulier, souvent inconnu du plus grand nombre. La BO exceptionnelle contribue pleinement à la beauté de la prestation. Celine Dion et Lana Del Rey n’ont jamais aussi bien résonné.

« Gone Girl »

Si Gone Girl fait souvent l’unanimité, c’est grâce à son scénario terrifiant qui dénonce la folie des médias et de l’humain en général. La réalisation de David Fincher est un thriller angoissant, qui regorge d’une puissance impressionnante avec un jeu figeant d’acteurs.

« Yves Saint Laurent »

J’ai aimé la réalisation de Lespert parce qu’elle est l’avènement définitif de Pierre Niney; la symbiose entre un acteur de génie et un personnage mythique. La mimétique est parfaite et Galienne excelle aussi bien que son camarade de la Comédie Française. Leur relation et leur univers unique font l’objet d’un réalisme impressionnant.


Sélection de : Prudence

« Her »

Une œuvre de science fiction futuriste et dramatique brillante sans jamais tomber dans le déjà-vu, la caricature ou le sombre pessimisme sans mélodrame ni sentimentalisme. Spike Jonze a frappé fort à nouveau en nous livrant ce chef d’œuvre exquis tant par sa beauté esthétique que son récit intelligent et poignant.

« The Grand Budapest Hotel »

On ne se lasse jamais du style formaliste d’Andersen qui joue sur les genres offrant un remarquable dynamisme à son histoire. Une véritable friandise oculaire. On attend son parc d’attraction avec impatience pour plonger tout entier dans ce généreux gâteau fruité enrobé de chantilly et de glaçage rosé.

« Saint Laurent »

Il fallait bien un biopic réussi sur notre fierté de la mode nationale. Un film de metteur en scène qui met enfin en avant le métier de petites mains ainsi que les collections magnifiques du créateur de génie naïf et dépressif dont il est plus judicieux de montrer le travail plutôt que les frasques d’un jeune premier capricieux et toxicomane. Un film qu’on espère être récompensé aux Césars 2015.


Sélection de : Clémentine

« Her »

Ce film futuriste vient nous montrer que des relations virtuelles peuvent devenir bien plus émouvantes que des relations « réelles » et nous donner des frissons tout le long du film grâce à un Joaquim Phoenix au sommet de son art, touchant et sincère. Jamais pathos, Her reste dans nos têtes pendant des jours sans jamais quitter nos pensées. Un bijou.

« States of Grace »

Un thème de société abordé avec finesse et délicatesse, sans jamais devenir ridicule. Un film intimiste qui nous plonge dans une réalité douloureuse avec des personnages brisés par la vie mais tous plus attachants les uns que les autres. On salue la performance d’Alison Brie toute en justesse du début à la fin. States of Grace nous donne envie de profiter de la vie que l’on a.

« New York Melody »

Le feel-good movie de l’été. Sûrement moins ambitieux et moins époustouflant que la majorité des productions de l’année, le cœur l’emporte sur le reste. Le thème principal qui est la musique offre à ce film une saveur très particulière. On ne se lasse pas d’écouter la bande originale.

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