#Trans2014. Premiers émois

   Depuis trois ans maintenant, il bat chaque année son record d’affluence. Ils étaient 60 000 spectateurs en 2012, 62 000 en 2013 et 64 000 cette année. Le temps est venu pour Efflorescence Culturelle de vous raconter sa première expérience aux mythiques Trans Musicales de Rennes.Les Trans, c’est partout dans Rennes

Mobilisée sur tous les plans, la capitale bretonne vit plus fort  pendant ces Trans Musicales. Tous les curieux, quelque soit leur porte-monnaie, peuvent profiter de l’effervescence du festival. Il se décline partout dans  la ville, au Parc Expo bien-sûr et mais aussi au Liberté, à l’Etage, l’UBU et on en passe.

Melting pot musical

Vendredi soir, mise en bouche  à l’UBU avec le son électro-pop de Pablo Nouvelle. Lui et son duo de musiciens ont su combler l’assemblée avec leur set pointilleux ponctué de touches de soul et de hip-hop.

Pour ce qui est du Parc Expo, on garde en mémoire Metà Metà, qui a eu du mal à réchauffer le Hall 8 malgré l’énergie solaire indéniable du groupe. A l’exception de quelques convaincus aux premiers rangs, il n’y avait finalement pas grand monde pour apprécier la voix si singulière de la chanteuse, toute de rouge vêtue.

Il faut dire qu’au même moment Cosmo Sheldrake surprenait et faisait s’envoler le Hall 3 jusqu’au cosmos. Derrière ce nom quelque peu mystérieux se cache un jeune britannique de 24 ans qui a mis tout le monde d’accord avec un savant mélange de genres musicaux.

Cosmo Sheldrake

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Un peu plus tard dans la soirée et au Hall 8, les français de DBFC ont convaincu, malgré un souci technique au début du concert. Le groupe a été particulièrement acclamé après son morceau Humdrum. Plutôt prometteur pour un troisième concert !

DBFCDBFC

A écouter

Pas de tête d’affiche cette année mais à l’image de Stromae l’an passé, faute de place, les portes du Hall 9 se sont refermées lorsque le set de Rone a commencé. Frustrées de ne pas assister au live de son nouvel album, on s’est contentées d’échos, qui, par ailleurs, étaient plutôt mitigés dans l’ensemble.

A l’origine, les rencontres Trans Musicales avaient pour vocation de montrer la scène rennaise aux rennais. Depuis, l’histoire on la connaît, le festival s’est agrandi et s’ouvre désormais très largement à l’international. Sans pour autant oublier ses racines, preuve en est lors de ce super début de soirée, samedi, à l’Etage avec pour fond musical le « rock » des Bantam Lyons.

Si l’amour de la musique est l’un des mantras de ce festival, la curiosité en est certainement un autre

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C’est d’ailleurs un peu pour ça, on l’avoue, qu’on s’est retrouvées au Hall 8, devant le concert de Vaudou Game.  Leur titre Pas Contente nous avait donné envie d’en voir plus et on a pas été déçues ! Vaudou Game a offert une vraie prestation et a fait danser un public venu en masse au son de percussions entrainantes. Mention spéciale pour le chanteur, son énergie communicative et son chouette pantalon jaune.

Vaudou Game

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Déjà charmées par le doux son d’Oso Leone, on avait hâte de les voir en live, de voir ce que ces espagnols ont dans le ventre.  Nous sommes malheureusement arrivées à la fin de leur prestation mais certains commentaires nous ont laissé entendre que le dynamisme avait parfois manqué… Dommage.

Pour cette dernière soirée au Parc des Expos, le Hall 9 s’est transformé en véritable repère pour les amateurs de musiques électroniques. Blutch, Den Sorte Skole, Barnt + Aguayo, Islam Chipsy, Boris Brejcha, The Hacker et Costello ont tour à tour fait vibrer la foule. De ces beaux noms, on retiendra The Hacker qui a honoré sa réputation en nous livrant un live punchy et millimétré.

The HackerThe Hacker 1Sacrée expérience que d’assister à un concert dans la Greenroom. Comme une bulle au milieu de toute cette agitation, l’installation qui diffuse de la lumière verte interpelle. Le DJ Alphaat a su profiter de cette configuration pour laisser le public s’évader au son d’une techno minimale mêlée à une house efficace.

Parmi toutes ces belles surprises, on a surtout été épatées par les américains culottés de Too Many Zooz. Les trois jeunes prodiges se sont armés de niaque et de spontanéité pour enchainer les happenings dans toutes la ville et ce tout au long du week-end. Résultat : une salle comble le samedi soir et un public au rendez-vous, curieux de les voir occuper une scène. Pour notre part, on n’a pas été déçues et on en redemande encore.

Too Many Zooz

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Allez viens, on est bien !

Les Trans Musicales savent prendre soin de leurs festivaliers. Salon de thé, sushi shop, sofas: autant de choses surprenantes qu’agréables dans un festival. Pas de panique, l’indétrônable stand galettes-saucisses, frites était aussi de la partie. Pas de risque non plus d’être à sec. Les nombreux bars permettaient d’assouvir la soif de tout le monde. Sans trop d’attente en bonus.

DSC_1092DSC_1093On peut aussi parler de la grande préoccupation des filles en festival: les toilettes. Et on a été plus qu’agréablement surprises : peu d’attente et des cabinets propres à n’importe quelle heure. Enfin, on attribue une gommette verte pour la déco travaillée qui rendait plus chaleureux et habillait des grands halls habituellement tristes.

transDéfinitivement inclassable, le festival des Transmusicales a du mal à décevoir tant par l’ambiance que par la qualité des artistes au programme. Ils étaient cette année plus d’une centaine à s’être déplacés pour partager leurs talents.

En jetant un œil sur le panel de photos regroupant quelques grands artistes passés par les Trans, on se demande, l’air songeur, qui verra son portrait rejoindre l’expo l’année prochaine. Les paris sont ouverts.

Vous retrouverez sur notre Twitter toutes nos photographies et déambulations lors du festival.

Par Anaïs Seznec et Adèle Urvoy

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