Une parenthèse américaine au coeur de Paris : Augustines et Allyson Ezell

Augustines, un groupe à l’âme de rockeur, enflamme la Maroquinerie un soir de novembre. Après un premier passage remarqué, le groupe confirme nos espérances.

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Allyson Ezell fait son entrée sur scène. « I feel like I’m in my living room », inconsciemment prononcé par la chanteuse, est le parfait résumé de cette première partie. En effet, peu de spectateurs étaient présents, mais Allyson Ezell ne s’est pas démontée, bien  au contraire, c’est une belle découverte. Elle définit sa musique comme étant de « almost pop », on rajouterait aussi « almost rap » & « almost électro », un mélange de tout ça, et c’est ça qu’on aime.

Une américaine à Paris, Allyson Ezell prévoit de sortir son album en 2015, mais comme chez Efflorescence Culturelle, on est tout beau, tout mignon, tout gentil, on vous a filmé la performance d’Allyson Ezell et de son acolyte BUMBY lors de son passage à la Maroquinerie.

 Allyson Ezell

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Place à Augustines, qui, comme à leur habitude ne nous offre pas seulement un concert mais un moment de vie. Quand on sait qu’ils n’ont seulement vendus 40 places alors qu’ils ont de nombreuses dates sold out en Allemagne ou en Angleterre, on peine à comprendre mais nous sommes là, eux aussi, et on en profite. Dernière date de leur tournée européenne, c’est un show de plus de deux heures que nous offre Augustines. Entre scène et fosse, tout le public est conquis. Chapel Song, Cruel City, Nothing to lose but your head, Weary Eyes ont marqué le concert. Plus encore, ce que l’on retient c’est les petites anecdotes, vous ne saviez pas que Billy (le chanteur) et Eric (le guitariste) ont posé des tableaux chez David Bowie, qu’ils chantent Lemon Incest dans leur voiture, qu’ils nous ont fait une reprise de Johnny Cash, vous auriez su si vous étiez venu. C’est un petit plaidoyer que nous vous faisons, il n’y a qu’à un concert d’Augustines qu’on peut voler une bière au chanteur sans qu’il s’en rende compte.

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Augustines s’il doit être vu, doit surtout être entendu. En témoigne leur dernier single, Weary Eyes qui nous berce de ces mots « Cold sneaks into your bones when winter comes to break your heart / And all the tree lined streets don’t mean anything when your world is freezing and covered in ice /Weary eyes ». C’est alors que la magie opère, la poésie des mots vous gagne, l’image vous absorbe. Et c’est plein d’ingéniosité et de générosité que Billy (leader du groupe) est venu tourner le clip de cette chanson à Paris :

Augustines est l’allégorie de la passion. C’est un groupe qui se dévoue à chaque projet entrepris, chaque chanson à son histoire, chaque concert est différent. Il y en a certaines qui nous donnent de l’espoir comme Now You Are Free qui nous demande d’arrêter de fuir. Si l’espoir est le vecteur principal de l’album éponyme Augustines, on sent une part de mélancolie dans Nothing to Lose But Your Head. Lorsqu’on écoute cette chanson à travers le prisme du vécu de Billy, on comprend alors que ce qu’il compte le plus c’est d’être sain d’esprit. En effet, Billy a perdu son frère James, schizophrène, qui a décidé de s’ôter la vie après cinq ans passés en isolement dans une prison de Californie, ne recevant pas les soins adéquats à sa maladie. Le message véhiculé par le titre prend alors une autre dimension, mais c’est un titre entraînant qui nous enjoint à profiter du moment présent.

C’est ce qu’on fait lorsqu’on écoute leur musique, les frissons viennent avec Walkabout, émouvante, cette chanson a su dépasser le seul cercle des fans en intégrant la bande son du film Le Juge avec Robert Downey Jr ou encore celle de la série The Originals.

L’année 2014 a été propice à une plus grande reconnaissance du groupe et on espère que l’année prochaine le sera encore plus. Faites-nous (vous) plaisir et jetez un coup d’œil, vous ne serez pas déçus.

Augustines

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