Le charme porte un nom : La Féline

C’est un matin, assise à la terrasse d’un café qui faisait face à la gare, que j’ai découvert La Féline. J’ai observé les gens passer pendant un quart d’heure, en écoutant son album en silence.

Ce n’est qu’à la fin de celui-ci que j’ai remarqué que toutes mes inquiétudes et angoisses avaient décanté au fond, tout au fond de moi, me laissant face au calme intérieur de mon esprit.

Elle n’est pas sans rappeler les débuts de Mademoiselle K dans ses morceaux les plus sombres, pleins de silence. Agnès Gayraud nous offre ici une musique pure et simple, dans « Moderne » notamment. C’est une tendance actuelle dans beaucoup de domaines artistiques : on élimine le superflu pour revenir à la nature même de l’œuvre, qui redevient pure et simple, on se sépare de ce qui est de trop pour mieux s’épanouir. Il n’y a plus besoin de lire entre les lignes puisque tout est là, devant nos yeux. Et ça fait un bien fou.

A côté de cela, on a « Adieu l’enfance ». Ici, on se retrouve devant une cold wave épurée, mêlant chant doux et monotones, guitare aériennes, synthés entêtants, en bref une formule parfaitement efficace en restant dans l’exclusif. On dirait Claire Diterzi à qui l’on aurait greffé un clavier au bout des doigts, nous offrant un mélange unique et actuel.

La Féline plaira à coup sûr aux amoureux de la chanson française moderne (Emilie Simon, Claire Diterzi, Emily Loizeau, etc) et conquerra ceux qui ne s’y sont pas encore frottés, les charmant comme par enchantement avec sa voix d’odalisque. Vous pourrez la retrouver le 27 novembre en concert au Nouveau Casino de Paris, et il est fort possible que vous n’en ressortiez pas comme avant (elle a fait la première partie d’Etienne Daho, quand même, c’est pas rien).

Adieu L’enfance LP par La Féline, sorti chez Kwaidan Records, sorti le 27 octobre.

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