Les Gobelins nous font rêver avec leur nouvelle salve de courts-métrages

Nous nous sommes intéressés aux productions de l’école de l’image GOBELINS. « Une des école de référence dans la communication numérique, le design numérique, le design interactif et l’entertainment » selon leur présentation sur leur site.

L’école d’art et d’animation Parisienne dont la réputation n’est plus à refaire « forme depuis près de cinquante ans, aux métiers de la photo, de la communication, des industries graphiques, du ciné d’animation, de la vidéo, du multimédia et design numérique, et enfin du jeu vidéo. »

Ainsi, à chaque fin d’année, chaque promo étudiante se lance dans la réalisation de courts métrages. Et pour illustrer le cru de cette année 2014, je vous ai sélectionné quelques très courts-métrages issus de la dernière salve d’étudiants.

Ils sont 40 à s’être engagés dans ce projet, « dans le cadre d’un worshop vidéo », sous la direction de Fabrice Laroche et de Clément Nachbauer. Les quatre groupes d’étudiants de la formation conception et réalisation de films d’animation, ont alors « écrit le scénario, filmé les séquences et réalisé la post-production (montage, étalonnage) en une quinzaine de jours », tout ça avec amour bien sûr. La période de production dans son intégralité étant de cinq mois, le travail est donc plutôt conséquent on imagine.

Entrons dans le vif du sujet,  « Jolies ». Du côté interprétation, on salut la (très bonne) prestation de Carole-Anne Junchat et Servaas de Barba, qui s’incarnent à merveille dans deux rôles complexes.

Pour la musique, on découvre le groupe Les Deux, avec sa musique Jolie, qui est la pièce centrale dans la réalisation du court-métrage, ce dernier étant un clip musical. Toutefois cela accorde une sensibilité d’autant plus profonde à la production.

Une réalisation soignée

MAIS (oui parce qu’il y a toujours un mais) la palme d’or revient à la réalisation, vous l’aurez compris, qui émoustille et parvient à transporter le spectateur : contrat rempli !

En effet, la production insiste sur la délicatesse du corps, notamment avec le jeu dans les regards des comédiens, mais aussi avec les sens comme le goût avec la présence importante de la bouche, puis le toucher avec les caresses autant sur les objets que sur le partenaire, enfin avec l’expression du corps dans son intégralité avec les étreintes et la danse, mouvement sensuel qui dévoile les courbes du corps et s’attache à une émotivité et une sentimentalité éminemment présentes. As a result, l’osmose est bien dosée entre musique, interprétation et réalisation.

Clip musical, mini-film d’animation, poésie cinématographique… autant de genres représentés chaque année, innovants et créatifs. On a eu le plaisir de tomber aussi, sur une campagne de sensibilisation sur la vie dans la rue. Coproduite par l’École, elle a été réutilisée un peu plus tard par le Samu.

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Pour plus d’info et d’aperçus sur les travaux réalisés: www.gobelins.fr

Oui, il s’agit bien du clip « Lune Rousse » de Fakear sur l’art cover

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