Les jeunes reptiles n’ont fait qu’une bouchée de la Flèche d’Or

Lundi 25 Septembre. 17h30. Paris. Il se chuchote que des princes de l’indie, de purs héritiers des Raptures se cachent dans les environs. Tandis que la Flèche d’Or règle ses derniers soucis techniques avant la grande soirée DAY1, nous partons à la recherche des jeunes reptiles affairés à supporter une série d’interviews interminables.

On décide donc de s’installer dans une fameuse salle aux vitres éclatées pour accueillir les jeunes Danois tout en moustache et cheveux en bataille, aimables et souriants, toujours patients. Je dis patients car, en fait, rien ne s’est passé comme prévu lors de cette entrevue.

Caméras placées, prise de son iPhone activée (parce qu’on est des pros chez Efflorescence Culturelle), interview commencée ; le son des guitares saturées et de la batterie tonitruante vient saccager notre rendez-vous. Puis au bout de la 5ème minute, la sonnerie de l’iPhone enregistreur retentit (merci maman !). Alors Mads, le chanteur s’empare du téléphone et répond à l’élément perturbateur. Fin de l’interview.

Ce soir-là, la Flèche d’Or propose une programmation très « Erasmus ».

Aux cotés de Reptile Youth se trouvent les parisiens de Colours In The Street et Mr. Corcks, et les londoniens de Crows. Programmés en fin de soirée, les Danois se présentent sous une pluie de cris et d’applaudissements et enflamment la scène immédiatement grâce à leurs chansons rock aux couleurs pop-électro qui donnent envie de sauter et de danser comme des petits fous. Mads, ou plutôt la « bête de scène », envoie une énergie tel un tétrapode soumis au taser, poussant des cris aigûs un peu à la façon du très regretté Luke Prtichard jeune (The Kooks). On a évidemment le droit à ses blagues qu’on comprend à moitié, mais on rigole quand même et, cerise sur le gâteau, le chanteur s’offre un bain dans le public bien mérité pour finir en beauté. Décidément Mads porte bien son nom.

En plus d’être drôles, charmants et de vrais showmen, leur dernier album Rivers that run for a sea that is gone produit sur HFN Music est très convaincant.

Crédit photo: DR / Efflorescence Culturelle.

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