marsatac

Marsatac, c’était bien ?

      Quand on est blogueur, il est de ces évènements où, accrédités, nous nous rendons sur place dans l’espoir d’en tirer un bon papier. Ce week-end, Efflorescence Culturelle était à Marsatac à Marseille. On vous dit tout.

marsatac

Pour une 16e édition et une première venue au festival, Marsatac a rempli son objectif. En premier lieu pour les claques prises devant des artistes sur scène. Et en second lieu pour une organisation maitrisée et des décors originaux sur le site.

Quantic fait de la physique, Fakear délire et Kadebostany la (jolie) folie

Nombreux sont les artistes présentés sur la programmation et condensée notre sélection de coups de cœur a été. Sous-estimés sont les artistes de qualité qui allaient fouler la scène quelques jours après.

Parmi nos jolies découvertes, nous retrouvons comme nous l’avions prédit, Fakear, le prince de l’électro de l’été indien, qui revient tout juste du Japon. On l’a interviewé, interview à retrouver bientôt en ligne. En live, Morning in Japan et La Lune Rousse (dernier titre en date) trouvent leur public et Fakear réussi à le faire bouger avec succès, en transe comme jamais.

fakear marsatacQuantic, groupe pas du tout soupçonné, nous a fait chavirer dans un délire électro latin avec un saxophoniste, trompettiste, claviériste et un gars aux tambourins. Bien charmant pour débuter la soirée du vendredi soir au Cabaret, la plus petite scène qui n’a cependant pas permis à l’intégralité des curieux de pouvoir y rentrer tellement c’était blindé.

quantic marsatacNouvelle découverte rock électro, Kadebostany. Pas mieux pour avoir fait décoller la Cartonnerie samedi en début de soirée. Des trompettes là aussi, des saxophones (c’est la tendance si si), un guitariste efficace, des samples et une jolie voix fauve à la Adèle si elle avait pu un jour changer de registre. Une perle dans la programmation du dernier jour de festival.kadebostany marsatac

Ils y sont aussi. On a également pris notre pied devant l’életro hip-hop des Dirtyphonics, le rock de Trentemoller, la dream pop électro de Kid Francescoli, le DJ set de Claptone et Eclair Fifi.dirtyphonics marsatac

20 000 personnes et 40 000 pieds ont foulé les décors de Marsatac

C’est le chiffre donné par le festival. 20 000 festivaliers se sont rendus sur le site du festival. Pour un évènement se déroulant à la fin de l’été c’est une jolie réussite. Cette année la programmation n’a été boudée par aucune génération, une ambition nouvelle que le festival s’était donné cette année après avoir longtemps convoité les jeunes avec une programmation novatrice et éclectique. Devant Skip The Use le vendredi, le concert familial s’est poursuivi par Gramatik venu rejoindre la scène de la Cartonnerie -la plus grande -avec son électro slovène.skip the use marsatac

En déambulant entre les différentes scènes du site (4), on s’aperçoit que les décors ont une part importante dans l’ambiance et l’atmosphère qui découle du festival. Implanté à 50 mètres des rails de la gare marseillaise, le festival tire sa révérence dans le fait qu’il soit organisé dans un skate park et un bâtiment qui fait office de squatt pendant un week-end.

Des tags partout, beaux et moches, des guirlandes de lumière, des boules disco, des néons qui éclairent un couloir. C’est sans compter sur l’aide des collectifs WSK et Visual System que l’organisation du festival a pu compter.marsatac festival marsatac marseille

Le festival se clôt sur un bilan positif

Des poubelles de tri, recyclage collectif, stands répartis sur tout le site, décors signés, ambiance électrique, coût des conso acceptables, Marsatac nous a fait bonne impression pour une première fois. Niveau programmation une jolie programmation qui toutefois connaît quelques incompréhensions, notamment tenues par la présence de Skip The Use et Casseurs Flowters qui auraient pu allégrement être remplacés par des groupes de reggae ou de dub, choix qui aurait été mieux compris. On retiendra que Marseille élue capitale de la culture en 2013 tient ses engagements et sa réputation de ville monde à travers toutes les démonstrations culturelles qu’elle propose. Qu’on retienne au moins autre chose que ce que les médias veulent bien dire sur la cité phocéenne !

Rares sont les festivals qui nous donnent l’impression qu’on n’a pas encore atterri deux jours depuis. Rares sont ceux qui nous donnent envie de se replonger dans les titres addictifs des artistes présentés sur scène. Rares sont les festivals… Présenté entre la fin de l’été et le début de l’automne, seul Marsatac le peut parmi les festivals de la région. La nostalgie post-festival qu’on appelle ça ?

Photos: L.M.

Laisser un commentaire