La Cigale et Kodaline, la fable d’un concert

Arrivées à La Cigale aux alentours de 17 heures, c’est une queue de plusieurs mètres à laquelle nous faisons face. Autant vous dire qu’on ne s’y attendait pas, en effet, cette marée humaine n’était pas présente lors du concert du groupe irlandais, Kodaline, au Divan du Monde. D’ores et déjà, une ambiance différente se profile, l’heure n’est plus à la découverte pour le public français. Kodaline s’apprête à offrir ce concert à un public déjà fidèle ou novice.

C’est au son d’une introduction digne de ce nom, que le groupe commence son set. La salle est en feu, et très à l’écoute d’une setlist raccourcie par rapport à celle que certains d’entre vous ont pu entendre au Divan du Monde. En effet, nous n’avons pas eu droit, cette fois-ci, à des ballades pourtant très appréciées du public telles que Pray ou encore Perfect World (titre éponyme de l’album). Talk apparaît comme l’innovation de ce set, que, nous, parisiens, n’avions pas eu le privilège d’avoir en live. Cette surprise compensera le fait que le groupe ne nous ait pas accordé l’exclusivité de nouvelles chansons.

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Cependant, on notera, et pour notre plus grand plaisir, que le groupe s’est affirmé sur scène. Nous pensons notamment à Steve, le chanteur, qui nous avait frappé par sa timidité. À titre d’exemple, face à une audience à majorité féminine qui, ne s’est pas empêchée d’hurler lorsqu’il nous a fait l’honneur d’enlever sa veste, Steve répond sur le ton de l’humour “Uh… Thank you for checking us out…. I guess”. On relèvera également que Steve s’est amélioré en français, ses mots se suivent et ont du sens ! On aura aussi droit à quelques mots de Jay, qui portant un plâtre, n’aura pas pu jouer de sa basse mais nous a tout de même ravi de son clavier. À croire que Paris n’a pas de chance avec ce groupe, une fois le chanteur est à la limite de l’extinction de voix, une autre le batteur s’est blessé à cause d’un incident de jardinage et maintenant, le bassiste ne peut pas jouer pour cause d’accident de moto.

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Ne parlons plus de malheur et concentrons-nous sur l’ambiance de la salle, où le public connaissait toutes les paroles du groupe sur scène ce qui a donné lieu à de majestueux moments sur des chansons comme Love Like This ou encore All I Want qui est venue clôturer le concert. Lors de The Answer, on n’oubliera pas ce rituel « des briquets » remplacés par les lumières de smartphones qui ont su donner une tournure magique et très chaleureuse au concert.

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Le final fût époustouflant. Simple et efficace, Kodaline a su, une nouvelle fois, redorer le blason de l’Irlande à Paris.

Il est temps pour nous de nous retirer et de vous annoncer que les fans ont la parole dans une vidéo made in EC (publié prochainement), car il est bien connu de tous que personne ne parle mieux d’un groupe que ses fans.

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