L’envoûtante Marie-Flore nous dévoile son premier album

Marie-Flore, un prénom original pour une artiste qui l’est tout autant. On vous en avait déjà parlé et on vous avoue que l’on est encore ébahi par son talent. En cette rentrée musicale, Marie-Flore nous offre son tout premier album, By the Dozen. Ce qui est étonnant, quand on voit la facilité qu’elle a à transporter son auditeur dans son univers, une faculté qui se fait de plus en plus rare chez les artistes.

N’ayant jamais écouté Marie-Flore et ne me fiant qu’à la pochette de son nouvel album, je vous avoue que je m’attendais à une pâle imitation de Grimes, à un style assez sci-fi pop et il s’avère que ma première impression était totalement erronée. Je vous ai menti, j’ai déjà entendu Marie-Flore lors de sa prestation au Trianon avec OMOH, peut-être l’avez-vous aussi vu sur vos écrans ? Bref, là n’est pas le centre de mon propos, Marie-Flore, est une artiste indescriptible, c’est pourquoi, je ne vais pas innover en la comparant à une Hanna Reid (London Grammar) ou une Florence Welch ( Florence and the Machines).

La simplicité, le calme et la volupté sont les maîtres-mots de cet album. L’entrée en matière de By the Dozen se fait avec Number them qui nous renvoie à des sonorités propres à CocoRosie, mais c’est avec malice que Marie-Flore mélange les rythmes dansants ou mélancoliques.

Sur la même voie, la jeune artiste collabore avec Gregg Foreman, guitariste de Cat Power, sur Feathered with daggers, avec une mélodie qui nous reste en tête.  Le cas se répète avec All mine qui apparait comme étant l’une de nos chansons préférées sur cet album par l’alliage quasi-parfait de la voix de Marie-Flore avec les instruments qui l’accompagnent. Elle tord le coup au préjugé de la jeune française qui ne peut s’attaquer à de la pop/folk anglo-saxonne avec Shifting sand et ses mots qui vous restent en mémoire « Why don’t you just kill me right now ? ». Ce serait vous mentir que de vous dire que cette artiste n’a pas de don, oui, Marie-Flore, a le pouvoir d’écrire des textes qui marquent comme avec Fancy me, qui est sans contexte, le titre qui nous parle le plus, on a tous envie de crier « Do you still fancy me ? ». Pour une fois, qu’une française chantant en anglais ne choque pas, on avait presque envie d’écrire cette chronique en anglais, mais pour vous, on s’en est abstenu. Comment élaborer cette critique sans parler du titre éponyme By the Dozen ? By the Dozen éclot au milieu de cet album telle une fleur, on s’imagine une musique de film, non pas de manière péjorative, mais de celle qui illustre tellement bien la réalité des choses qu’on désire absolument cette chanson dans notre bibliothèque musicale. C’est avec majesté que Marie-Flore termine son album, ainsi, Nikolaj the second – non il ne s’agit pas d’une chanson sur Nikolaj Coster-Waldau (Jaime Lannister dans Game of Thrones) – nous offre un final digne de ce nom.

Marie-Flore // By the Dozen

Sortie le 8 septembre

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