Festival Lives Au Pont : Partie #1

On vous avait parlé du festival Lives Au Pont il y a quelques semaines et depuis, on y est allé : c’est l’heure du rapport en règle. Les festivaliers, l’organisation et le fantastique cadre, on vous donne notre petit avis et on vous motive pour l’année prochaine. 

 

L’organisation. 

Lives Au Pont n’a que 4 ans, mais il semblerait que les organisateurs aient déjà tout compris pour que tout se passe comme sur des roulettes. Dès l’arrivée, un petit point alcool s’impose pour les conducteurs : si tu es Sam, tu as le droit à ton petit coca gratuit, parce qu’il n’y a pas de raison que Sam ne puisse pas étancher sa soif. On saisit l’ambiance de l’organisation, à savoir qu’ils savent qu’il y a tout plein de jeunes gens fougueux à responsabiliser sur le ton sympa du tutoiement. Pour ce qui est de l’accès au site, c’est la même affaire, les parkings sont des champs bucoliques très proches du site et en bonus on a même le droit d’y planter sa Quechua® à côté de la caisse -ou de dormir dans son coffre en attendant le jour 2 pour les braves-. Maintenant, si tu n’as pas de voiture, on ne te juge pas et tout est prévu pour toi : des navettes du département te ramènent à Nîmes à la fin de la soirée.

Le lieu. 

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C’est bien joli de pouvoir accéder tranquillement au site, mais est-ce que ça en vaut la peine? Peut-on se restaurer sans attendre 3h et louper 3 lives, peut-on boire à sa guise sans faire bugger l’application Caisse d’Epargne®? Et puis, juste, est-ce que c’est beau cette affaire de pont dont tout le monde parle? Réponse express : oui, oui, oui et oui. Les bars sont disposés de chaque côté de la scène et les organisateurs ont surement recruté la moitié de la région pour que vos virées au bar ne deviennent pas un assaut guerrier. C’est un festival, on est tous bien d’accord, on aura pas de petite bière argentine ou de club sandwich au foie gras, mais il y a de quoi faire. A 3€ les verres, on peut se faire quelque chose de cool, même si racler le fond de son sac à 1h du mat’ est un passage plus ou moins obligé. Bon, et ce pont alors? C’est très très beau et il faut l’avouer, ça donne un petit côté pittoresque hyper charmant et carrément unique. Sérieusement, la rivière à gauche de la scène qui coule au soleil couchant, c’est un truc qu’on s’avoue pas mais c’est génial -il y en a même qui nous ont juré s’être baigné-. Plus on va vers le Pont du Gard, en face de la scène, plus on est tranquille : des petits coins sympas en bois sont disposés un peu partout pour faire la sieste en attendant les lives. Enfin, pendant les concerts justement, le pont s’éclaire de différentes couleurs en fonction de la musique, et ça donne un son et lumière assez exceptionnel.

Les festivaliers. 

Nous sommes des journalistes ou un truc dans le genre, on prend l’habitude de donner notre avis sur tout ce qu’on voit et tout ce qu’on fait et on vous demande de nous lire ; cette fois-ci on a lâché notre hybris et on a demandé leur opinion aux festivaliers. En 2013, 25.000 personnes se sont rendues au Lives Au Pont et pour les organisateurs, cette édition 2014 aurait battu tous les records. D’ailleurs, une festivalière qui avait assisté à la toute première édition du Lives Au Pont nous disait être « impressionnée par le monde », comme si le festival était « rentré dans la cour des grands ». La sensation qu’on en a, c’est que les festivaliers ont vraiment tous les âges et on était même surpris de voir une telle diversité. On a ainsi rencontré un groupe de quarantenaire cool du coin, Géraldine, Régis et Valérie qui eux étaient principalement là pour London Grammar mais qui souhaitaient rester jusqu’à la fin de soirée, par curiosité. La majeure partie des festivaliers étaient des locaux mais on a aussi trouvé des petits jeunes, Emma, Lucas et Maxime qui ont eux « organisé [leurs] vacances dans le Gard pour le festival » parce que, nous ont-ils expliqué, « des potes [leur] ont dit que les lives étaient vraiment cool ». De façon générale, les festivaliers viennent au Lives Au Pont pour un ou deux groupes qu’ils apprécient comme ce groupe de jeunes qui nous avoue être là pour « Method Man et Redman et le reste on s’en fout un peu, mais on restera, on sait jamais ». Une jeune festivalière nous a également confié qu’elle ne faisait que le Jour 1 pour sa programmation plus hip-hop quand le 2ème Jour était trop électro pour elle -on nous a évidemment dit le contraire le lendemain-. Julie et ses copains nous ont eux avoué avoir parfois été déçus par des grands noms et complètement charmés par des groupes qu’ils ne connaissaient pas. Les festivaliers font donc en partie leurs choix en fonction de leurs préférences musicales, mais tous s’accordent à dire que le cadre exceptionnel du Pont du Gard leur donne envie de revenir, parce que « c’est magique », et que ça donne envie de faire pleins de découvertes musicales sympas. Globalement, tout le monde était cool et bien content d’être là et de profiter, exactement comme nous, une bière à la main et les oreilles grandes ouvertes… (à suivre).

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