Triggerfinger, l’interview confessions. « Pendant une heure de show, il faut tout faire pour convaincre le public que tu fais de la bonne musique »

Lors du festival Solidays, qui s’est tenu les 27, 28 et 29 juin derniers, Efflorescence Culturelle en a profité pour s’entretenir avec le trio belge Triggerfinger, véritable bête de scène offrant à chacun de ses passages, des prestations volcaniques et à couper le souffle ! C’est une interview-confessions que le groupe rock aux multiples talents a accepté de nous accorder (le doigt sur la détente). Mario et Paul, batteur et bassiste dans toute leur splendeur.

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Vous avez joué hier soir avec les Rolling Stones, et aujourd’hui ici, au Solidays. Vous étiez déjà venus il y a 2 ans mais aviez joué sur la petite scène. Là c’est la grande! Ça vous fait quoi?

P: YEAAAAAAAAAAH!

M: Je pense que c’est super ! On ne s’attendait pas à voir autant de monde en fait… Il s’est mis à pleuvoir et puis au fur-et-à mesure, le soleil est réapparu ! Le public était vraiment dedans, c’était incroyable, on s’est beaucoup amusé ! Quand vous avez une expérience comme celle d’hier et que vous venez ici, vous vous dites : « Ok, c’est notre voyage du week-end » (Rires).

C’est important pour vous de vous sentir impliqués dans la lutte contre le SIDA ? Ça représente quoi pour vous ?

P: Bien sûr que ça l’est ! Tout le monde devrait soutenir cette lutte, aider à financer les recherches… c’est évident ! C’est une des choses les plus importantes en fait actuellement. Et je pense qu’on en parle jamais assez… Évidemment que je ne vais pas vous répondre que j’en ai rien à faire! (Rires).

Pour l’enregistrement de votre nouvel album « By Absence Of  The Sun », vous avez collaboré avec un très gros producteur : Greg Gordon (Oasis, System Of A Down, Supergrass…). C’était comment ?

M: Top ! On a commencé à travailler avec lui et c’est devenu en quelque sorte un bon ami. C’est un super ingé, un super producteur. Il est vraiment sympa et gentil. C’est Great Gordon !

P: On s’est senti à l’aise avec lui ; C’est difficile de travailler avec une personne « extérieure » ; vous devez vous efforcer à faire confiance à la personne qui se tient face à vous, même si vous la connaissez à peine. C’était avant tout basé sur le respect. On le respectait et il nous respectait. C’était simple en fait. Il a une sacrée expérience et s’y connaît bien !

A propos du nouvel album, y-a-t-il des titres qui selon vous, ressortent plus que d’autres ?

M: Tout l’album ! (Rires)

P: On va dire que tous les jours, c’est une nouvelle chanson, donc au final, elles sont toutes bien. On est honnêtes. Peut-être qu’au début on avait des préférences, mais après avoir tout enregistré, on s’est dit qu’en fait tout se tenait. On n’a pas besoin de mentir aux gens, on peut aussi être fiers !

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Vous avez une longue carrière derrière vous, qu’est ce que vous en retenez ?

M, P et R : HIER ! (Rires)

P: Chaque prestation, chaque moment est à retenir. On a aimé hier, on a aimé aujourd’hui, on a aimé n’importe quel autre jour !

Ça vous a fait quoi d’ailleurs d’être aux côtés des plus grands artistes comme les Rolling Stones, Simple Minds…?

M: Les RS, c’est le plus grand groupe du Monde. Nous étions comme des gamins mais au final, ça ne change rien. Qu’un groupe soit plus gros ou plus petit que toi, il faut toujours donner le meilleur de toi même.

P: Tu dois prouver et convaincre ! C’est un vrai challenge. Pendant une heure de show, il faut tout faire pour convaincre le public que tu fais de la bonne musique.

P: Quand on ne joue pas c’est qu’on enregistre et vice versa. On fait ce qu’on aime et on avance grâce à ça.

M: Ce qui bien c’est qu’on n’a pas le sentiment de travailler. Pour nous, ça n’est pas un travail, c’est une passion qu’on partage. Et cette passion, c’est l’amour pour la musique. Et c’est tellement bon de voir qu’à chaque moment, même quand on est en vacances, on peut se retrouver pour jouer, enregistrer… faire de la musique ! On ne recherche pas le succès, on cherche à faire de la musique. On fait ça depuis des années, on continue et on continuera.

P: On le fait pour nous avant tout. C’est fun d’avoir du succès bien sûr, mais ça n’est pas la chose la plus importante à nos yeux.

M: Le problème c’est quand les gens croient que le succès c’est d’être à la une des magazines, en diffusion continuelle à la télé… et ça n’est pas tout à fait ça ! Tu peux être dans une mauvaise situation et réussir… ou le contraire ! Tu peux t’éclater et jouer sans relâche sans jamais avoir de reconnaissance. Au final, c’est nous les connards chanceux ! (Rires)

Un mot sur le foot ?

M: Je pense que la finale ce sera Hollande-Belgique (râté) ou Hollande-Allemagne.

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Merci à eux pour leur sympathie et leur sincérité!

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