Solidays 2014, des instants magiques

Solidays, quel festival ! Du 27 au 29 juin les festivaliers ont vécu trois jours de folie. Expo, soleil, musique, pluie ont rythmé le festival mais ce n’en est pas pour autant que l’on en garde pas un excellent souvenir.

Sex in the city : l’exposition

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Avant de parler musique, il semble important de parler du Sida. On en parle malheureusement pas assez, mais cette maladie continue à faire des ravages. Cette année encore, c’est grâce à l’exposition Sex in the city que Solidarité Sida nous sensibilise. Grâce à l’aide d’un petit questionnaire, aux appels des sens, de présentations innovantes, le festivalier est mis en face de ce qu’il connait, souvent, pas assez bien, mais de manière ludique. On y parle de sexualité sans complexe. Le petit plus dans tous ça, c’est la fin du parcours où des bénévoles nous accueillent autour de tables rondes pour nous expliquer concrètement ce que l’on vient de voir dans l’expo, nous donnent des conseils pratiques et nous incitent à faire attention, alors, s’il vous plait, n’oubliez pas : Sortez couverts !

Au cours du parcours, grâce à un système de boules à la « Motus », on découvre toutes les « saloperies » (il faut dire ce qui y est) que l’on risque d’attraper si on ne se protège pas lors de ses rapports sexuels. Ce qu’on peut vous dire, c’est qu’on ne se doute pas assez de toutes les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) qui traînent dans le coin. On ne le répétera jamais assez mais BE SAFE !

Le coup de coeur de la rédaction s’est porté sur l’espace concernant la culture du viol. Le festivalier est confronté à des phrases que l’on entend trop souvent mais qui sont lourdes de sens comme « Si tu portes une jupe, faut pas se plaindre après : tu donnes envies. » Il faut se rendre compte que le harcèlement de rue, le viol sont des réalités bien présentes, ça n’arrive pas qu’aux autres. Ce qui est particulièrement choquant aujourd’hui, c’est qu’on en arrive à un point où même les femmes tiennent des discours qui entretiennent cette culture du viol. Pour remédier à ça, il faut passer par l’éducation, la sensibilisation comme le fait l’expo Sex in the city. Aujourd’hui, le problème c’est que «La communication implicite se fera moins sur le « il ne faut pas violer » que sur le « il ne faut pas se faire violer »». Changeons les mentalités !

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Place à la musique

Jour 1 : Le premier jour des Solidays équivaut au début d’une euphorie auditive qui va durer trois jours. Niveau temps, c’était pas tip top mais vu les deux jours qui ont suivi, on ne va pas se plaindre. Ce premier jour a été marqué par les performances de Breton qui ont littéralement électrisé le Dôme de leurs chansons pop rock. Les festivités ont ensuite continué avec un Yodelice, magique. Il nous a notamment interprété Sunday with a flu qu’il a écrit pendant l’un des « downs » de sa vie «parce que vous savez dans la vie on a des « ups and downs »», il était également débordant d’énergie sur des chansons comme Fade Away. La soirée suit son cours avec -M- qui était très attendu des festivaliers a enflammé l’hippodrome de Longchamp, avec son répertoire de chansons allant d’Ondes sensuelles à Mojo. Ensuite, Disiz nous a offert une prestation digne des plus grands artistes, on a eu le droit à des pogos de la foule, et on vous l’avoue on l’aime pas avec notre corps, mais notre coeur, notre amour de Disiz. Ca passe ou ça casse quant à la performance de Shaka Ponk, mais ce qui est sûr, c’est qu’on ne leur retirera pas leur fougue.

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Jour 2 : « Hou la gadoue, la gadoue » c’est la description parfaite du second jour des Solidays. Pourtant, cela n’a pas empêché les festivaliers d’affluer en masse, en même temps vu la programmation, on comprend. La journée commence en douceur avec les musiciens du métro, qui, on l’avoue ont eu un public plus large que prévu du fait qu’ils chantaient sous une scène couverte, la pluie amenant les festivaliers à se couvrir. Ce désagrément nous a quand même permis de découvrir Fränk, soul-folkeur. Il chante tout aussi bien en français qu’en anglais. Il a su séduire le public présent dès les premières notes, et il a su aussi nous parler mais on a réellement été conquis avec sa reprise de The Way You Make Me Feel par Michael Jackson. La journée a ainsi continué avec Cats on Trees, ils ont su graduer leur prestation et conquérir le public qui s’est retrouvé à chanter à tue-tête « Can you carry a soul  into your heart, just let’s let them go » mais ce qui nous a surpris c’est leur étonnante reprise de Love You Like A Love Song par Selena Gomez.  Au même moment, quelques mètres plus loin, un duo parisien s’est lancé sur le devant de la scène. Klink clock, un gars, une fille : Aurélien, à la guitare, Jennie, à la batterie. Le duo s’exécute avec une énergie déconcertante. Ce qui est en réalité très physique semble être pour eux un véritable jeu d’enfants.

Ensuite, pendant une heure plus aucun concert pour rendre hommage à Nelson Mandela sur la grande scène avec un discours de Christiane Taubira, suivi d’un concert de la troupe Madiba. C’était chaleureux, dansant, entrainant. Ce fut un bel hommage rendu à Nelson Mandela et on vous conseille vraiment d’aller voir la comédie musical Madiba au printemps 2015.

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C’est sur la scène Domino que Talisco, accompagné de ses deux accolytes nous a fait découvrir son univers. Il obtient les faveurs d’un public démoralisé par la météo. On apprécie la grande complicité s’opérant entre les trois musiciens, bassiste et batteur en viennent même à échanger leur rôle et échappent ainsi à la routine du live.

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C’est pourtant quelques mètres plus loin que le début de la soirée électro prend ses quartiers avec le groupe Jabberwocky, connu pour son tube Photomaton. La foule ne semblait pas entièrement conquise mais on leur accorde un petit plus pour leur remix de West Coast par Lana del Rey. C’est selon nous, LA performance des Solidays, on vous présente The Parov Stelar Band. On a eu droit a une ambiance de folie, avec une foule noire de monde. Rythme et danse étaient leurs fers de lance, on était ravis. L’électro-swing de Parov Stelar a mis le feu aux Solidays. On en viendrait presque à remercier la pluie de nous avoir rafraîchi tellement nous avions chaud. Nous avons ensuite rapidement rejoint l’autre grande scène pour voir le grand Gesaffelstein. On ne va pas se mentir, ce n’est pas tous les jours qu’on assiste à des DJ sets d’une telle ampleur. Le métro parisien n’attendant pas, nous n’avons pas pu assister au live de Franz Ferdinand. Vous l’aurez remarqué, le samedi fut pour nous le meilleur jour des Solidays.

Jour 3 : Triggerfinger, c’est la valeur sûre du live. A chaque prestation, le trio belge nous offre un visuel captivant, explosif, mais également sensuel ! Dimanche, troisième et dernier jour de festival, le groupe a une fois de plus su régaler le public grâce à son rock grondant et électrifiant,et ce, même sous une pluie battante. En plus de leur talent sur scène, on peut vous affirmer qu’ils sont très sympas, comme vous le verrez dans l’interview à paraitre.

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Get a room! occupait pendant ce temps-là, la Green room session des amateurs d’électro, on a « Partyfine » puisqu’est ensuite venu sur scène Yuksek, très attendu des festivaliers. On ne peut parler des Solidays sans la venue de Vanessa Paradis, mais elle n’était pas toute seule puisqu’elle a amené avec elle un invité surprise qui n’était qu’autre que Benjamin Biolay.  Cependant l’une des prestations que l’on retiendra de ce dimanche, c’est celle de Christine and The Queens, ce n’était pas seulement un plaisir auditif mais un plaisir visuel. Nous avons ensuite enchainé avec des Girls in Hawaii déchainés sous le Dôme, c’était sans compter sur Patrice qui quelques scènes plus loin, escaladait la scène Bagatelle avec sa « sweggae music ». Le festival a ensuite continué avec Metronomy qui a su enthousiasmé les festivaliers dès les premières notes de son show. Le public s’est ensuite rapidement dispersé pour écouter le fabuleux Woodkid, et c’était somptueux. Solidays a atteint son apothéose avec les Skip The Use mené par l’énergie débordante de Mat Bastard.

Chez Efflorescence culturelle, on a adoré les Solidays 2014 même si on a dû affronter la pluie, se reconvertir en nettoyeur de chaussures boueuses ou encore se battre dans une foule de spectateurs pour trouver de l’air frais, parce que les Solidays c’était magique !

PS : On a raté la visite de François Hollande, mais on s’en fout, on était là pour la musique pas pour la politique

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