Franklin, le paradoxe pop

Fabien Dendievel

 

« Hé c’est Franklin, il entre chez toi, hé c’est Franklin, il rentre chez moi, hé c’est Franklin », les paroles du générique de célèbre dessin animé résument à la perfection l’album Cold Dreamer du duo Franklin. Oui, cet album vous parlera. Oui, il vous touchera. Oui, vous ne vous en remettrerez pas. Frank Rabeyrolles et Lockhart nous touchent parce qu’ils parlent d’eux. 

Cold Dreamer, titre intriguant renvoie à l’univers onirique de cet album. Un rêveur n’est pas nécessairement à la recherche d’un changement de vie, un rêveur ce peut aussi être un nostalgique avec toute la mélancolie que cela implique.

Quinze chansons composent cet album que l’on pourrait utiliser comme la bande son de nos vacances voire de notre vie. On commence avec Plansee, une entrée synthétique aux deux sens du terme. Le voyage continue ensuite avec If Iwas a wolf, qui nous transmet l’instinct animal, à travers des pulsions qui rythment la chanson. L’onirisime atteint son apogée avec Always the same birds, on ferme les yeux pour se retrouver à l’ombre d’une vallée.

Cold Dreamer est un tourbillon d’émotions,on pense notamment à Under the rainbow qui pourrait accompagner vos pensées lors d’une balade pluvieuse ou encore à In my Hands, plus dansant mais dont les paroles sont particulièrement pessimistes avec cette impression que tout ce que l’on touche se détruit. Cold Dreamer , single phare de l’album, donne d’ailleurs son nom à l’album, mais il ne reflète pas l’image de l’album. En effet, c’est le titre le plus dynamique de l’album ce qui explique peut-être ce choix, cependant cela n’enlève rien à la valeur du titre. Empty marque la fin du voyage, la ballade nous ramène à la réalité, nous en sommes déjà nostalgiques.

Ce qu’on retient de  Cold Dreamer c’est sa sensibilité, c’est quelque chose qu’on attend dans cette nouvelle musique. En dépit de l’électronique, cet album est authentique.

 

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