Les séries télévisées : presque un 8ème art ?

 

Aujourd’hui, le petit écran reprend du poil de la bête. Non pas grâce aux émissions d’Arthur sur TF1 ou au Grand Journal, de plus en plus critiqué par les téléspectateurs. On pourrait croire qu’avec l’arrivée d’internet, le média télévisé serait voué à une extinction certaine. Quelle est donc la bouée qui permet au radeau télévisuel de rester à flots ? Ce sont les séries télévisées, phénomène pas si nouveau, mais qui prend de l’ampleur.

Du divertissement au blockbuster

Qui peut déclarer, la main droite sur le cœur, qu’il peut se réveiller un lundi matin, aller sur twitter et être totalement serein ? Personne. Le dimanche soir, le monument Game Of Thrones envahit toutes les télévisions américaines et les ordinateurs du monde entier. Et le lundi, c’est spoiler-day.

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Pourtant, à la base, Game Of Thrones est une série, rien de plus. Un divertissement de seconde main, une intrigue qui n’a pas pu atteindre le niveau sacré du film. Non ?

Incroyable, mais non. Le fait d’avoir adapté Game of Thrones en série est un choix. Aujourd’hui, les séries apportent un avantage certain : une possibilité de développement des personnages et de l’intrigue, une reconnaissance par la critique, mais surtout par le public. Il n’en a pas toujours été ainsi. Il y a 20 ans à peine, des séries comme Ma Sorcière Bien-Aimée ou Chapeaux Melons et Bottes de Cuirs n’étaient que des passe-temps entre deux bouquins ou sorties. De nos jours, les séries sont presque un art. Plus, elles sont devenues des phénomènes économiques, avec produits dérivés et conventions spéciales (ComicCon ou le SérieMania pour ne citer qu’eux) regroupant des fans. De plus en plus d’acteurs utilisent le biais des séries pour percer dans le milieu. Mais l’inverse est également possible, comme pour le cas True Detective. Matthew McConaughey et Woody Harelson, déjà très reconnus pour leurs rôles au grand écran ont fait un carton pour cette série HBO. Il en va de même pour les réalisateurs. David Lynch avait lancé le mouvement en créant la mythique série Twin Peaks. Martin Scorcese s’y est également risqué en participant à la création de la série Boardwalk Empire. Un changement s’opère donc.

Un art à part entière

Tout comme les films, les séries sont classées dans plusieurs catégories. Les comédies deviennent des sitcoms et les drames sont maintenant des épisodes de 42 min. L’avantage de la série est sa liberté presque totale. On peut l’observer avec des cas comme Sherlock, qui ressemble dans son format à un enchaînement de petits films d’une heure et demi. Pas de limites pour l’univers, pour les personnages, le format, le décor… On trouve de tout. Certaines séries sont maintenant élevées au rang de classiques. Les Soprano, Six Feet Under, The Wire, Friends, Sex and the City… Ces noms, parmi tant d’autres, sont aujourd’hui reconnues comme les séries à voir avant de mourir. Toutes ont eu une grande influence sur leurs temps, sur notre culture pop et même sur notre façon de parler. Le « Legendary » de Barney Stinson d’How I Met your Mother va probablement rester dans le vocabulaire de beaucoup, même après l’arrêt de la série vieille de 9 ans.

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Sex and the City a, quant à elle, été une véritable révélation en matière de feuilleton féminins, mais est aussi devenue une référence pour certaines féministes en devenir.

Les séries donnent généralement la parole à certaines catégories d’individus, de mettre en lumière des phénomènes sociaux permet de concrétiser les idées les plus loufoques et les intrigues les plus complexes… Comme le cinéma lors de sa création.

Alors,  pendant le prochain dimanche pluvieux où la programmation à votre cinéma n’est pas au top, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Heureusement pour vous, il y en a pour tous les goûts. Si vous avez envie d’être nostalgique devant Charmed ou de vous instruire devant House of Cards, c’est possible. Le pouvoir des séries est sans limite.

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