Report : Quand The Veils me fait frémir pour la millionième fois

Ou comment prendre son pied devant un de ses artistes préférés.

Nous vous l’avions annoncé, The Veils venait clôturer le festival Clap Your Hands qui s’était déroulé sur deux semaines au Café de la Danse. C’était le samedi 26 avril. C’était beau. Attendez que je vous raconte.

La première partie fut assurée par un groupe inconnu à mes oreilles. In The Canopy (Dans le Canoë, isn’t it ?), un groupe fraichement français ne m’avait cependant pas tant marquée que ça lors de la première écoute. Sur scène le groupe se veut plus rock, plus démonstratif, Joachim Müllner, le chanteur tient le rythme. Pas dans les hanches mais dans les bras cette fois. Comme s’il pouvait toucher la musique, il frôle l’air en l’emprisonnant dans ses mains et en l’envoyant sur un public aguerri. Ça bouge un peu dans les rangs mais on voit bien que le public attend le groupe à l’affiche.

C’est d’ailleurs une bonne  grosse demi-heure après que les frenchies aient clôturé leur set que Finn Andrews et son groupe se plante sur scène. Fidèle au mythe, le cowboy rockeur et torturé s’avance sur scène avec son grand chapeau noir et large. Rappelons que le concert au Café de la Danse a été le dernier d’une longue tournée entreprise depuis l’année dernière. Le dernier passage des australiens datait (déjà) de l’année dernière, en juin au Divan du Monde.

Crédit : Efflorescence Culturelle / L.M
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A peine le temps d’engloutir une crêpe beurre-sucre bien grasse après l’interview avec le troublant Finn Andrews que je me retrouve à nouveau devant la salle de concert parisienne.

Je vous raconte quand même d’où vient ma passion pour le groupe néo-zélandais basé aujourd’hui à Londres. Il me semble les avoir connu dans l’incroyable soundtrack d’une série télévisée avec Lavinia et The Leavers Dance. Cette dernière chanson qui tourne dans mes écouteurs hebdomadairement et qui n’a malheureusement pas été jouée lors du concert. C’est d’ailleurs comme si The Veils avait oublié leur premier album The Runaway Found (sorti en 2004), album qui les avait fait connaitre. Finn, qui est avant tout le parolier et le leader du groupe, a décidé de se concentrer sur deux albums pour parfaire son set: Nux Vomica (leur deuxième) et Time Stays, We Go (leur dernier sorti en 2013).

Crédit : Efflorescence Culturelle / L.M
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Passée la déception de ne pas voir mon morceau préféré interprété, je me contente quand même d’acquiescer des choix des titres sur la setlist du concert. Je redécouvre le dernier album avec Train With No Name et Birds. La voix de Finn fait taire l’assistance et descendre les personnes qui auront quand même voulu rester sur leurs chaises. A certains moments je me permets de fermer les yeux et de projeter la voix de Finn sur les morceaux de l’album dont je me souviens. Nux Vomica vient réveiller un public qui commençait à s’adapter au rythme de la setlist: entre la chanson qui envoie du lard et la chanson folk et torturée. Nux Vomica fait crier les guitares et fait résonner la batterie (Raife Burchell aux commandes) par à-coups.

Crédit: Efflorescence Culturelle / L.M
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Not Yet est définitivement la grosse claque du concert. Elle n’a pas son pareil sur l’album mais la découverte en live est éblouissante. Retenons aussi de ce concert les musiciens, excellents, qui font définitivement pencher ce concert vers un show magnifié à l’américaine. Digne de concerts que l’on peut voir dans les films et séries. Et nous en sommes les personnages secondaires. Finn en est l’acteur principal. Il casse une corde de guitare. Il se torture les mains sur les refrains du très électrifié Sign of Your Love. Gros coup de cœur.

Crédit: Efflorescence Culturelle / L.M

Les musiciens partent. Finn revient seul avec sa guitare acoustique et se met à jouer Lavinia, un fan montre sa banderole, Finn lui dédicace la chanson. « Can I play one more ? » demande poliment le chanteur. Sous l’approbation générale, ses acolytes reviennent et entament la dernière, Jesus For The Jugular qui se termine sous les applaudissements du public. Mission accomplie pour The Veils et un Paris de nouveau conquis.

Je me confesse maintenant. Ce genre d’artistes est beaucoup plus appréciable à écouter dans une salle intimiste comme le Café de la Danse. Et souvent on est moins déçus de découvrir des musicos dans ce genre d’atmosphère plutôt que dans un grand festival. Là, au moins, les personnes qui étaient venues attendaient de pied ferme The Veils. La pire des frustrations c’est d’être déçu lors de la découverte live de ses artistes préférés. Ce soir ce n’était pas le cas. Vous l’aurez compris, je suis encore dans cet état où on ne se remet pas encore d’un concert.

J’ai interviewé Finn Andrews quelques minutes avant le concert. A retrouver sur le site touslesfestivals.com.

Crédit: Efflorescence Culturelle / L.M
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Remerciements à Matthieu et à l’accueil réservé au Café de la Danse.

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