frànçois and the atlas mountains

L’énergie solaire : Retour sur le live de Frànçois and The Atlas Mountains à l’Antipode MJC

Ce vendredi 18 avril, on a eu la chance d’assister au concert bouleversant de Frànçois and The Atlas Mountains, invités à l’occasion du Festival Mythos, à Rennes. Forts d’un live à la fois puissant, lumineux et poétique, ils ont tout donné pour un public fasciné.

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Frànçois and The Altas Mountains, Live à l’Antipode MJC.

Un public éclectique attend patiemment ce qui promet d’être une belle prestation, un peu plus d’un mois après le passage remarqué de Petit Fantôme (dont la formation est constituée d’une partie du groupe de Frànçois and The Atlas Mountains). Le show démarre avec Fancy Foresight, titre sur lequel les musiciens, en plus de leur petite chorégraphie, nous entraînent directement dans une course effrénée vers les sommets. Bois enchaîne sur une atmosphère plus onirique, le morceau studio cachait une certaine exaltation qui se trouve magistralement libérée en live. La scénographie, soignée, représente une forêt de pins sur laquelle les ombres folles des ninjas se reflètent. Les mouvements accompagnent les rythmes africains de La Vie Dure et Be Water (Je Suis de l’Eau), rageurs.

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Une certaine béatitude règne dans la salle et le ravissement se lit facilement sur les visages. The Way to the Forest et La Vérité électrisent la foule. Les chœurs subliment ces paroles poétiques dont le poids nous submerge tous. Parfois, les multi-instrumentistes semblent complètement s’abandonner dans leur musique et leur enivrement surgit en sourires immenses et en sauts de cabri. La fille aux cheveux de soie vient marquer une pause dans la course et c’est comme une douce caresse pour nos oreilles attentives.

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Après un rappel bien mérité, le groupe nous revient avec le tube de leur précédent album Les Plus Beaux, euphorisant. Le solstice d’été nous surprend et irradie nos sens. Ils enchaînent avec une Piscine mutante, devenue un monstre magnifique provocateur de transe sur le genre humain. Terminant sur un titre fort et très étonnant, Tala’a al-Badru, cette chanson arabe résonne par la voix de François pendant que les synthés mystiques achèvent d’hypnotiser une foule transie. La musique puise son équilibre à la fois  dans la puissance et dans la délicatesse, prenant de court tous ceux les jugeant « trop sages ».

On retrouvera Frànçois and The Atlas Mountains pour notre plus grand bonheur dans les festivals de cet été. Le 23 mai à Laval aux 3 Éléphants, le 29 mai à Montauban au festival Alors Chante, le 8 juin à Saint-Brieuc à Art Rock (on y sera) ainsi que le 11 juillet à Aix Les Bains pour le festival Musilac. Sans oublier leur passage aux Francofolies à La Rochelle le 14 juillet, aux Charrues à Carhaix le 18, et pour couronner le tout, à Rock en Seine à Paris le 23 août.

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