Breton : l’interview

Avant que les concerts ne reprennent samedi 22 février à La Nouvelle Vague (St Malo) à l’occasion du Festival La Route du Rock, j’ai eu la chance de rencontrer le leader du groupe Breton: Roman Rappak. Si vous ne connaissez pas Breton, je vous conseille de lire l’article d’Agathe sur leur dernier album. Ces jeunes londoniens se sont rapidement fait une place sur la scène électro-indépendante enchaînant les concerts, les festivals en France, aux USA, en Australie…

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Alors me voilà à 18h45 devant La Nouvelle Vague, prête pour mon interview et, là, je ne sais pas comment y entrer, la sécurité m’envoie d’un côté et les roadies d’un autre, que faire ? Prenant mon courage à deux mains, je demande à une troisième personne et bingo ! On me dirige enfin vers le bon endroit c’est à dire la salle de presse. France 3 vient à peine de finir au moment où j’entre dans la pièce. Bref on s’en fout à la limite, vous souhaitez l’interview et rien d’autre, je vous ai compris.

EC: Avant tout j’aimerais te dire que j’ai adoré votre dernier album. Dès que j’ai entendu Envy, je me suis dit « WOW » ça va être génial. Comment avez-vous travaillé sur cet album ?

Roman: Merci. Cela a été un long processus mais le plus important a été de garder ce qui nous plaisait du premier album et de rester honnête à nos envies. De faire ce qui nous plaisait et rien d’autre. Dans ce sens, nous avons été assez chanceux car au moment du premier album il n’y avait que 6 personnes qui étaient au courant de l’existence du groupe et l’intérêt du public est arrivé très vite. Notre notoriété a été faite par le bouche à oreille, nous sommes passés de petits concerts à des festivals et des tournées aux USA et en Europe. C’est en comprenant ce qu’on aimait à propos du collectif et en s’en éloignant du premier album que beaucoup de choses ont changé, ce nouvel album est définitivement positif. Nous avons beaucoup voyagé, nous avons vu énormément de choses et jouer devant des milliers de personnes a été incroyable pour nous.

Pourquoi avoir choisi Berlin pour enregistrer ce nouvel album ?

Ce n’était pas pour Berlin mais parce que nous avons trouvé le bon endroit où nous pouvions avoir le même son que dans le premier album. De plus, s’éloigner de tout et se concentrer sur la musique peut être quelque chose de très sain.

Comment procédez-vous pour la musique ? Est-ce les paroles avant ou la mélodie ?

Il n’y a pas vraiment de méthode particulière. En général, je les commence puis on les termine ensemble.

Comment savez-vous quelle chanson vous gardez pour l’album ?

C’est l’avantage d’avoir des collaborateurs en qui tu as confiance, surtout lorsqu’il y a beaucoup d’affection entre eux, si quelqu’un a une idée il sera toujours entendu surtout si elle est bonne. Au final nous prenons les décisions tous ensemble, c’est peut être pourquoi cet album est plus positif et joyeux alors que le premier album était assez claustrophobique.

J’ai vu le mini-reportage fait par Konbini qui vous a suivi pendant deux jours, c’est une super idée pour montrer aux fans qui vous êtes.

Avec cet album, nous sommes moins effrayés du monde extérieur, nous souhaitons partager davantage avec le public.

En parlant de public, comment gérez-vous les fans ?

Toujours de la même façon sauf que maintenant lorsque nous partageons une musique ou une vidéo nous le faisons avec des milliers de personnes.

Vos clips sont toujours très esthétiques, très bien filmés, celui qui me plaît le plus est Got Well Soon, la vidéo nous embarque complètement. Qui en a l’idée ? Comment les réalisez-vous ?

C’est une bonne question car nous avons toujours tout fait nous-mêmes, nous voyons nos clips comme des minis-films. La seule exception est notre prochain clip qui sortira dans quelques semaines, nous avons fait appel à différents réalisateurs et nous leur avons demandé leurs interprétations de la chanson ainsi nous avons d’autres avis que ceux du groupe.

Te sens-tu prêt pour le concert de ce soir ?

Je suis impatient comme pour tous les concerts que nous faisons, je me sens comme un gamin qu’on emmène au zoo. Les concerts donnent sens à ce que nous faisons, ce sont ces 60 minutes sur scène avec notre public qui nous transcendent. C’est ce que je ressens lorsque je vais voir un artiste que j’apprécie. D’ailleurs j’ai vraiment hâte de voir Jackson And His Computer.

Breton était clairement la tête d’affiche que tout le monde attendait ce samedi 22 février, ils se sont montrés généreux avec le public allant même jusqu’à diffuser en exclusivité leur nouveau clip. A la fin du concert, Roman a invité tout le monde à boire un verre et nous l’avons finalement retrouvé au stand merchandising pour signer CDs et t-shirts aux fans.

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