JUVENILES: « On verrait bien Augustin des Concrete Knives dans notre groupe »

L’Echonova, sept heures moins dix. J’arrive (un peu) à la bourre pour l’interview prévue avec le groupe. Maité, la gentille chargée de communication m’annonce qu’ils sont en retard eux aussi et pour cause: ils sont en pleine balances (séance de répétition). 20 minutes après c’est terminé, on m’annonce qu’on doit faire vite parce qu’après il y a le repas et tout ça. Thibaut le batteur se pointe, la bise, Jean-Sylvain le chanteur après lui, la bise aussi. Ce sont des mecs bien sympathiques, confirmé par la  réputation qui les précède et ce fut une interview  frappante de complicité entre les deux membres du groupe. Juveniles, ça va durer croyez-moi.

EC: Tout le monde vous décrit comme des mecs sympathiques en toute circonstance. Vous avez une recette ?

T: Je pense qu’on est tout simplement…nous-mêmes.

JS: Je voulais répondre un truc horrible comme ça. (Rires) C’est gentil qu’on pense ça de nous. Je pense qu’on est comme ça à la base, on n’est pas vraiment des connards, et puis même, on est bien entouré. Il y a des gens qui nous ont toujours dit d’être gentils et de garder le sourire avec les gens qui t’accueillent. On est vraiment fatigué à force, mais on essaye de toujours prendre sur nous et faire un effort.

Du coup vous pensez que c’est important de garder les pieds sur terre ?

JS: Après tu vois tout est question d’échelle, il y a des artistes qui sont plus petits que nous, à un stade où on était, et d’autres qui sont plus grands que nous. Quoi qu’il arrive, faut jamais s’enflammer, c’est une connerie d’envoyer chier tout le monde et d’arriver comme une grosse star. Enfin même à la base si t’es une grosse star, les gens se rappelleront toujours d’une personne qui était sympa avec eux qu’un connard qui s’enferme dans les loges et qui râle parce qu’il avait pas la bouteille qu’il voulait avec lui.

T: Tu deviens pas une star ou un artiste sans les autres non plus. Donc nous ouais, on est des mecs simples, on traine avec nos potes à Rennes dans les bars et puis voilà.

Si vous deviez intégrer un nouveau membre dans votre groupe, qui serait-ce ?

JS: Ce serait Augustin Hauville… (Rires) Non en fait concrètement on a déjà intégré Ousseynou qui est le quatrième musicien qui est arrivé il y a pas longtemps depuis le début de notre tournée. Et comme on est assez fan des live, on pense peut-être intégrer des nouveaux musiciens. Notamment Augustin [bassiste] des Concrete Knives [et ex The Lanskies].

Très sérieusement ?

JS: Ah non mais oui vraiment, je l’ai vu hier soir et il sait ce que je pense !

Il serait donc sur plusieurs projets ?

JS: Il a toujours été sur deux projets en même temps. Il a beaucoup de talent, si jamais il est pas occupé sur Concrete Knives ce serait un plaisir de l’avoir avec nous. Maintenant… s’il est pas dispo on prend les deux congueros d’Arcade Fire quand leur tournée sera terminée ?

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« On est de la génération du Roi Lion »

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Revenons à vos débuts. Il y a 15 personnes dans la salle, aujourd’hui avec le recul, comment réagiriez-vous ?

T: Déjà au début de cette tournée on a été en Écosse et on a eu qu’une dizaine de personnes, avec une première partie. Il y a pas si longtemps on a pas eu grand monde, je pense à l’Open Mirabeau [Paris] et après tu kiffes ce que tu fais, on s’amuse bien ensemble et puis même si t’as que 5 personnes, t’as envie de faire ton concert pour ceux qui ont payé…

JS: T’achète des congas, voilà. Non mais quand tu arrives au point d’être blasé, faut arrêter je pense.

Vous avez déjà songé à arrêter ?

T: Ben moi justement j’en profite pour… (Rires)

Si je vous dit pop française, vous faites rimer la fin avec quoi ?

JS: Aline !

T: Il y a nos copains les Superets dont on a écouté leur nouvel EP.

JS: O Safari… En fait tout Rennes.

Décrivez votre public breton sans utiliser les mots galettes-saucisses-bières.

JS: On a adoré les Vieilles Charrues cette année !

Vous êtes les Juveniles, alors on ne peut pas s’empêcher de poser la question jeunette. Parmi les dessins animés, vous êtes plutôt la bande des Aristochats unie qui aime s’éclater partout et n’importe comment ou Peter Pan qui refuse de grandir ?

T: Clairement les chats. Toute la phase de jazz des Aristochats, c’est trop bien.

JS: Plutôt Les Aristochats ouais, Le Livre de la Jungle, et Robin des Bois, les classiques. Je crois que ce sont les 3 qui sont sorti en même temps et ce sont les meilleurs. C’est autre chose que Tara et le Chaudron Magique. Nous on est de la génération du Roi Lion !

T: Dernièrement j’ai vu Rebelle, le 3D là, l’histoire est vide, elle est nulle. Dans l’histoire il y a rien, rien !

JS: Attends, je me suis fait le film Raiponce, c’est naze aussi. Monstres & Co, là on parle.

T: Moi Moche et Méchant le deuxième, est bien là aussi.

2014 égal à ?

JS: A un deuxième album, je pense. On est déjà rentré en studio. On a commencé à travailler un peu.

Quelle chanson vous préférez interpréter en live ?

JS: Elle n’est pas sur l’album mais c’est celle avec Yuksek qui s’appelle Truth.

Allez, un petit mot pour la fin, une passion secrète à nous révéler ?

T: On va te trouver un truc ! (Rires)

JS: J’ai toujours aimé les consoles vidéo depuis tout petit.

T: On a vu aussi le match de foot avec la France contre l’Ukraine l’autre jour, on était bien à donf. On aime vraiment bien le foot, ouais.

JS: Et sinon on aime bien la faire la fête. En plus chez nous à Rennes ça regorge vraiment pas mal de soirées électro et on y va tout le temps.

T: En fait, quand on est pas chez nous on fait la fête et quand on est chez nous, on fait la fête.

Merci au groupe pour le moment, pour leur folie ambiante, et merci à l’homme-machine pour la setlist.

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