Les IndisciplinéEs #8: Episode 2

Il a suffit de quelques heures de sommeil entre vendredi et samedi et c’était reparti. Entre temps j’ai longuement réfléchi au report que j’aurais pu faire de vendredi, balançant entre un avis pessimiste et optimiste au regard de la soirée écoulée. En fait c’était une soirée bourrée, pas d’alcool, mais de surprises. Entre The Lanskies et Griefjoy qui ont réveillé la foule mettant une ambiance sereine pour Fauve, on aurait pu croire que la série de trucs inattendus s’arrêterait là. Mais non. Entre les bleus post-concert causés dans le pogo pendant Fauve, et entre les gens du collège et lycée perdus de vue qui y étaient, c’était un peu la moitié de ton compte Facebook qui se retrouvait là-bas. Puis il y a eu l’alerte enlèvement déclenché par le gilet perdu d’une pote, d’ailleurs si vous l’avez retrouvé je vous file son numéro, ça lui fera plaisir comme ça elle aura deux fois le même. Bref. On était là pour la deuxième soirée à Cosmao Dumanoir et je peux vous dire que c’était définitivement la meilleure des deux. La seule date pas sold-out du week-end. Explications.

Samedi 9 novembre – Lorient

Noir Statues / Wampire / Is Tropical / AlunaGeorge / Rone

Première partie. Réalisée par l’interprète de Noir Statues, cette première partie commençait dans la lignée de la fin de la soirée précédente avec Superpoze. De l’électro donc, beaucoup d’électro même puisque le concert s’est clôturé ce soir là encore avec de l’électro hybride par le compositeur chevronné surnommé Rone. Noir Statues est le grand gagnant du tremplin des Indisciplinées et c’est une sacrée bonne visibilité pour lui bien que l’autre moitié du public soit arrivée après sa performance. Des images très esthétiques tournaient derrière lui (voir la photo), le seul bémol est le niveau sonore: un peu trop fort au goût des personnes qui adorent fréquenter les premiers rangs de concerts.

Une fois le son arrangé, on a pu faire place au groupe suivant. Si à la dernière soirée on allait de casseroles en casseroles pour les extras du concert, cette fois ci le mot découverte était de sortie. Wampire en live c’est quoi ? C’est tout d’abord des musiciens qui ont un certain goût du ridicule mais qui savent en jouer de toute évidence. Tandis que le claviériste était vêtu d’un costume moulant mi-lézard/mi-grenouille, les deux chanteurs et guitaristes eux étaient vêtus d’une cape et de lunettes à la Willy Wonka sortant tout droit de chez Tim Burton. Le deuxième lui était plus soft, habillé comme un mousquetaire. Le visuel passé, on peut vous parler du plus important, le peps qu’ils font passer. Énergique à souhait. Les Wampire ou wanna-be a vampire en argot, se sont déchainé sur scène suscitant notre curiosité avec des titres de leur album Curiosity. De rien pour le jeu de mots. Leur psyché pop arrive à nos oreilles d’une manière nouvelle, redécouvrant un son épuré mais efficace. Le titre The Hearse est une merveille sur scène. Ils sont déjà bon mais on parie qu’ils vont encore plus s’améliorer ne serait-ce dans leur grande tournée mondiale et surtout australienne de 40 dates, débutée fin septembre. A propos de leur titre Trains, morceau empreint de l’univers des Strokes, ils disent même que c’est « sexy, énorme, et ça devrait être par tous les moyens la faute des futurs bébés ». Adorables, on vous a dit ça ?

Dans tsunami, tropiques, typhon, tempête, quel est l’intrus ? Tropiques, c’était dur, j’avoue. Bon alors là on était pas trop sous les tropiques mais dans une salle qui nous abritait de la pluie et du froid breton automnal mais c’est tout comme. Groupe très attendu, le public s’est ramené en masse à leur set, les jeunes de la soirée dernière ou des nouveaux on ne sait pas trop, se sont ramenés telles des mouches autour de la barrière devant la scène. Avant même que le concert commence on s’est fait bousculer comme des grosses crottes, les uns se cassant la tronche contre les autres et puis les autres rigolant. Je suis aussi vieille que ça à trouver ça gamin sérieusement ? Le petit coup de gueule passé, je peux vous parler du groupe que j’attendais depuis le moment que je les ai découverts avec le titre Lover’s Cave. Gros cris, formation du pogo, ça y est ils sont arrivés. C’est parti. Ils enchainent et ils enchainent, ils sont supers, quoi dire de plus ? Mon objectivité parle actuellement la première bien sûr. Lover’s Cave, Video, leur single The Greeks se sont enchainés. Lors de la chanson Dancing Anymore ils ont fait monter une fan sur scène qui s’est elle aussi bien débrouillée en gesticulant comme un agent de piste, vous savez ceux qui dirigent les avions ? Ben voilà. Un son clean, une présentation soignée, un slam (un porté de guitariste par le public) en fin de performance et on nous a laissé sur notre faim. En 1h30 ils assurent mais je suis prête à parier qu’un concert 100% Is Tropical c’est encore plus de plaisir. A noter que cette performance était enregistrée tout du long pour un documentaire qui sortira l’année prochaine sur leur tournée mondiale.

AlunaGeorge c’est le live de la soirée qui a su réveiller à la bonne heure, au bon moment, le public Lorientais qui on peut le dire, commençait à s’essouffler de fatigue. A croire que la vieillesse ça touche aussi les jeunes. Pour vous résumer en quelques lignes le show de ce groupe: Aluna c’est tout d’abord la chanteuse à la voix aiguë, peut être même trop à la façon Minnie mais ça fait son charme. Ou pas pour les personnes venues écouter que du pop/rock. Néanmoins, on peut pas le nier, Aluna ça bouge, ça chauffe la salle, c’est sensuel, mini-short échancré à l’appui, haut noir décolleté puis fin du show en soutif, ça c’est du show au R’n’b américain. Jambes huilées, voix taillée, sourires à tout va, bain de foule et poignées de main pour les premiers rangs, elle a su charmer son public chanson par chanson. George lui c’est le claviériste et compositeur, très discret posé à gauche de la chanteuse qui sait combler le vide. Derrière on retrouve le bassiste et batteur encore plus effacés car absents en dehors des tournées. You Know You Like It, Attracting Files, Cry… Ça y est, le set est terminé, on est dégoulinants et on peut enfin aller boire un verre. Il avait fait sensation à l’Olympia de Paris le 31 octobre dernier, on espérait revoir son talent ce soir là. Attelé à sa table de mixage, Rone a réussi à s’occuper de son public restant de 2h à 3h du matin. Faut dire qu’après les 3 ouragans passés dans la soirée on avait les jambes flasques, oui mais Rone était aussi attendu parce qu’on a beau tous avoir entendu parler de lui, on ne sait pas trop à quoi ni à qui il ressemble. Un petit set entrainant, pas trop extravaguant mais qui a su porter ses fruits auprès des fans d’électro et de platines.

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