AT.O.M : une belle découverte !

Chroniquer un tout nouveau groupe est comme une sorte de défi, on parle plutôt de ses ressentis que de sa connaissance empirique de l’univers musical de ce à quoi nous avions pu être habitué à écouter. On cherche des nouveaux repères, des points de comparaison, vierge de tout présupposé. On lance la musique et on ressent, écoute, savoure pour la première fois. La première écoute de chaque nouvel artiste est une sorte de dépucelage auditif, en fin de compte.

Le groupe en question se nomme AT.O.M. Un nom qui intrigue, interroge. Est-ce une manière dérivée d’écrire « at home » en anglais ? Ou ce nom parle-t-il des atomes qui composent chaque chose qui existe ? Difficile à dire et donc un premier mystère qu’on aurait envie de résoudre.

La formation bordelaise a sorti son EP trois titres Distance le 29 septembre.

Lors de l’écoute de l’opus, on entre dans le monde musical des AT.O.M. La couleur qu’ils dégagent est indéniablement rock avec des accents alternatifs amenés par des riffs de guitare sur chaque refrain. La rythmique de la batterie et de la basse s’enflamme et repart de plus belle dans un élan presque astronomique.

Les deux morceaux SFY et Victoria Station sont tous deux des pièces rock à l’efficacité plus que certaine ; Victoria Station présente une ligne mélodique de guitare et une batterie plus enjouée alors que le refrain de SFY vous reste dans la tête mais pas d’une façon désagréable. Vous vous surprendrez même à le chantonner après l’écoute de cette chanson.

C’est pourtant vers Easy Said que le coup de cœur se porte. Elle est la chanson qui ressort le plus de l’EP de par sa musicalité différente et une distinction plus forte entre couplets à la mélodie aérienne et refrain soutenu par une guitare et une batterie qui ne sont pas sans rappeler celle de groupes comme Some Velvet Morning. En effet, Easy Said fait ressentir quelque chose. Ça fait trembler une corde au fond de vous, lui donner un nom, l’associer à un sentiment ne tient qu’à vous et sera sûrement une perception toute subjective. Mais elle ne laissera aucunement indifférent.

L’aperçu de l’univers de AT.O.M. que l’on retrouve au travers de  l’EP est plus que prometteur. Il y a une sincérité et une maturité musicale certaine dans ces trois morceaux. La voix est aussi un élément important qui fait penser quelque part au vocal de groupes tels que Editors: groupe qui fait dans le même temps assurément partie de leurs influences. Cette voix caverneuse, qui rappelle également par certains côtés la voix de Matt Berninger du groupe The National, pourrait devenir l’un des signes distinctifs du groupe.

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