On a écouté le nouvel album de Washed Out

Ça va bientôt faire un mois que Paracosm, le tout nouvel album de Washed Out vient de pointer le bout de son nez. Et comme vous vous en doutez, si la chronique d’album arrive à atterrir sous vos yeux c’est qu’il ne m’a pas laissée insensible.

Le titre de l’album fait référence au domaine du rêve, celui que les gens inventent et dans lequel ils croient vivre, faisant ainsi abstraction de la réalité qui les environne. Le paracosme, dans le domaine de la psychologie est donc une allusion à l’univers enfantin, naïf, où on laisse place à l’imaginaire et le récréatif. Et ce n’est peut être pas une coïncidence si la couverture d’album, à l’image de son contenu, montre un caractère très marqué vers la fantaisie, l’exotisme floral et l’évasion vers la nature.

Même si tout cet album est un délice à engloutir, je me dois de vous avouer que j’ai un coup de cœur, et non des moindres, pour l’avant-dernière chanson de l’album. Falling Back, une longue intro travaillée à l’aide d’une boite à musique, celle que l’on fait tourner, tourner, et encore tourner comme l’image que l’on a des vieux manèges avec les chevaux en bois. C’est l’image qui vient en tête à l’écoute de ce morceau suave, et léger agrémenté par la voix d’Ernest Greene. Une voix qui résonne dans le vide et qui rappelle la douce euphorie de l’enfance, c’est d’ailleurs ce que tend à rappeler le titre de la mélodie. 5 minutes et 46 secondes de bonheur qui se traduisent en fin de chanson par le bruit et le roucoulement des oiseaux sous un fond de piano qui s’amplifie tel des battements de cœur. Mais c’est aussi une transition à la chanson suivante All Over Now. Ce qui signifie que tout est fini, mais certainement pas l’écho qu’aura cet album, qui a pour le moment reçu de très bonnes critiques de nos amis anglophones, notamment de Pitchfork et Rolling Stone.

A quelques exceptions. Curieuse comme je suis, j’ai fouillé le net à la recherche des différentes critiques émises par les médias les plus populaires, et celle des Inrocks m’a rendue perplexe, pour ne pas en dire trop. J’ai découvert un papier très brouillon à mon goût, dont l’auteur s’est contenté d’aligner de jolis mots pour tenter d’en faire des phrases sans vraiment de sens. Bien essayé, mais ce n’était pas assez abouti comme remarque: « Washed Out proposait […] son successeur s’embourbe un peu dans une idée musicale surexploitée, une production un poil clinquante et des chansons manquant finalement de nuances, de relief, de légèreté. » Des nuances, tout au contraire, on en trouve, en passant du genre de la dreampop, au shoegaze, déroutant par la chillwave et s’imprégnant tout au moins de nuances R&B on se demande où le relief et les nuances s’arrêtent !

A travers cet album écoulé à 13 000 exemplaires lors de la première semaine de sa parution, on y retrouve une ambiance semblable à celle du premier opus Within and Without sorti en 2011, avec une musique qui monte à chaque instant en puissance, d’une rare intensité. J’y ai noté l’utilisation d’instruments qui eux sont utilisés de manière intelligente et non pas simplement là en guise de décor, plus utiles qu’à la création d’une  simple mélodie pompeuse.

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