Josh Kumra, Stu Larsen et Angus Powell : des artistes à se mettre sous la dent

Premier article sur le webzine, je dois donc avouer être plutôt stressée à l’idée de vous soumettre mes goûts musicaux. Je vais vous présenter ici mes coups de coeur musicaux dans la catégorie « artistes inconnus ». J’aurais très bien pu vous parler des désormais célèbres Kodaline, que j’ai eu la chance de connaître il y a déjà un an, ou du jeune british qui monte j’ai nommé Tom Odell qui font partie de mes véritables artistes coups de cœur, mais ce n’est pas très intéressant. Vous allez donc découvrir ici trois « inconnus », peu médiatisés, qui je l’espère réussiront à vous convaincre et à vous plaire.

JOSH KUMRA: Connu au concert de OneRepublic à Paris où il faisait la première partie du groupe, ce jeune anglais timide de 22ans a tout pour plaire et réussir. Dès les premières notes de sa douce guitare, il nous embarque dans son univers acoustique avec son timbre à la James Morrison et ses chansons toutes en simplicité. Les accords sont simples, les paroles restent en tête, le rythme est plaisant. En 2011, la collaboration avec Wretch 32 et l’écriture de « Don’t Go » permettent à ce jeune chanteur de se faire connaître en Angleterre. Grâce à ce titre, il signe en 2012 chez Sony Music Entertainment et sort son premier album « Good Things Come To Those Who Don’t Wait » le 22 Avril 2013. On retrouve dans cet opus la désormais connue « Don’t Go » mais aussi la très jolie « Helicopters & Planes »,  et « Quickie ». Mes préférées restent tout de même « Brave Face » et la sublime « The Answer » qui nous emporte tout en nous permettant de mieux découvrir la très jolie voix de Josh. Il avoue lui même être influencé par le premier album de Tracy Chapman ce qu’on ressent pas mal dans les versions acoustiques. Les versions studios de ses chansons sont quant à elles plus sophistiquées par l’ajout d’électronique, de choeur, et de percussion, se rapprochant d’un style plus conventionnel ce qui est plutôt dommage. Sa voix apaisante et sa guitare suffisant amplement à créer un coup de coeur, le reste étant simplement du superflu n’apportant pas grand chose de plus à la mélodie. Malgré tout, il fait partie de mes coups de coeur de l’année. Je ne peux donc que vous conseiller d’aller découvrir les chansons (en acoustique évidemment) de ce jeune artiste dont le succès mériterait amplement de traverser la Manche et je vous offre pour le plaisir ma version préférée de « The Answer »:

STU LARSEN: Découvert grâce à la très jolie « Heart’s on Fire » chantée en duo avec Mike Rosenberg – alias le désormais célèbre Passenger – puis plus amplement lors de la première partie du concert de Passenger au Trabendo, cet énergumène au look de bûcheron et à la voix douce se décrit lui même comme un vagabond. Un vagabond rempli de talent. Un style musical proche de celui de Passenger tout en étant légèrement plus folk, une voix ressemblant à celle de Damien Rice sur quelques notes, cet artiste a tout pour plaire. Des mélodies enjouées comme « Paper Sail » ou « Music is my Mistress », des musiques émouvantes notamment « Cocoon », « Sad Eyes » ou sa reprise de « Fix You » de Coldplay, Stu a tout pour qu’on l’aime. Cet australien compte déjà deux EP à son actif « Ryeford » sorti en 2011 et « The Black Tree » sorti en 2009.  Son premier EP, « The Black Tree » est composé de 7 chansons, dont les très jolies « On my Heart« , et « The Black Tree« . On ressent dès le début une influence folk, et une musique très posée. Pas de superflu, pas de débordement, le rythme est calme, la guitare accompagne une voix qui pourrait presque se suffire à elle-même. Dans « Ryeford » on peut notamment retrouver la très jolie « This Train« , ou la touchante « The Mile » qui est d’ailleurs ma préférée de l’EP. Je dois avouer tout de même avoir une préférence pour son premier EP qui est plus diversifié niveau style passant sans difficulté d’une « I am For Real » proche d’une chanson de Jack Johnson à une ballade telle que « Swerve« . Si vous aimez les chanteurs au voix douce, la guitare et les mélodies délicates, foncez vous allez adorer. Espérons simplement que son amitié avec Mike Rosenberg lui permettra d’obtenir autant de succès que celui-ci. Il sera en concert à la Flèche d’Or, le 19 Septembre ou en première partie de Passenger le 18 Novembre au Bataclan.

ANGUS POWELL: Jeune anglais pas encore signé dans une maison de disque, ce qui est bien dommage,  et ne comptant qu’un EP « Monsters » à son actif , il est sûrement le moins connu de ma playlist, ce qui je l’espère changera bientôt. Sa voix « aiguë » et unique vous entraînera dans un univers assez mélancolique et sombre, le sien.  Auteur, compositeur, il a écrit tous ses textes qui sont assez personnels lors d’un voyage en solitaire au Pays de Galles. Des mélodies toutes en sobriété, où la technologie n’a pas sa place et où l’émotion est de mise, il suffit tout simplement de se laisser emporter par sa voix pour apprécier son style. On ressent assez bien les influences de James Vincent McMorrow et de Bon Iver sur ses mélodies pleines d’émotion et sur sa voix remplie de fragilité notamment lorsqu’on écoute assez attentivement « Monsters« . Dans cet EP, on peut aussi retrouver la très touchante « Upside Down » et la plus rythmée « Special » qui vous donnera à votre tour envie de siffler en rythme.  Il ne reste plus qu’à espérer que la toile lui permette de se faire un nom. Un album est en préparation.

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