ON A INTERVIEWÉ The Popopopops

Victor (clavier/chant) et Simon (basse/chant)

De passage au Pont du Rock pour cette vingt-troisième édition, les Popopopops se sont produit sur la scène Chapiteau du festival et ont fait l’unanimité. En effet, à ce même moment se produisaient les anglais de The Jim Jones Revue à l’autre bout du campus. Et on ne va pas vous cacher qu’il y avait foule à la porte du petit (peut être trop petit) chapiteau qui abritait les petits génies de la pop française, le samedi 27 juillet.

C’est tout naturellement que The Popopopops a accepté notre interview ce même jour quelques heures avant leur concert.

Nous vous en avions déjà parlé d’eux dans les coups de cœur du mois d’avril et c’est les mains tremblantes d’excitation et de stress que nous nous sommes rendues sur le lieu de rendez-vous fixé avec le groupe, un peu comme des grosses fans vous savez.

Nous nous sommes donc retrouvées en face à face avec Victor et Simon, les deux leaders du groupes, chanteurs/claviériste/guitariste (et sans doute qui sait, possèdent-ils encore plus de flèches à leur arc). Nous leur avons proposé de faire une interview qui sorte des sentiers battus, c’est pourquoi on a eu l’idée de filmer cette même interview dont vous verrez les extraits très bientôt. Nous avons pensé à rédiger nos questions sur des bouts de papiers qu’ils piocheraient, de cette façon les questions ne viennent pas dans un ordre précis, linéaire comme ce qu’on peut voir ordinairement. Vous voulez voir comment ça a commencé ?

Simon tire le premier papier. On commence l’interview donc comme ça: « Un petit mot pour la fin ? » lit-il. Hilarité générale. « Bon bah merci pour l’interview, c’était cool ! » déclarent-ils tous les deux.

Et quand on leur demande « Fans des Foals ? » Simon nous répond qu’ils sont une de leurs influences et que pour eux « c’est un rêve d’être assimilés à des anglais et d’avoir eu l’opportunité de pouvoir jouer un peu partout dans le monde ». Il faut rappeler que les Popopopops ont déjà travaillé avec des réalisateurs anglais comme Tom Peters (Klaxons, Cradle of Filth) et qu’ils s’y connaissent niveau public anglais.

Ensuite vient la question « Connaissez vous votre public ? » Victor réplique: « Avec le temps, on a réalisé qu’il y a très peu de choses qu’on contrôlait dans la musique et que plus on voulait contrôler tous les aspects, plus on allait devenir fou et donc pour le moment on se préoccupera de savoir le public qu’on touche plus tard. En ce qui nous concerne, nous on lâche notre musique et le public qui aura envie de l’apprécier, l’appréciera ». Simon enchaine: « Déjà on peut voir en concert et sur les photos que le public ne se cantonne pas à une catégorie, à un statut social ou à une catégorie d’âge et du coup c’est assez cool des fois on a des échos de personnes qui ont plus de 50 ans qui écoutent du rock et qui vont aimer notre son ou alors des gamins de 14 ans qui vont aimer ce qu’on fait parce que ça les fera danser… Donc je trouve que c’est assez large comme public. Et moi je suis étonné de voir à chaque concerts où t’as vraiment un public différent. C’est pour ça que nous on aime bien ne pas avoir d »étiquette’, ni de ‘genre’ pour pouvoir toucher le maximum de personnes. »

On a voulu les taquiner un peu, en leur posant la question suivante tout en connaissant la réponse: « Pourquoi les Popopopops ? A. Pour un nom compliqué qu’on retient tout de suite ou B. Pour faire joli » Victor: « Ni l’un ni l’autre. En fait c’est une référence au groupe NTM et leur chanson ‘Seine St-Denis Style’ qui aujourd’hui n’est plus trop écouté… Donc voilà, c’est tout simple. A l’époque on avait envie d’être là où on ne nous attendait pas et c’est vachement intéressant de prendre une référence de rap pour monter un groupe de rock et c’est toujours ce qu’on a cultivé. » Simon: « Moi je suis un peu d’accord pour dire que le nom fait ‘joli’ dans le sens où il y a aussi un côté rythmique et musical dans le nom. C’est de la pop music, c’est The Popopopops (à prononcer rapidement) et il y a un jeu, même graphiquement. En plus je n’étais même pas là encore quand ils ont choisi le nom du groupe et c’est une partie donc je suis fier du groupe, le nom et ce qu’il dégage. »

Simon pioche le papier « Le souvenir le plus farfelu de votre tournée ? » « On a fait plein de concerts en fait, c’est difficile d’en choisir un… » « Le truc le plus farfelu c’etait à Amsterdam quand même ! » « On jouait au Paradiso à Amsterdam et on s’amusait avec Guillaume (le batteur) à grimper sur la scène, on était des piles électriques -on venait de faire beaucoup de camion- et il a trébuché. Il s’est fait mal, il s’est ouvert le tibia et il est allé à l’hosto. Le médecin qu’il a eu c’était le médecin attitré du Paradiso et il lui a dit ‘t’en fais pas mon garçon, Pete Townshend* il a des champignons sur le zgeg' » Ils ont ri, nous aussi mais on était quand même curieuses de savoir s’il avait pu faire le concert: « heureusement oui mais il était tombé dans les pommes donc c’était quand même un sacré truc… J’ai aussi un super souvenir de notre passage au festival Eurosonic à Gruningen en 2010 où on avait fait les fous, c’était vraiment n’importe quoi. On faisait juste les débiles et on avait adoré le show. C’était une ambiance vachement euphorisante, on a adoré. »

Victor: « On ne se considère pas comme un groupe indépendant. Le mot indie date de l’époque des années 00’s et est dépassé mais persiste dans la bouche de tout le monde »

Au tour de Victor de piocher: « Pourquoi est-ce important de rester pour vous dans le genre de l’indie ? » « On ne se considère pas comme un groupe indépendant, en tout cas pour nous c’est un mot qui a peu de sens… il y en a des milliers » Simon répond: « Il n’a du sens que financièrement quand le groupe se produit lui même » « Breton c’est un groupe indépendant pourtant si demain il vend 50 000 albums on pourra dire que c’est de la variété. Même Zaz, cette artiste qui au départ jouait dans le métro et qui faisait la manche… Alors qui est plus indé que ça, je me pose la question. Je crois surtout que c’est un mot qui est dans la bouche de beaucoup de gens et qui a peu de sens alors qu’a l’origine indie veut dire indépendant donc un groupe qui n’a pas de label, ni de maison de disques et qui distribue et qui promeut son titre lui même… Mais ça c’était il y a des années et des années et c’est un mot qu’on emploie aujourd’hui à toutes les sauces » « Indé ou populaire peu importe pour nous, on n’est pas indé dans la mesure où on a un label indépendant. On a de la chance d’avoir des gens qui croient en nous et qui nous permettent d’enregistrer et de continuer à faire de la musique » « La seule chose qu’on souhaite garder à tout prix c’est de faire une musique qui soit sans concession, honnête et qu’on ai la sensation au moins, c’est déjà tellement dur, que ce soit une musique qui nous appartient. Tant que les paroles qu’on fait, la musique qu’on fait est un truc qui est à nous on sait que ça n’a pas de prix. »

Les 15 minutes d’interview passent vite. Nous avons le droit à deux dernières questions avant de les quitter: « Quand est-ce que vous avez commencé à faire de la musique ? » Simon: « J’ai commencé au conservatoire en primaire dès que mes dents étaient prêtes j’ai commencé à faire de la musique pour Victor c’est pareil et les autres membres du groupe », « Moi j’ai fait de la chorale quand j’étais plus jeune, beaucoup de piano aussi et j’ai vraiment découvert l’univers de la musique avec un prof de blues et de jazz qui me laissait beaucoup de liberté. »

Simon: « Ça ne nous dérange pas qu’on nous appelle le boys-band, c’est même flatteur maintenant il manque plus qu’une fille dans le groupe ! »

Ils piochent en toute fin d’interview « Qui écrit quoi dans le groupe ? » « C’est Victor et moi qui écrivons ensemble, ensuite on amène tout ça au reste du groupe, on travaille les arrangements, on fait des petites modifications quand il y a besoin. Comme ça tout le monde apporte sa patte à la production. »

« Alors, un petit mot pour le début ? » on leur lance. « Merci pour tout ! »

Ces Rennais d’origine ont grandi vite. Très vite même. Révélés aux Trans en 2009, gagnants du concours des Inrocks CQFD, lauréats du Printemps de Bourges, ils ont notamment fait la première partie de Pony Pony Run Run et de Skip The Use, mais ils ont également rempli le Zénith… et tout ça en 6 ans. On est donc super contentes de pouvoir vous retranscrire cette petite entrevue qui pour nous est révélatrice de leur talent et on sait qu’il vont monter encore plus loin dans l’avenir.

*Pete Townshend est le guitariste des Who.

Quelques photos de leur show

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Swell, leur premier album est dans les bacs depuis le 25 mars dernier

Merci au groupe pour l’interview. Leur Facebook et Twitter.

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PROCHAINEMENT EN CONCERT:

14.08.13 – Les Mardivertissants – Montoncour (86)

22.08.13 – Fête de la Saint Louis – Sète (34)

24.08.13 – Festival Aubus’song – Aubusson (23)

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