Entretien avec Fredo des Ogres de Barback

Ogres de Barback Pont du Rock
Les Ogres donnent un concert puissant au Pont du Rock. Crédit : Lucile Moy.

Il s’agissait de notre dernière interview du week-end de cette 23è édition lors du festival Au Pont du Rock. Groupe de « chanson française » présenté comme l’une des têtes d’affiche du festival, les Ogres de Barback ou plutôt les Ogres pour faire court ont accepté de nous rencontrer, nous jeunes rédactrices de 18 ans tout fraichement révolus. On sait que c’est un gros groupe quand même, ils sont sur la scène avant même que nous ayons vu le jour. Ils ont une solide attache à la terre française, d’autant plus qu’à chaque fois leur public est au rendez-vous. Ils ont entre autre joué avec Tryo, et parmi leurs proches on peut compter Les Hurlements d’Léo, Debout Sur Le Zinc, La Rue Kétanou, Les Têtes Raides Partout où ils passent ils amènent un rayon d’ambiance festive, toujours le sourire au visage. Nous avons rencontré Fredo, le chanteur et l’Ogre guitariste principal du groupe.

Nous vous donnerons seulement quelques extraits de cette longue interview de plus de 23 minutes dont nous avons enregistré la partie audio si vous voulez tout écouter.

Pourquoi les Ogres de Barback ?

Comme on jouait dans la rue, on a transformé l’Orgue de Barbarie (instrument de musique) en « Ogres de Barback », on a trouvé que ça sonnait bien par rapport au nom.

Vos sources d’inspiration ?

A l’époque, nos parents écoutaient George Brassens, Pierre Perret et des chanteurs plutôt à texte, par la suite nous on a écouté plutôt du rock/punk et ensuite on a découvert la « musique du monde », « musique tzigane », « musique du voyage » donc on peut dire que nos influences c’est vraiment ces 3 choses réunies. On peut faire du rock mais il y a toujours du texte, on peut faire de la musique du monde mais c’est toujours un peu « chanson ».

Est-ce qu’il arrive qu’on assimile votre nom à d’autres artistes ?

On se considère groupe de scène donc pour moi on est de la même famille que Stupeflip passé hier soir. Que ce soit hip-hop ou chanson on est des groupes de scènes. On est pas connu par les disques mais par la scène. Après on peut dire qu’on « fait partie » des Têtes Raides.

On peut donc dire que vous préférez la scène au studio ?

Tout à fait, nous c’est la scène. Le disque peut s’arrêter demain on s’en fout, la scène non, parce que le public sera toujours là.

Est-ce que ça vous agace les assimilations portées avec les autres artistes ?

Non, on trouve ça plutôt agréable. Après, ça fait 18 ans qu’on est sur la route, on a eu l’appellation « nouvelle scène française », « chanson néo réaliste » et plein d’autres… Nous on nous appelle les chansons françaises, on nous assimile aux Têtes Raides, ça nous fait plaisir c’est des grands frères pour nous, ils nous ont influencé, donc non il n’y a pas de problème avec ça.

Le 18 avril 2013, dans le cadre du débat législatif à l’Assemblée nationale au sujet de l’ouverture du mariage à tous les couples, un député appuie son discours sur leur chanson Jérôme

Avez-vous déjà pensé à lier votre musique aux arts du théâtre ou du cirque ?

Au cirque on l’a fait. On a des chapiteaux et on a tourné dessous assez souvent, actuellement encore on tourne dessous de temps en temps et on a eu un acrobate sur notre dernier spectacle, donc oui on y a songé à mélanger cirque et musique ! Mais pas théâtre et musique encore. Ça on le fera peut être.

« On liera peut-être un jour notre musique au théâtre »

Vous allez sortir un nouvel album l’année prochaine, est-ce que vous ferez quelque chose de différent de ce que vous avez fait ou vous comptez rester dans la même lignée ?

C’est difficile à dire parce que nous on trouve que chaque album a toujours été un poil différent même si ça reste chanson et là on a mis peut être encore plus de nouveauté… Parce que notre dernier album, il est très très chanson française donc le prochain au niveau des textes il va ressembler mais au niveau de la musique il y aura certain un peu de nouveauté quand même !

Sur le plan des influences ?

Peut être le côté percussion qu’on n’avait pas sur les autres albums, là il y en aura un peu plus… mais ça restera les Ogres. Au niveau de la sortie, c’est prévu au mois de mars 2014. Les maquettes ont été faites l’été dernier et là on commence à enregistrer.

« Notre nouvel album sera un peu plus différent des autres… mais ça restera les Ogres »

L’idée d’enregistrer des disques pour enfants, ça vous est venu d’où ?

D’avoir des enfants. En fait j’ai eu ma fille il y a 12 ans et dès qu’elle est arrivée j’ai eu envie de composer des chansons, de même pour mes frères et sœurs et donc tout le monde a continué là dedans.

Avez-vous un souvenir farfelu de tournée ?

On eu pas mal de choses, on pourrait écrire un livre avec… Pour l’anecdote : une fois en Bretagne, où on faisait un carnaval, et on jouait dans un bar. Il y avait tellement de monde que les gens n’écoutaient pas beaucoup et à un moment donné pendant qu’on était en train de jouer il y avait une dame qui nous parlait alors qu’on faisait le concert et elle nous demandait si on jouait ensemble ou si on était un groupe qui se connaissait, ça nous a fait beaucoup rire.

Si vous souhaitez poursuivre l’interview, qui est divisée en 3 enregistrements, vous pouvez l’écouter sur Soundcloud dont voici les extraits :

Copyright – efflorescenceculturelle.com – Tous droits réservés (cc Pauline Guillas & Clémentine Charmont)

Un énorme merci aux Ogres et à la gentillesse de Fredo !

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PROCHAINEMENT EN CONCERT:

15.08.13 – Festival Les Bulles Sonores  – Limoux (11)

16.08.13 – Festival Les Vers Solidaires – Saint Gobain (02)

17.08.13 – Festival Foreztival – Trelins (42)

13.09.13 – Festival La Poule des Champs – Auberive (51)

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