Pont du Rock 2013 : Côté camping

Parce qu’une musique sans son ça n’est pas vraiment une chanson, un festival sans festivalier ça n’est pas non plus un festival. Parce qu’aussi un festival vit et bouge grâce aux festivaliers, metteurs d’ambiance permanente, que ce soit durant le concert où dans le camping. Pour vous, nous avons rencontré, discuté avec plusieurs festivaliers pour savoir ce qu’ils pensaient de cette 23è édition du Pont du Rock. Et on a du lourd. C’est parti !

On a commencé à faire notre tour des festivaliers samedi soir vers 18h pendant le concert de The Hyenes. Bon oui, on a loupé mais c’est pour une bonne cause: la plupart des festivaliers restent dans le camping jusqu’à plus de 20h, estimant que l’ambiance du festival est « meilleure sous les coups de 22h », annonçait un article de Ouest France à ce propos.

Bref, on s’est dirigé tout d’abord vers un amas de 4 tentes et on a interrogé 4 filles. L’extrait:

Salut ! Vous venez d’où ?

On est 4. Charlotte, Julie, Amélie et moi [Alexane]. Certaines viennent d’Elven, d’autres de Plescop.

Vous êtes venues entre potes ?

Oui, en fait à l’origine c’etait pour fêter l’anniversaire de l’une de nous. Elle a eu 18 ans.

Vous restez les 2 jours ? Pour voir qui ?

Oui, vendredi c’etait déjà super, y’a une ambiance de folie. Le but pour nous c’est de rencontrer des gens, faire la fête et surtout l’ambiance d’un festival comme il y a pas ailleurs ! On mélange plusieurs générations et ça donne ce qu’on a là. Y’a plein de points positifs: c’est un festival écolo, avec des poubelles un peu partout, des toilettes sèches…

Sinon on est venues voir Féfé, 1995, Kavinsky, Olivia Ruiz, Stupeflip… Enfin particulièrement pour les têtes d’affiche !

Quel est votre souvenir le plus loufoque jusqu’à présent ?

Je sais qu’hier en rentrant du festival Charlotte a été accusée par un mec du camping de lui avoir piqué sa frite géante de piscine aha !

On a poursuivi notre chemin vers un groupe de jeunes, un verre à la main, la clope à l’autre.

Salut, est-ce qu’on peut vous poser quelques questions ? C’est pour un blog.

Ouais, pourquoi pas !

Dites moi d’abord d’où vous venez, vos prénoms et âge.

On vient de Vannes/Questembert, on a 17/18 ans et dans le groupe il y a Clément, Coline, Doriane, Quentin et Aurélien.

Ok. Vous pensez quoi de votre première journée de festival ?

On reste les 2 jours, donc on peut pas te dire pour ce soir mais sinon on est venu pour Stupeflip, 1995, Kavinsky, Carbon Airways et Wax Tailor. C’est cool pour le moment, on s’amuse entre potes, y’a de la bonne musique, on fait la fête quoi. Par contre le temps c’est le seul truc qui nous a abandonné, et niveau toilettes il manque du PQ.

Niveau alcool vous avez fait le plein ?

Ouais on boit un peu, normalement quoi, mais d’autres devraient s’abstenir, ça les réussit pas trop.

Je discutais avec une copine qui me disait que « deux jours c’est jamais assez ». En complément dans la programmation, « j’aurais bien voulu voir BB Brunes« . Et niveau temps, le festival a eu son lot de pluie et d’orage, « c’est crade mais c’est normal pour un camping ». Son prochain festival ? La feria à Béziers avec Psy4 de la Rime.

Et puis on a enchainé les petites questions aux autres festivaliers. Sur Twitter après le festival, Blandine une festivalière de 20 ans venue avec une amie me disait que dans le top 3 de ses souvenirs les plus dingues du festoch: « A un moment y’a eu 2 personnes en train de coucher en plein milieu, devant le chapiteau, et y’a un mec qui me prend le bras et qui me dit: ‘Hey regarde ! Regarde ! Ils sont en train de baiser regarde regarde !' » se rappelle-t-elle en rigolant.

Vous avez pu vous rendre compte que l’ambiance est particulièrement jeune dans ce festival, une des raisons de son attractivité depuis 1989. On a ensuite continué notre sympathique marche à la recherche de scoops dans le camping:

Germain, Clémence et Rosza, tous les trois 16 ans venus d’Allaire et de Saint-Gravé à 15 minutes de Malestroit (ce qui ne les a pas empêché de rester camper puisque l’accès y était gratuit, et également parce que l’ambiance était au RDV) étaient venus « surtout pour Kavinsky, 1995 et Olivia Ruiz« . « A l’origine on est venu au festival entre potes mais on y a fait plein de rencontres, donc au final c’est comme si on était allé avec tout le camping ». Le meilleur souvenir de Clémence ? « J’en ai des tas, mais peut-être quand on criait au camping la nuit ‘il va faire tout noir !’ et que plein de gens répondaient ‘ta gueule !' »Quant à Germain, venu lui pour des groupes plus modestes comme Carbon Airways, The Popopopops, Féfé ou Lescop, il estime avoir pris une grosse claque pendant la performance d’Olivia Ruiz. « J’ai kiffé l’ambiance dans la foule, les délires ! Le nombre de bouffe que j’ai taxé et Olivia [Ruiz] ! Et ma cuite du vendredi ! » se confie t-il.

On a ensuite discuté avec une fille qui s’appelait Lisa, de Caro, qui nous disait avoir passé « un bon moment sur les épaules d’un inconnu devant Olivia Ruiz » et aussi avoir « adoré l’ambiance du camping ». Ses copines avouent, à peu près comme tout le monde- que c’était « énooooooooooorme » et particulièrement avoir continué la soirée lors de « l’after au camping ! »

Et nous on confirme que l’after a été bien réussie, on a presque pas réussi a dormir et on se marrait bien, surtout que la tente dont on disposait était assez datée (fragile) et qu’un mec torché est à moitié tombé dessus en gueulant « oula je crois que je commence à être bourré ! » Ah bon, sans blague ? En attendant, on a failli partir avec la tente.

Et enfin, oui car il y en a une pour ma main qui commence à souffrir du clavier d’ordinateur, nous avons terminé notre petite promenade au travers des tentes Quechua (eh oui matez la pub) en discutant avec Melissa et Valentine, elles aussi 16 ans, disant avoir « préféré Féfé niveau ambiance de concert ».

Ce qui est sympa c’est que les gens n’étaient pas trop étonnés que des jeunes personnes de la « presse » comme nous viennent les voir pour des questions, ils ont même trouvé ça « cool », on nous a dit.

Un merci particulier à Pauline Guillas qui a aidé à la réalisation de ces mini-interviews.

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