tryo festival insolent

Succès triomphal du festival Insolent à Lorient

Insolents, ils l’ont été toute la soirée. Non pas dans le sens le plus péjoratif, mais du fait et d’action que les personnes venues assister à ce rendez-vous musical ont participé de très près à l’ambiance de la soirée. Soirée qui a duré pas moins de 8 heures.

Enfin vendredi et samedi arrivés ! Le 26 et le 27 avril étaient des dates synonymes de fête, de musique et d’exaltation. Défi relevé par les organisateurs du festival Insolent, l’édition printanière. Le festival a fait une première escale par la ville de Vannes (une première !) vendredi 26 avril avec en tête d’affiche les français de C2C qui cartonnent actuellement en outre-Atlantique, la voix chaleureuse du chanteur du groupe britannique Archive et Breakbot auteur du titre publicitaire « Baby I’m Yours ». Après avoir conquit et séduit les Vannetais, le festival s’est achevé à Lanester, non loin de Lorient. Et quelle apothéose ! On fait le point sur cette dernière soirée qui marque définitivement le coup et qui vient confirmer le rôle des Insolents comme un des meilleurs festivals bretons du printemps.

Arrivées, deux amies et moi, à 18h30 à l’heure de l’ouverture des portes nous avons pris connaissance de la programmation et de l’attribution des salles. En effet, les 8 artistes prévus étaient dispersés dans deux salles différentes, impossible donc de pouvoir avoir une part de chaque gâteau. Heureuses et intenables à l’idée d’aller voir, attention les yeux:

Scène 1
19h – DJ 66
20h – Steel Pulse
21h45 – Skip The Use
23h30 – Tryo
01h30 – Raggasonic

Scène 2
19h15 – The Skints
21h – La Rue Ketanou
23h15 – Public Enemy
01h10 – Zenzile

The Skints festival Insolent
The Skints, ouvertement communicatifs. Photo : Ouest France

Nous avons opté de voir en premier lieu The Skints, vraiment bons en live, communicatifs avec leur public. Plusieurs voix rythment leur musique, plusieurs instruments divers et variés, je pense notamment à la chanteuse, qui a su jouer 3 instruments en 1h30 de concert. La surprise a été au rendez-vous, et personnellement j’ai pris une grosse baffe. Non pas par un spectateur éméché en transe, mais par leur présence scénique. Et on dirait que même toute la salle ait été charmée. Quand on lit les commentaires post-concert sur la toile, on voit que The Skints a réussi son pari, à faire bouger une foule. Et on les remercie, ils nous ont mis un pied dans l’ambiance du prochain concert auquel nous avons assisté: La Rue Ketanou. On enchaine bon point sur bon point. On regrette seulement qu’ils n’aient pas joué leur titre phare « Murderer » qui a été un morceau coup de cœur.

Après une pause toilettes dûment méritée, nous sommes allées voir quelques minutes du concert de Steel Pulse (autre groupe britannique), une toute autre ambiance, il faut le dire, plus reggae que pratiquement les autres groupes présents dans la programmation.

La Rue Ketanou festival Insolent
La Rue Ketanou ambiance le public et fait de nous des sardines desséchées. Photo : Ouest France

L’heure de La Rue Ketanou étant arrivée, nous nous sommes alors empressées de nous rendre dans la deuxième salle, la plus petite, qui entre nous, aurait pu être réservée pour d’autres artistes que La Rue Ketanou, en vue de leur succès coriace lors de la soirée. Ne connaissant pas énormément la musique de La Rue Ketanou avant de me rendre à leur concert, lesquels je les assimilait avec Tryo et à un brin de voix de Saez pour l’un des chanteurs. Ceci était en fait une grossière erreur, ces 3 musiciens expérimentés depuis leur premier album (déjà 13 ans !) sont vraiment uniques malgré le genre musical et l’étiquette qu’on veut leur coller sur le front. J’ai rarement vu ça en concert, excepté au festival des Indisciplinées (là aussi implanté à Lorient… une ville devenue un monopole musical breton) en novembre dernier, les artistes « de rue » ont amené et remplit leur petite salle (on vous avait dit qu’il leur aurait fallu au moins un hectare !) d’un coup de baguette magique.

Magique

Magique était le mot de l’ambiance ce soir là, un groupe qui célèbre la vie comme il se doit, modeste et qui ne se prend pas au sérieux, et c’est ça qu’on aime, la distanciation critique et le fameux carpe diem. Au cours de la soirée, en tournant régulièrement la tête, je remarquais que la salle s’emplissait d’instant en instant. Un peu dubitative au début, conquise à la fin du concert, par leur musique simple et généreuse je me suis prise au jeu, à l’ambiance et à la musique de leurs guitares et de leur accordéon. Aussi simple que ça. Aussi bien que ça.

Tellement nous étions nombreux, au moment de quitter les lieux, nous nous sommes tous retrouvés tel un troupeau de veau cherchant désespérément la sortie. L’ambiance était à la joie puisque tout le monde s’est mis à chanter « Les Sardines » (cf Patrick Sébastien). Nous sommes arrivées dans la salle déjà pas mal remplie de Skip The Use, où l’ambiance était plus rock et électrique. On m’avait dit que c’était un groupe à voir absolument en concert, totalement différent de ses versions studios. Nous avons pu goûter le final de leur performance et les images scéniques défilant sur le derrière de la scène. Une réinterprétation de Nirvana « Smells Like Teen Spirit » et c’était terminé. On les revoit très bientôt à l’occasion des Francofolies à la Rochelle.

La foule en délire pour Tryo
La foule était en délire pour Tryo, tête d’affiche de la soirée. Photo : DR.

L’attente pour Tryo a été longue. Le groupe, à l’affiche de la soirée existe depuis 1995… Finalement l’attente à été stoppée par l’extinction des lumières et par l’apparition du groupe sur scène. Il est classé dans le registre du reggae français et de musiques du monde. Il est clair que par les groupes précédents qui ont déchaîné leur public, la fatigue commençait à pointer le bout de son nez sur le visage des spectateurs. Les membres du groupe avec leur humour assez singulier ont tenté de réveiller leur public à coup de « DSK à Lorient », blagues politiques et salaces qui ont su faire rire ou non.

« On m’avait dit qu’ils étaient bons en live, et je confirme, il faut absolument voir ce monument de la musique »

La salle s’est réveillée quand les airs de leurs chansons mythiques « Toi et Moi » se sont enchaînés à « L’hymne de nos campagnes », « Désolé pour hier soir » pour continuer. Un hommage à été rendu à Brian Williamson, un activiste Jamaïcain qui luttait pour les droits des homosexuels, qui a été abattu en 2004, ce qui a donné le titre à l’une de leurs chansons. Après la nostalgie et l’acclamation de la vérité, une autre chanson a soulevé le public : « Ladilafé », le public chantait en chœur, un peu comme une chorale. 1h30 de concert où on en est tous ressorti avec une soif pas assouvie du tout, fatigués mais heureux d’avoir pu goûter à ce phénomène de la musique française. On m’avait dit qu’ils étaient bons en live, et je confirme, il faut absolument voir ce monument de la musique. En version studio c’est bien mais en live c’est… vivant, c’est logique de dire ça mais ça l’est vraiment. Tryo, le groupe qui défend des valeurs écologiques ne s’est pas fait jetable mais plutôt renouvelable ce 27 avril. C’était mon tour.

Tryo festival Insolent
Tryo, le triomphe. Crédit photo : Romain Le Formal.

Une fois Tryo passé à 1h, nous étions vidés de nos tripes, il restait néanmoins Zenzile à passer dans la petite salle et Raggasonic dans la grande. Nous avons par conséquent navigué toutes les 3 entre les 2 salles, entre l’ambiance reggae et presque hip hop de Raggasonic et entre l’atmosphère de Zenzile plus intimiste avec de la dub, mélangée à de la new-wave, à un grain de pop et à du post-punk. Dommage que ces groupes soient passés aussi tard dans la soirée car il a été difficile d’apprécier leur talent à leur juste valeur étant donné qu’ils clôturaient le festival. Il faut dire qu’après que Tryo ait joué et parallèlement Public Enemy dans l’autre salle, les salles se sont relativement vidées.

Nous étions 8 000 présents ce jour. 8 000 fêtards à s’éclater et à profiter d’une musique qui nous a tous réunit le temps d’une longue soirée. Définitivement, ce fut une très belle édition que nous attendons de pied ferme l’année prochaine avec un panel d’artistes à couper (encore plus) le souffle.

0 réflexion sur « Succès triomphal du festival Insolent à Lorient »

  1. Lulu d’amur tu es géniale. C’est exactement cela. Tu as tout dit. Tout. Et la rue kétanou. Tu vois bien qu’ils sont bons. Il faut toujours m’écouter quand j’ai un coup de cœur. Je suis vraiment contente que tu aimes. Et Gaëlle aussi. J’ai tellement hâte à la Rochelle cet été. Et si on pouvait aller à la route du rock et au pont du rock ce serait bien aussi. Pour le festival du bout du monde, j’aime la prog, mais c’est dommage que la rue kétanou ne soit pas le premier jour. Il y a Ska-P le 2 aout ! Ska-P quoi ! Love love love. Que d’amur.

    1. Bonjour ma poule, merci c’est cool. Pour la Rochelle, ça me stresse, faut qu’on en parle. Pour le pont du rock ça semble ok. Mais pour le festival du bout du monde, pourquoi on irait pas seulement le jour de Ska-P, enfin si c’est en semaine, je sais pas si je pourrai… Autrement t’es une nouille tu sais, La Rue Ketanou passe à 2 km de chez toi vendredi prochain et toi tu trouves le moyen de les louper. Ok y’a le bac mais le concert ne dure que 3h avec les autres artistes, c’est pas une grosse perte de temps comparé à la route que tu ferai pour atteindre la presqu’ile de Crozon dans le Finistère.

  2. Ouais mais attend l’amusement c’est une chose, mais le bac est plus important ! Je mets toutes les chances de mon côté pour avoir la mention bien. J’ai été sur le site de l’étudiant et j’ai calculé pour voir si j’aurais la mention que je veux et je suis à 13.9/20 putain, à 0.10 j’ai bien ! Fait chier sa mère la pute quoi. Sinon je veux bien aller voir Ska-P sachant qu’il y a aussi le boulevards des airs que j’aime beaucoup qui passe le même jour. Pourquoi t’es stressée pour la Rochelle ?

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