Piranha

Piranha, la pop sauvage bretonne

  Saviez-vous que les poissons savaient faire de la musique ? Les Piranha, qu’ils soient dans l’eau ou sur scène se retrouvent dans leur élément dans n’importe quelle circonstance.
Piranha
Tom (guitare et chant) et Johan (bassiste), principaux fondateurs du groupe Piranha.

Leur musique est placée dans les catégories électro-pop/post-rock/math-rock/funk mais ce serait trop réduire ce qu’ils représentent. Piranha vient chercher son inspiration notamment dans la pop des Talk Talk, en passant par la synthpop des eighties et à un rock satiné, doux et à la fois féroce quand les guitares se dérobent au rythme de la voix de Tom, le chanteur (et à la guitare). Le groupe a connu beaucoup de changements puisqu’il a été créé comme duo en 2011 pour devenir le quatuor que nous connaissons aujourd’hui avec (le bassiste) Maël, (le batteur) Joris et (le claviériste) Paul.

Des piranhas aux Trans

Ces poissons ne mordent absolument pas et montrent encore une fois qu’ils sont un groupe d’actualité depuis leur venue au festival des Nuits Soniques ainsi qu’aux Bars en Trans. De plus, ils prouvent qu’ils aiment leur public, et nous promettent une surprise très prochainement. Piranha est sur une bonne lancée, les dates commencent à s’enchainer, les compositions du groupe s’en font ressentir et cette expérience leur permettra qui sait, d’entamer peut être des concerts à l’étranger dans un futur proche. A bon entendeur…

Votre groupe est très récent, il a seulement un peu plus de deux ans. Comment vous est venue l’idée de monter un groupe ?

Tom: A la base l’idée était de faire de la pop à base de synthés et de jouer sur scène les morceaux que l’on avait composé en duo sur ordi. Depuis les choses ont un petit peu évolué.

Le nom du groupe Piranha, c’est une référence à un événement en particulier ?

On a longtemps galéré avec des noms pourris qui restaient qu’une semaine. Au bout de 4 mois Piranha s’est imposé un peu par hasard. Avec le recul on est content du choix.

Vous êtes des poissons qui mordent et qui foncent ou plutôt des poissons gentils qui préfèrent prendre leur temps ?

On est des poissons gentils dans le sens où on ne ferait pas de mal à une mouche et on ne veut  pas griller les étapes. Mais si auparavant on avançait par à-coups, depuis le mois de janvier les choses s’enchaînent relativement vite, on est assez d’accord au sein du groupe désormais vers quoi on veut tendre, et on bosse on bosse…

Vos titres sont tous chantés en anglais, vous avez déjà songé à chanter en français ?

Oui souvent, mais on a du mal à associer le français avec notre musique, pourtant ça revient en force avec Lescop, Aline. Je pense être assez difficile avec les textes actuels en français en général, mis à part quelques exceptions comme Dominique A où c’est sublime… L’anglais permet de garder une certaine pudeur, et le fait que je maîtrise mal cette langue donne un côté évasif qui me plaît. A suivre…

Votre musique est fortement emprunte d’artistes tels que Talk Talk ou Talking Heads. Quelles sont vos autres influences ?

En fait ce sont des influences très diverses, qui ne sautent pas aux yeux quand on écoute l’EP c’est sûr. Joris et Maël sont assez friands de groupes plutôt post-rock comme Microfilm, Mogwai, voir de métal. Je les rejoint sur pas mal de goûts, mais c’est plus récent, j’ai d’abord été biberonné à la pop de Air, Phoenix, Metronomy. En ce moment c’est plutôt des trucs moins accessibles, assez planants genre Mazzy Star, Slowdive mais je ne crache pas sur le dernier album de Toro Y Moi, par exemple. Paul lui très branché Radiohead, toutes périodes confondues, et je crois que ça met tout le monde d’accord.

Votre titre « MC », ça correspond au nom d’une fille ? Ce morceau contient des sonorités pop, on peut faire le rapprochement avec les Kooks ?

« MC » oui ça correspondait au nom d’une fille qui revenait souvent dans les discussions au balbutiement de la chanson. C’est devenu le nom de travail du morceau, et en fait on l’a gardé. La chanson parle de Rennes, MC peut aussi faire les initiales de My City… On peut faire le rapprochement avec les Kooks peut-être un peu, à l’époque on redécouvrait le premier album de Klaxon on voulait faire un truc dans l’esprit, donc oui les Kooks c’est pas si loin. C’est aussi proche rythmiquement qu’un morceau à la Jamaica.

Piranha Nuits Soniques
Le groupe s’illustrant aux Nuits Soniques, le 23 février dernier.
Vous êtes chroniqueur musical et parlez du groupe Piranha. Que dites vous ?

Des anciens jazz-rockeux et métalleux se mettent à faire de la pop ensemble, incroyable ! Non ?

Un nouvel album de prévu pour cette année 2013 ?

Tom: On a réenregistré en février et on va continuer en mars. Pas d’échéances particulières pour un album mais on veut sortir un truc plus à l’image de ce que l’on fait maintenant. Une surprise est à venir sur les disques anonymes prochainement !

Souhaitez-vous à l’avenir rester dans le même genre musical ou innover ?

On gardera toujours le côté pop, mais pourquoi pas aller vers des structures plus complexes, avec des passages instrumentaux assez progressifs et une énergie rock.

Si vous aviez le choix, vous feriez la première partie de quel artiste ?

My Bloody Valentine ce serait fou, a priori il vaut mieux passer avant de toute façon, après tout le monde est sourd.

Qu’est ce que l’on peut vous souhaiter pour ce qui reste à venir ?

Une longue vie à l’actuelle formation, on prend vraiment du plaisir à être ensemble, au delà de la musique, on espère garder notre capital délire.

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