INTERVIEW – Birdy Hunt

Découverte. Birdy Hunt est un groupe composé de 6 membres, un sextet donc. A la basse, Tom, au clavier, Manu, à la batterie, Marius, au chant, Marc et à la guitare, Luc et Nico. Ce groupe s’est révélé en 2012 lors du festival du Printemps de Bourges aux côtés des groupes Hill Valley et The Aerial. Les Birdy Hunt qui figurent dans le dernier article COUPS DE CŒUR du mois de mars ont bien chaleureusement accepté de répondre à mes questions. Sans langue de bois, Tom et Marc font le point sur la carrière du groupe et nous promettent du nouveau pour cette année. Attention, OVNI !

© Crédit photo : Margaux Ract
© Crédit photo : Margaux Ract

Birdy Hunt est un projet né en 2007, pouvez vous nous faire un bilan de ce que vous pouvez en tirer, 6 ans après ?

 Tom: La musique, l’amour, la scène, les galères, les coups de pression, le stress, l’euphorie, le kiff, les bisous, les coups de gueules, les soirées de merde, les salles pleines, les critiques, re-les bisous, le camion, le studio, les instrus, la musique… C’est un peu bordélique, mais en gros c’est ça !

Marc: En 6 ans on a pu emmagasiner pas mal d’expérience. Le public est exigent et du coup, on apprend aussi l’exigence avec soi même. Mais je crois qu’on peut dire qu’on a suffisamment d’anecdotes de tour pour mériter le nom « d’anciens » !

 Votre nom de groupe, ça veut dire « la chasse de l’oiseau » en français, c’est bien ça ? Pourquoi ce choix ?

Tom: Ça veut pas vraiment dire ça. En fait, on a nous-mêmes du mal à donner une signification à ce nom… ce qui est d’ailleurs très emmerdant car c’est une question qui revient souvent dans les interviews. En fait on avait notre premier concert. Un mini-concert à Paris, où nous devions jouer que 3 titres mais avec tous nos potes dans l’assemblée. Fallait qu’on trouve un nom. Une pote du groupe, artiste, signait ses œuvres « Blondie Birdy Hunt ». Elle nous a proposé ce nom, on l’a modifié et finalement c’est devenu « Birdy Hunt ».

Marc: Faut dire que la traduction mot à mot c’est toujours un peu réducteur…

Sur votre site birdyhunt.com on peut lire que vous êtes les « aristochats mais en deux fois plus nombreux ». Vous conservez en vous une part d’enfance ?

Tom: Dans la musique tu es obligé de conserver une âme d’enfant. C’est un art qui se vit de manière très précoce, puisque tu y es exposé rapidement. Ça te touche, ça t’inspire, mais tu ne sais pas trop pourquoi, car c’est impalpable, intouchable. Du coup tu te prends à imaginer des choses, des images sur cette musique. Tu développes une sensibilité… et forcément, tu la gardes au cours de ta vie. Ça fait de toi ce que tu es, et ça se retrouve dans ta musique, même si celle-ci est violente… les convictions qui la portent, elles, remontent à loin, à toi gamin.

Marc: Cette comparaison avec les aristochats ne vient pas de nous mais d’un hater chronique du groupe qui nous fait bien marrer. En fait je pense qu’il aime pas notre coté boysband. Pour le coté enfant on va dire qu’on cultive le côté spontané de la musique, après dès que tu mets plus de deux mecs seuls dans une cave tu peux être certaine que l’âge mental tournera entre 7 et 14 ans !

Le visuel de votre dernier EP Birdy Hunt, Pt II., un membre du groupe nu en train de poser. C’est une façon de dire que vous aussi vous vous mettez à nu dans votre musique ?

Tom: Ahaha non non pas du tout. Même si oui, en tant que groupe indépendant, t’es un peu obligé de te foutre à poil… Cette photo c’est juste un souvenir de vacances. On était parti composer le deuxième EP en Bretagne au mois de décembre ou janvier. L’appel de l’eau, l’appel de la nudité, la connerie à faire devant ses potes même si tu vas le regretter… tout ça a fait que Manu s’est lancé…il faisait moins le malin en sortant ! Mais cette photo nous rappelle à tous ce moment plutôt cool qu’on a passé là-bas, du coup, on a voulu l’utiliser.

A qui vous compare t-on le plus souvent ?

Marc: A un boysband !

Tom: Ça dépend des influences et du niveau de connaissance de notre interlocuteur. On a droit à du Arctic Monkeys, du The Hickey Underworld, du The Kooks, du Two Door Cinema Club, etc. On se sent pas forcément hyper proches de ces groupes là. On en a écouté certains, délaissé d’autres… on fait notre truc. On ne se dit pas qu’on veut être le « nouveau xxx »…mais on laisse les gens retrouver ce qu’ils veulent dans notre musique. C’est normal après tout.

Quelles sont vos inspirations musicales à chacun ?

Tom: Difficile à dire, je peux parler pour les autres. On écoute vraiment tous des trucs différents… Disons que ça va de Booba à The Bronx en passant par A-ha.

Marc: Ouais voilà, perso j’écoute vachement Bernard Minet… c’est ma source d’inspiration en ce moment.

En quelques mots, que diriez vous à des personnes sceptiques afin de les convaincre d’écouter votre musique ?

Tom: Si t’écoutes pas notre musique on te crève les yeux et on te finit à l’acide. Non, plus sérieusement, si ils ne veulent pas l’écouter, qu’est ce que tu peux faire? rien… on préfère que les gens viennent à nous naturellement, sans forcing.

Marc: C’est justement pour convaincre les sceptiques qu’on met des mecs nus sur les pochettes. Peut-être qu’on le refera, ou peut-être pas d’ailleurs !

Si vous aviez l’occasion d’inviter un artiste à faire une chanson en featuring avec vous, qui serait-ce ?

Marc: Karen O, la chanteuse des Yeah Yeah Yeahs, ça serait classe.

Tom: Ou Ghostface Killah tiens….

Vous avez déjà fait quelques dates dans le Royaume-Uni, plutôt envie de foncer et de découvrir le reste du monde ou préférez vous y aller doucement mais sûrement ?

Marc: Le tour c’est la base pour un groupe de rock. Et en Angleterre il y a pas mal de niveau : beaucoup de groupes, beaucoup d’intensité en live, c’est une vraie culture là-bas… Jouer à l’étranger ça t’apprend l’humilité, t’as pas tes potes dans l’assemblée pour foutre le bordel. T’es personne là-bas alors si t’es du genre à prendre la grosse tête parce que tu as eu ta photo dans 2 ou 3 magazines « branchés » ça te remet en place direct. C’est des belles rencontres aussi… La musique ça prend du temps, les choses t’imprègnent lentement…on est très heureux de pouvoir faire évoluer notre projet doucement, mais on espère, sûrement.

Tom: C’est vrai qu’au départ t’as forcément envie de foncer…mais mieux vaut prendre son temps. C’est frustrant d’ailleurs. Mais quand tu es indépendant et que tu commences à sortir des EP, un album (en préparation pour 2013), tu es obligé de procéder étape par étape. On apprend à constituer notre propre réseau… ça demande du temps mais on fait de précieuses rencontres (dédicace à M.Stirn, boss de l’EMB Sannois pour l’exemple), des personnes qui nous soutiennent et nous ouvrent les portes de leurs réseaux. La famille s’agrandit et on peut aller plus loin…

On l’attend impatiemment ce nouvel album, quand est-il prévu ?

Tom: Avant la fin de l’année (ou comment te donner une réponse sans en donner une…. eheh)

Remerciements: Birdy Hunt

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *